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 Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan

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MessageSujet: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Sam 11 Avr - 18:04


I Remember...

feat Joy Nolan & Henry Beckett




Deux jours. Deux jours sans elle, loin d’elle.


Je m’étais retrouvé innocenté après quelques longues heures dans cette pièce. Ils ne pouvaient pas me garder plus longtemps faute de preuves. J’étais donc sorti du commissariat, le cœur un peu plus léger mais je ne voulais pas voir Joy, je ne voulais pas rentrer, je ne me sentais plus chez moi. C’était donc pourquoi j’avais tourné les talons au duplex pour me perdre dans la ville, à la recherche d’une maison que je ne connaissais que trop. La route avait été longue et terriblement douloureuse. Je m’étais empêché de penser à elle, je n’avais pas le droit, je ne la méritais pas. Papa avait raison, quand tout était perdu, il ne restait plus que la famille. 


Je m’étais retrouvé devant la maison de ma mère, le cœur en miettes, le corps lourd, l’esprit coupable. Elle m’avait accueilli à contre cœur mais je n’avais pas l’intention de rester, Joy finirait bien par me trouver. Je lui annonçais que je partais de la ville, que je retournais là où nous avions eu nos jours heureux. Elle m’avait donné des affaires avant de m’avoir foutu à la porte. A peine avais-je grimpé sur la vieille bécane de mon père, le sac sur le dos que j’avais éteint toutes mes émotions, ma carapace était de nouveau là, je ne pouvais plus rien ressentir. J 'oubliais tout, ces quatre mois passés avec elle, mes amis, ma véritable nature, ma vie que j’avais dans cette ville. Le moteur vrombissait sous moi alors que je roulais à toute allure sur les autoroutes.


J’avais enfin atteint San Francisco, voilà une première journée d’écoulée. Je n’avais pas regardé mon téléphone, ne voulant pas retourner dans ce passé dont je ne voulais plus. Je m’étais garé devant notre vieil appartement en plein centre-ville avant de partir me chercher une chambre d’hôtel. Je n’avais pas dormi mais j’avais fait semblant, les souvenirs étaient trop douloureux. Je la voyais partout, j’imaginais sa voix, son touché, son sourire. Mais j’avais fini par tout déformer. Sa voix devenait moquerie, son touché devenait souffrance et son sourire devenait sadisme. Je devais tout recommencer.


Je marchai le long des grandes bâtisses, grimpant quatre à quatre cette immense rue qui menait au cœur de la ville. Les voitures étaient nombreuses et je devais faire attention à ne pas me faire marcher dessus. Je passai une main dans mes cheveux sales et mal coiffés, plongeant mes mains dans ma veste en cuir alors que je me frayai un chemin pour tourner à droite. Je n’étais plus habitué à cette agitation métropolitaine. Ca m’agaçait presque mais au moins, j’étais une toute petite fourmi dans cette foule, personne ne viendrait m’embêter, personne ne me connaissait. Je m’arrêtai chez un fleuriste, m’emparant d’un bouquet avec les plus belles fleurs que l’on pouvait me vendre. Je payais avant de partir de nouveau à la recherche de ce cimetière qui m’avait tant manqué. Aujourd’hui, c’était l’anniversaire de mon père. Pas celui de sa mort non, celui de sa naissance. Je voulais le fêter. 


Je passai le portail en fer forgé et baissai la tête en passant devant les tombes, murmurant de vagues prières pour ces pauvres gens. Je levai un regard vers le milieu du cimetière, la tombe de Papa était juste là. Je me laissai tomber à genoux devant elle, me foutant bien du gravier qui pénétrait ma peau. Je fixais le nom incrusté dans le marbre blanc et posai mon front sur la surface froide de la pierre. Je déposai le bouquet à son pied et soupirai. Je tentai de rester calme mais je ne pus en supporter plus. J’éclatai en sanglots, laissant les larmes souiller mon t-shirt. Je lui racontais tous mes malheurs, n’oubliant aucun détails, je lui livrais ma peine, ma colère, mes peurs. Mon cœur n’était plus que des morceaux et mon esprit était déchiré. Je voulais sentir ses bras se refermer autour de moi, entendre sa voix grave qui me consolait quand j’étais gosse. Maman ne m’avait jamais aimé autant que lui. Il m’avait promis que je deviendrais aussi fort que lui. Je n’avais jamais eu l’occasion de le lui prouver. Je n’avais jamais parlé de ce malheur familial à qui que ce soit, pas même à Joy. Ma mère avait osé me tenir coupable de la mort de papa mais je ne lui aurais jamais fait de mal, il était mon héros, mon sauveur mais la vie me l’avait arraché. Je n’aurais jamais cru qu’il avait pu sombrer dans l’alcool et dans la drogue. Maman m’avait toujours caché ses choses-là. 


Je murmurai une prière pour mon père, qu’il puisse continuer à vivre heureux là où il était. J’aimerais tellement le rejoindre, vivre le même bonheur que lui. Ce monde me dégoûtait, je n’étais pas assez fort pour y vivre. Je voulais partir, vivre en paix avec moi-même et ce coyote qui m’habitait. 


« Papa ? Papa ? Can you hear me ? » murmurais-je


Cette chanson, c’était mon père qui me l’avait apprise, on l’avait chanté à la mort de ma grand-mère, on avait pleuré ensemble avant de chanter pour évacuer la douleur. Je me remis à genoux et fixai la pierre. Papa… Maman… Henry…. Qu’était devenue notre si belle famille ?

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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Sam 11 Avr - 18:48















 
Retrouvailles
~ Je ne suis pas toi. ~

 
 

 
J ’ouvris les yeux, fixant le plafond d’un blanc immaculé alors que mon réveil sonnait, dans un bruit assourdissant, à côté de moi. Je soupirai avant de me redresser doucement sur les coudes, la couette glissa sur mon torse nu, me rendant vulnérable face à la morsure du froid mais je n’en avais que faire, ce n’était pas une légère brise qui s’était introduite par la fenêtre qui allait me rendre malade. Je posai une main sur le gagdet et débranchai l’alarme, mes oreilles me dirent merci. Je passai une main fatiguée dans mes cheveux avant de quitter le lit, m’étirant rapidement, faisant craques mes articulations. J’avais encore dû chasser tard hier soir mais la récompense en valait largement la peine.
Je marchai vers la cuisine, jetant un regard désintéressé vers l’enveloppe jaunie posée sur le tabouret du salon, une liasse abondante de billets en dépassait. Je mis des toasts à faire griller avant de me diriger vers la barre de traction que j’avais installé il n’y avait pas si longtemps. Je m’en saisis et commençai à m’entraîner, je ne voulais pas perdre mes capacités de chasseur. J’en avais besoin pour payer le loyer de ce loft. Je n’étais pas loin de notre ancien appartement à moi et à ma famille.
Je lâchai la barre, ne voulant pas penser à ça. Je savais bien qu’aujourd’hui était l’anniversaire de mon père. J’allais bien sûr me rendre au cimetière même si je n’en avais pas le courage.
 
Je me dirigeai vers le lycée où j’étais professeur depuis maintenant un an. Je m’y sentais chez moi et avais réussi à amadouer la plus grande partie du corps enseignant. J’étais le plus aimé et le plus apprécié chez les jeunes, malheureusement pour moi, je devais me débrouiller pour fuir les jeunes filles qui voulaient m’offrir leur virginité à tout prix. Je tenais à garder une bonne réputation et je n’étais pas ce genre d’homme. Je m’installai dans la classe vide de tout bruit et ouvrit ma mallette. Je restai un moment figé sur place, observant la photo de famille que j’avais décidé d’accrocher. Mon cœur ne battait plus pour personne depuis que ma fiancée avait décidé de tester le plaisir de l’amour avec un autre. J’avais déjà perdu beaucoup en faisant confiance aux gens, je ne pouvais que me croire moi-même.
 
Voilà, j’y étais enfin devant ce fameux cimetière que je fuyais la plupart du temps. Je reserrai les pans de mon manteau, croisant les bras, sentant le fer froid de ma croix contre ma poitrine. Mon père avait fait de moi un fervent croyant et j’espérai qu’il ne me regardait pas de là-haut. Je priais tous les soirs pour mon salut mais jamais je ne serai pardonner de toutes les monstruosités que j’avais osé faire. Je n’étais plus le bon et grand garçon qu’il avait connu. Peut-être était-ce le fait qu’il s’était logé une balle dans le crâne qui m’avait fait changer à ce point.
 
Je marchais dans l’allée de graviers depuis un long moment quand une silhouette sur la tombe de mon père attira mon attention. Je pouvais entendre des sanglots familiers. J’eus le souffle coupé, me sentant revenir en arrière quand je n’étais qu’un adolescent. Je revoyais Toby recroquevillé sur son lit et moi le prenant doucement dans mes bras, lui disant que tout irait mieux. Je repris vivement mes esprits alors que le vent violent fouettait mon visage. Je ne l’avais pas revu depuis des années.
Je le rejoignis silencieusement et je remarquai des traces de larmes sur le marbre blanc. Il était toujours ce petit garçon, abattu sans son père. Je l’avais abandonné alors qu’il comptait sur moi pour le sortir de notre galère familiale. Il devait sûrement me haïr. J’étais devenu un monstre sans cœur. Je n’étais plus son Henry, j’étais son ombre.
 

 







Dernière édition par Henry Beckett le Dim 18 Oct - 18:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Sam 11 Avr - 22:37


I Hate You.

feat Henry Beckett ² Joy Nolan




J’étais toujours en train de me remémorer mon ancienne vie, pestant contre cette seconde qui était mienne quand je compris que je n’étais plus le seul dans le cimetière. Je ravalais mes sanglots et essuyais mon visage baigné de larmes avec ma manche, reprenant cet air sérieux alors que les pas se faisaient de plus en plus proches. Je voulais que l’on me laisse tranquille, j’avais besoin d’être seul et de me recueillir sur la tombe de papa. Je n’allais pas rester éternellement dans cette ville, je devais rentrer à Beacon Hills, pour obtenir mon diplôme mais pour annoncer à Joy que je n’étais plus capable de tenir le coup. Je posai une main sur le marbre, murmurant quelques dernières paroles. Il allait me manquer et ça pour toujours.

Mon regard fut attiré par une paire de chaussures juste à côté de moi. Je fronçai les sourcils, sortant de ma méditation pour me concentrer sur le monde qui m’entourait. J’usais de mes sens de loup pour tenter de savoir qui pouvait bien être cette personne. Je me figeai sur place en la reconnaissant, je n’osais pas y croire. Un sourire et une voix grave tout comme rassurante résonnait en échos dans mes oreilles. Etait-ce réellement possible ? Je me redressai doucement, serrant les poings alors qu’une dernière larme venait s’écrouler sur la pierre tombale. Je respirai un grand coup, fermant presque les yeux, m’attendant au pire. Je pris mon courage à deux mains avant de me retourner lentement, rencontrant un visage bien trop familier. Je manquai de m’écrouler en le reconnaissant.

C’était bel et bien lui, certes il avait bien changé depuis son départ de la maison familiale mais il était toujours le même. J’étais plus grand que lui mais il était bien plus musclé et bien plus soigné. Une barbe de trois jours lui mangeait les joues et il portait un costume trop pièces qui le rendait chic et propre sur lui. Son regard d’un noir intense ne me lâchait pas et j’avais du mal à retrouver l’étincelle de malice qui y brillait autrefois. Je ne l’avais pas revu depuis maintenant six ans. Six longues années sans nouvelles de sa part, j’avais de bonnes raisons d’être furieux contre lui et je l’étais. Ce sentiment d’abandon me donnait un goût amer dans le fon de la gorge, mais un profond soulagement envahissait peu à peu mon cœur. Il n’était pas mort, il semblait bien gagner sa vie.

Mais son odeur ne me donnait pas envie d’avoir confiance, il empestait. Je ne pouvais pas mettre le doigt sur cette odeur mais tous mes sens étaient en alerte alors qu’il ne bougeait pas d’un pouce. Je le dévisageai et il devait sûrement en faire autant. Je ne voulais pas me disputer avec lui devant la tombe de Papa. Je ne savais pas comment réagir face à sa présence. Je retins un grognement contrarié.

« Henry. » lâchai-je « Ca faisait longtemps. »

Il hocha la tête avant de croiser les bras, n’ajoutant rien. Soit, je n’étais visiblement pas le bienvenu ici.

« Je venais seulement lui souhaiter un Joyeux Anniversaire. Je ne suis pas venu pour toi. »

Je le contournai, bien décidé à ne pas lui parler. Ce passé-là était trop douloureux, la famille était trop compliquée, mon cœur ne le supportait plus. Je quittai le cimetière avant de marcher d’un pas rapide vers le parc le plus proche. Je regrettai presque la présence de Joy à mes côtés pour me réconforter. Merde je ne devais pas penser à elle !



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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Sam 11 Avr - 23:28















 
Tu as bien changé.
~ Comme j’ai changé. ~

 
 

 
Alors que j’étais prêt à faire le premier pas, une première chez moi, il se décida à se lever et à me faire face sans un mot. Je n’avais pas bougé d’un pouce, toujours droit et fier dans mon costume que j’avais acheté la veille, je n’avais aucune gêne  à me tenir ainsi devant lui. Je pouvais lire la fureur dans son regard de gosse. Il avait bien changé depuis notre dernière rencontre. Avant il m’arrivait à peine à la hanche et voilà qu’il était presque plus grand que moi, dégageant une aura menaçante et peu franchement accueillante, encore une côté hérité de ma chère mère. Il avait pourtant hérité des cheveux blonds et orageux de père ainsi que ses yeux confiants et pétillants. Une barbe lui mangeait les joues et ses habits étaient sales et enfilés à la hâte. Il n’était pas bien difficile de comprendre qu’il avait de sérieux problèmes. Nous étions deux parfaits opposés. Il était devenu comme père et moi comme mère. Je n’avais pas de cœur à part pour les plus généreux, je ne m’apitoyai sur le sort de personne, rejeté la faute sur toute autre personne que la mienne et j’avais hérité de sa haine envers la famille. Lui avait sans doute dut hériter du côté espiègle et bon joueur de père.

Je ne savais comment réagir face à mon petit frère qui ressemblait à une bête que l’on traquait depuis des jours. Devais-je le prendre dans mes bras ou seulement tourner les talons et faire comme-ci j’avais affaire à un parfait étranger ? Ce qui n’était pas tellement faux, six années faisaient de nous des inconnus l’un pour l’autre. Je n’avais plus que de vagues souvenirs de nos journées de bagarre ou d’amusement. Nous avions le même sang dans les veines mais plus le même amour. Je ne le protégeais plus depuis bien longtemps mais je ne pouvais empêcher ce sentiment de soulagement envahir mon cœur à le voir là devant moi, j’avais eu tellement peur que mère se défoule sur lui après la mort de père. Elle n’avait jamais été tendre avec lui, elle n’avait jamais rien vu de bon en lui, j’étais toujours son préféré dans toutes les circonstances.

« Henry. Ca faisait longtemps »

Il avait une voix d’homme désormais, rien à voir avec celle que j’avais retenu. Je ne voyais pas quoi répondre à ce commentaire de sa part. J’hochai la tête comme seule réponse et croisai les bras sur ma poitrine, un signe chez moi qui indiquait que je ne voulais pas que l’on franchisse mes barrières. Savait-il le mal que j’avais commis depuis mon départ ?

« Je venais seulement lui souhaiter un Joyeux Anniversaire. Je ne suis pas venu pour toi. »

Ses paroles eurent comme l’effet d’un coup de poing mais je ne dis rien, ne voulant pas lui montrer mes réels sentiments à son égard. Mon passé devait être oublié. Je ne devais pas m’attacher de nouveau à lui et ça malgré la haine qu’il dégageait et la souffrance qui peignait son visage. Il passa à côté de moi, ne m’adressant pas le moindre regard. Je soupirai, les souvenirs refaisant peu à peu surface. Je fixai longuement la tombe de père avant de tourner les talons et de partir à sa suite. Je n’eus pas de mal à la suivre, le rattrapant après quelques minutes. Je posai ma main sur son épaule avant de me reculer, sentant bien le coté explosif qu’il renfermait.

« Je pense que nous avons des choses à se dire après six ans d’absence. Je suis toujours ton frère, ne l’oublie pas p’tite tête. »
 

 








Dernière édition par Henry Beckett le Dim 18 Oct - 18:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 0:01


I Punch You In The Face.

feat Henry Beckett & Joy Nolan




 Je pensais enfin avoir la paix et fuir loin de cette ville qui me rappelait que trop de mauvais souvenirs quand une main s’abattit sur mon épaule me faisant faire un bond de trois mètres. Je me retournai rapidement et grognai en reconnaissant mon grand frère, il ne me lâcherait donc jamais ? Je ne voulais pas le voir, le passé était trop douloureux à supporter, je voulais que ça cesse, même la présence de ma mère pouvait m’être plus agréable. Tout chez lui me la rappelait et ce n’était pas vraiment une bonne chose. J’avais toujours cru que notre famille aurait pu se reconstruire après le suicide de papa mais non, nous avions déjà tous changé, en bien et en mal. Je lui lançais un regard agacé avant de dégager mon épaule dans un mouvement brusque, remettant le col de ma veste en place. D’habitude j’adorais qu’il me porte une attention comme celle-ci mais je n’étais plus un gosse et il n’était plus cet adolescent qui m’avait pris sous son aile pour me cacher aux yeux des atrocités de ce monde.
 
« Je pense que nous avons des choses à se dire après six ans d’absence. Je suis toujours ton frère, ne l’oublie pas p’tite tête. »
 
P’tite tête. Ce surnom que j’avais toujours eu depuis ma naissance, c’était un signe d’affection entre nous et le fait qu’il me le dise maintenant me faisait comme un effet de retour à la maison mais il suffisait que je regarde autour de nous pour comprendre que ce n’était qu’une illusion. Je n’allais pas l’appeler Tête de chou-fleur comme je le faisais auparavant parce que cette belle époque était terminée et derrière nous. Il voulait que nous parlions entre frères mais c’était de sa faute si nous ne nous étions pas vus depuis tout ce temps ! Je n’avais jamais tourné le dos à ma famille pour faire des études. Encore et toujours cette trahison qui revenait sans cesse me hanter. Je ne le regardais plus comme un héros depuis mais comme un lâche qui avait fui la queue entre les jambes.
 
« Bah vas-y parle ! Raconte-moi comment c’était cette belle vie loin des problèmes ! T’as ouvert le champagne quand Papa s’est tiré une balle ? » grognai-je « On a pas eu de nouvelles de toi depuis six ans ! Tu n’es pas même venu à l’enterrement de Papa ! »
 
Je m’étais rapproché dangereusement de lui et son manque de réaction fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Mon poing vint s’écraser dans sa figure et il s’appuya contre le mur alors que je l’empoignai contre le col.
 
« Alors vas-y parle ! Je suis tout ouïe ! »


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 0:30















 
Petit frère est devenu grand.
~ Grand frère est devenu petit.~

 
 

 
Ca allait mal finir, je pouvais le sentir aussi facilement que je pouvais flairer une proie. Toby montrait tous les signes d’une personne à cran qui n’allait pas tarder à dépasser les limites de patience et de tolérance. Et malheureusement pour moi, j’étais sa cible. Nous nous battions beaucoup quand nous étions petits mais ce n’était qu’un jeu, nous ne cherchions pas à nous faire mal sauf que pour cette fois-ci, il était prêt à sortir mes tripes de mon ventre et de les exposer au monde entier. Je glissai furtivement ma main dans la poche de mon pantalon de costume, mes doigts se refermant nerveusement sur le manche de mon couteau. Je me sentais déjà un peu plus en sécurité même si je n’oserais jamais user de cette arme contre lui. J’étais certes un meurtrier mais je tenais tout de même à lui, il était le seul être cher qui me restait, ma mène n’était déjà plus pour moi.

« Bah vas-y parle ! Raconte-moi comment c’était cette belle vie loin des problèmes ! T’as ouvert le champagne quand Papa s’est tiré une balle ? On a pas eu de nouvelles de toi depuis six ans ! Tu n’es pas même venu à l’enterrement de Papa ! »

Il m’en voulait énormément si j’en jugeais pas ses paroles remplies de venin qu’il crachait sur moi. Il me tenait pour responsable de son malheur et il avait tout à fait raison, j’avais déserté pour ne pas affronter cette guerre qui tournait en notre défaveur pour moi et mon petit frère. Nos parents avaient franchi le cap du non-retour et nous ne pouvions rien faire pour l’empêcher, c’était pour cela que j’avais déserté le navire, ne pouvant passer le reste de mes jeunes années à les entendre s’égosiller pour des broutilles. Mais jamais, je n’ai ressenti du bien-être à l’idée que père soit mort. J’avais tout simplement souffert en silence, cachant ma peine aux yeux de tous pour paraître fort et sans point faible. Toby s’était dangereusement rapproché de moi et la douleur me vrilla les tympans quand son poing heurta brutalement ma tempe. Je me laissai aller contre le mur pour prendre appui et ne pas tomber mais il fut plus rapide et m’empoigna par le col de ma chemise. Je ne l’aurais jamais cru capable d’avoir une telle force, j’en étais surpris. Même moi qui m’entraînais plus de deux heures par jour, je ne pouvais frapper aussi fort. Je fus stoppé dans mes réflexions par de nouvelles paroles venant de lui.

« Alors vas-y parle ! Je suis tout ouïe ! »

Je plongeai mon regard dans le sien, tentant de retrouver ce petit enfant que j’avais laissé derrière moi mais toute trace de cette personne-là avait disparu, Toby n’était plus ce gamin que j’avais aimé et chéri comme jamais. Je me dégageai subtilement de son étreinte, tirant sur mon col et faisant craquer mon cou. Je tirai sur les manches de ma chemise avant de lui faire de nouveau face. Il attendait de pied ferme des explications de ma part.

« Je suis professeur d’anglais depuis un an. J’ai fini mes études, il y a un an et j’ai eu mon diplôme haut la main. Je suis revenu ici pour travailler et pour me rapprocher de notre passé. » dis-je, ne voulant pas lui raconter ma triste existence.

Il ne devait pas savoir pour les chasseurs et mon cœur brisé par cette fille que j’avais eu la bêtise d’aimer. Une sonnerie parvint à mes oreilles et je le vis sortir un téléphone de sa poche. Son regard se voila et sa main se mit à trembler. Je déduisis que seule ma mère pouvait le mettre dans cet état-là.
Je m’approchai de lui et m’emparai de son portable, le collant à mon oreille. Mais j’eus à peine eu le temps d’entendre un bruit qu’on me poussa à terre.

 







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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 0:48


Joy & Henry who’s Next ?

feat Henry Beckett & Joy Nolan




Il se dégagea de mon étreinte avec une aisance qui me surprit. Il dégageait vraiment quelque chose d’étrange qui me faisait presque peur. Je ne savais plus quoi penser de lui mais je savais que je devais rester sur mes gardes. Il avait beau être de ma famille, l’idée qu’il n’ait pas donner de nouvelles de lui sur une si longue période me laissait suspecter le pire. Joy… Joy m’avait appris à me méfier de certaines personnes et je n’avais pas confiance en mon frère. Je reculai légèrement alors qu’il remettait ses vêtements en place, cela m’aurait bien fait rire mais j’étais tellement mal dans ma peau ces derniers temps que plus rien ne portait au rire pour moi. Je voyais le malheur partout et il était difficile de m’arracher ne serait-ce qu’un banal sourire.


J’attendais qu’il se décide à parler, j’en avais plus qu’assez de faire le premier pas, je voulais savoir ce qu’il avait fait de bien plus important que de veiller sur son petit frère qui avait cruellement besoin de lui. Je serrai les poings pour ne pas laisser éclater ma rage de nouveau, je devais rester calme, des gens nous entouraient et la moindre bavure pouvait m’être fatale.


« Je suis professeur d’anglais depuis un an. J’ai fini mes études, il y a un an et j’ai eu mon diplôme haut la main. Je suis revenu ici pour travailler et pour me rapprocher de notre passé. »

Je fronçai les sourcils. Il se foutait de moi ! Il n’avait absolument rien dit ! C’était ça son résumé de ces six dernières années ? J’allais l’encastrer contre un mur ! Je voulais des foutues réponses ! Je voulais savoir pourquoi mon frère m’avait trahi de la sorte. J’allais lui demander plus d’ample d’informations quand je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche, une sonnerie des plus ridicules me força à le consulter et mon cœur se serra alors que je reconnus le numéro de Joy. Ma main se mit à trembler et j’étais comme pétrifié. Nos visages s’affichaient à l’écran et je ne pouvais croire à tant de bonheur. J’avais l’impression que cela remontait à des semaines mais je ne l’avais quitté que depuis deux jours. Je ne savais plus quoi faire, mon cœur me hurlait de décrocher alors que ma raison me demandait de raccrocher. Mon pouce voyageait entre les deux touches, attendant mes ordres. J’allais enfin faire mon choix quand Henry s’empara habilement de mon téléphone, le collant sur son oreille, prêt à engager la conversation. Je vis tout de suite rouge et bondis derrière lui, le frappant violemment à l’épaule pour qu’il lâche mon portable que je ramassai rapidement.


« Allô ? »


Je ne voulais pas lui parler, j’avais trop peur d’entendre la déception de sa voix pour moi, tout était déjà fini. J’avais fui, elle devait sans doute me haïr. Certes je l’aimais toujours comme un fou mais l’amour ne résolvait pas tous les problèmes. Le mien était trop gros pour que je puisse à continuer à croire à un avenir pour nous.


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 10:46


Allô ? [PV Toby et Henry Beckett]



J’avais longuement attendu Toby, une fois arrivée au duplex après avoir donné une bonne droite à cet emmerdeur de Bob, qu’il l’avait bien cherché.  Il ne fallait jamais se mettre sur ma route quand j’ai perdu mon sang froid. J’avais donc attendu Toby, immobile, espérant qu’il allait bientôt s’en sortir. Pour essayer d’oublier ma peur et ma colère, je m’étais concentré sur un point invisible en face de moi, faisant le vide jusqu’au plus profond de moi-même.  

 

J’avais finis par perdre patience et j’avais appelle Kale, lui demandé de fouiner un peu pour voir comment l’enquête avec Toby Beckett comme suspect avancé, et qu’en échange, je lui devrais un service.  Comme je m’y étais attendu, il avait accepté, mais j’avais un peu peur de ce que j’allais devoir lui rendre comme service. Par contre, ce dont je m’y attendais pas, c’est qu’ils avaient déjà relâché Toby il y a environ trois quart d’heure, faute de preuve.  J’avais trouvé ça bizarre qu’il ne soit toujours pas rentré. J’avais donc essayé de l’appeler, à maintes reprises, il n’avait pas répondu.

 

Honteusement, j’avais essayé de tracer son portable depuis mon cher ordinateur de portable.             Je vis qu’il été dans une villa. J’avais grimacé, pensant qu’il me trompait, avant de balancer le premier truc qui me passait sous la main, ce qui fut malheureusement ma chère table basse. Elle se cassa en deux en heurtant le mur qui prit un bon coup.  Je me forçai à retrouver mon sang froid avant de chercher la propriétaire de cette fameuse où était mon petit ami. Je poussai un soupire quand je vis que la villa était à une Victoria Beckett, la mère de Toby sans doute. Je m’étais demandé pourquoi diable il été là, et j’avais essayé de encore le rappeler, mais je tombais encore sur sa messagerie.

 

Les jours suivant, j’avais encore et encore essayé de le contacter, le suivant grâce à son portable. J’étais resté au duplex vide et déprimant, car j’avais été suspendu à cause de la droite que j’avais donnée à ce chien de Bob.

 

Encore une fois, je n’avais pas fermé l’œil de la nuit et j’avais passé le plus clair de mon temps à fixer le plafond, cherchant le confort et la sécurité que j’avais eu l’habitude de ressentir en dormant avec Toby.  Quand j’avais finalement décidé de me lever, je m’étais fait un bon café, pour essayer de tenir sur mes jambes malgré ma fatigue. Comme à chaque fois, après avoir bus mon café, j’avais allumé mon ordinateur, ignorant l’heure. Une fois l’ordinateur allumé, j’avais tracé le portable et à mon plus grand étonnement, il se trouvait à San Francisco. Après avoir réussit à réduire le champ de possibilité d’où pouvait se trouver le portable, j’avais trouvé dans la zone un cimetière. J’avais finalement prit encore mon téléphone, priant pour que Toby décroche cette fois.
 
« Allô ? » entendis-je

 

Au son de la voix de Toby, je sentis mon sang se glacer. Il… Il m’avait répondu… Il avait enfin trouver le minimum de courage de me parler… J’allais pouvoir lui parler, lui demander pourquoi il n’était pas revenu au duplex, pour quoi il était à San Francisco. Mais est ce que je voulais vraiment savoir ? D’une certaine façon oui, mais d’une autre, non. J’avais peur de ses réponses, mais je devais savoir. Je secouai la tête pour me reprendre et parler

 
« To… Toby ?! Mon dieu, où est ce que tu es et que fais-tu ?! Pourquoi tu n’es pas revenu au duplex ?! J’ai été morte de peur, et le fait que tu ne répondais pas à mes coups de fils… J’ai crus qu’on t’avait fait du mal ou autre chose ! »


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 11:15


Love But Pain.

feat Henry Beckett & Joy Nolan




Je pouvais entendre sa respiration rapide à l’autre bout du téléphone et je fermai les yeux, le cœur lourd. Elle allait me hurler dessus mais je ne me sentais coupable de rien. J’avais ce que j’avais cru juste. Nous étions peut-être amoureux mais nous étions bien trop différents pour continuer à vivre dans cette illusion. Ce fossé qu’il y avait entre nous était rapidement devenue un ravin infranchissable. Nous vivions dans deux mondes totalement différents. Je passais une main dans mes cheveux avant de me laisser glisser le long d’un poteau, ignorant le regard d’Henry sur moi. Il devait sûrement se demander ce que je fabriquais mais je n’avais pas envie de lui en parler. Il ne pouvait comprendre mon cœur malade.
 
« To… Toby ?! Mon dieu, où est ce que tu es et que fais-tu ?! Pourquoi tu n’es pas revenu au duplex ?! J’ai été morte de peur, et le fait que tu ne répondais pas à mes coups de fils… J’ai crus qu’on t’avait fait du mal ou autre chose ! »
 
Je ne dis rien pendant un long moment, ne l’écoutant presque pas, le regard perdu dans le vide. Le téléphone toujours collé contre l’oreille, je me remémorais douloureusement tous nos bons moments passés ensemble. Ca avait été les meilleurs de ma vie, j’avais eu un chez moi, une femme qui m’aimait et un avenir tout tracé mais ma vie avait pris un tournant imprévu et toute la magie s’était brisée dans ma tête. J’avais fini par voir les choses sous un autre angle et je m’étais rapidement vu comme un gosse chiant et pourri gâté. Comme celui que j’avais été pour ma mère. Je cachai mon visage dans ma main alors que je pouvais déjà sentir les larmes couler sur mes joues, je les essuyai rapidement avant de lever un regard implorant vers le ciel. Par pitié qu’il me donne le courage.
 
« Joy… Joy arrête de crier. Je vais bien… je suis allé voir Papa et Henry est là avec moi » commençais-je la voix tremblante. « J’ai retrouvé mon frère Joy… Mais. »
 
Je pris une grande inspiration, les mains tremblantes, mon cœur pesant lourd dans ma poitrine. J’étais toujours fou d’elle à un tel point que j’en étais mort de trouille mais c’était trop tard. Je savais que l’amour ne nous suffisait plus. Elle devait sûrement le penser aussi. Je fermai les yeux, la douleur prenant peu à peu possession de mon corps.
 
« Je t’aime Joy, je t’aime comme un putain de malade. T’as été ma lumière, mon guide et je t’en remercie. Nos baisers, nos caresses, nos étreintes, notre amour, Toi. Tout ça me manque et va me manquer mais je peux plus Joy… Je ne peux plus être un poids pour toi, être un pauvre gosse qui n’est même pas capable de te combler, de te protéger. »
 
Je posai mon front contre mes genoux, voulant hurler ma peine alors que les larmes inondaient mes joues, j’étais parcouru de sanglots et mes ongles se plantaient profondément dans ma jambe.
 
« C’est fini Joy. Je te redonne ta liberté. » sanglotais-je « Il n’y aura plus de nous désormais. Adieu. Je t'aime.»
 
Je raccrochai avant de balancer mon téléphone à l’autre bout du trottoir, pleurant à chaude larmes alors que je me recroquevillais sur moi-même. Le monde s’écroulait devant moi alors que mon cœur explosait en mille morceaux que plus personne ne pourra recoller. L’amour de ma vie, Joy… Je devais l’oublier mais je n’y arriverai sans doute jamais, mon amour pour elle viendra me hanter chaque jour, faisant de moi un monstre.
 
« Pardonne-moi… » murmurais-je « Je n’ai pas été à la hauteur… »
 


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 12:22


Demain je serrais forte [PV Toby et Henry Beckett]

J’attendais sa réponse, mais tout ce que j’entendis pour un bon moment fut du silence. Un silence pesant. Un silence qui ne voulait rien dire de bon. J’avais peur… Pourquoi m’était-il autant de temps à me répondre ?  J’étais à deux doigts de me ronger les ongles, ce que je n’avais jamais fait, même durant mon année à l’orphelinat qui avait été tout sauf facile. J’attendais, immobile sur mon canapé. Plus j’attendais, plus j’avais peur, plus j’avais envie de raccrocher et courir me réfugier sous ma couette.  Quand j’allais craquer et raccrocher, Toby parla

 
« Joy… Joy arrête de crier. Je vais bien… je suis allé voir Papa et Henry est là avec moi. J’ai retrouvé mon frère Joy… Mais. »

Sa voix tremblé et le Mais… J’essayais de m’enlever de la tête ma peur qui me noué le ventre, me donnant envie de me mettre en boule. Toby avait retrouvé son frère ?! Celui qui avait disparu ? Mais c’est super ! Il devrait être content, non ? Alors pourquoi sa voix tremblait. Pourquoi sa putain de voix tremblait !? Je l’entendis prendre une grande inspiration et je me retiens de pousser un petit gémissement de peur, comme un chiot.

 
« Je t’aime Joy, je t’aime comme un putain de malade. T’as été ma lumière, mon guide et je t’en remercie. Nos baisers, nos caresses, nos étreintes, notre amour, Toi. Tout ça me manque et va me manquer mais je peux plus Joy… Je ne peux plus être un poids pour toi, être un pauvre gosse qui n’est même pas capable de te combler, de te protéger. »

Je voulus lui répondre, lui dire qu’il n’était pas un gosse, qui me comblait et me protéger bien plus qu’il le pensait, mais je ne pouvais pas.  Je n’arrivai plus à parler. Je voulais aussi lui dire, que j’avais BESOIN de lui. Que c’était lui qui me maintenait à la surface, que sans lui, j’allais couler dans l’eau profonde et obscure. Que grâce à lui, je n’étais plus la détestable personne que j’avais été. J’avais envie de m’ouvrir la gorge pour enlever ce qui m’empêchait de parler, mais en plus de ne plus pouvoir parler, je ne pouvais plus bouger.

 
« C’est fini Joy. Je te redonne ta liberté.  Il n’y aura plus de nous désormais. Adieu. Je t'aime.»

 Il raccrocha, sans me laisser le temps de répondre.  Je restais d’abord immobile, vide.  Tout d’un coup, je sentis de la rage m’envahir et me donna la force d’agir. Je jetai mon téléphone contre le mur de l’autre bout du salon.  Mon téléphone devait s’être cassé, mais je m’en fichais. J’avais largement de quoi de me repayer un téléphone. C’était horrible de voir tout s’effondrait autour de moi. D’abord mon travail, puis maintenant Toby. Tout ce qu’il me restait c’était de l’argent. Trop d’argent. Malheureusement pour moi, l’argent ne fait pas le bonheur. Si quelqu’un un doute sur cette phrase, qu’il pense que c’est faux, qu’il vienne me voir. Il verra à quel point il se trompe.

 

Je soupirai en remarquant les nombreuses larmes qui coulaient sur mes joues. J’eus un petit sourire forcé et moqueur. J’étais pathétique. Me mettre dans cet état juste pour un mec… Quelle adolescente je faisais. Je savais depuis longtemps que le prince charmant n’existait pas, comment avais je pue pensé que Toby était mon prince charmant ?! J’avais été naïve. Je finis par essuyer toute mes larmes et me mettre au travail.

 

Après deux longues heures de recherche effectuée avec mon ordinateur, je me levai et m’étira. J’étais morte de fatigue et demain, j’avais une grosse journée qui m’attendait. J’allais prendre une douche, ignorant le fait que je devrais manger. Je me mis en robe de nuit et alla me glisser sous les draps. Demain, je serrais forte. Demain, je verrai des faibles morts de peur. Demain, j’allais chasser, j’allais tuer.


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 12:33
















Je suis là.
~ Six années à rattraper~





Jote n’avais jamais vu mon frère pleurer ainsi, il fallait dire que je ne l’avais pas vu depuis longtemps mais cette vue ne me rappelait que de mauvais souvenirs. Je me rendis compte qu’il devait avoir de gros problèmes dans sa vie. Je ne le voulais pas mais ma curiosité prit le dessus et je me rapprochai pour écouter ses paroles. Les sanglots pouvaient s’entendre dans sa voix hésitante et je plongeai les mains dans les poches de mon manteau, resserrant ma prise sur le manche de bois de mon couteau, geste rassurant pour moi. Il parlait à une jeune femme et si j’en jugeai par ses paroles, elle devait être sa petite amie. Serait-ce pour cela qu’il était revenu dans sa ville natale ? Pour réfléchir ? Ses mots étaient douloureux à prononcer et je pouvais imaginer son cœur qui se brisait à chaque phrase prononcée. Les liens familiaux prenaient toujours le dessus sur la volonté et je n’en avais que faire de ma promesse de ne plus m’attacher aux membres de ma famille, Toby souffrait énormément et j’étais là, je devais l’aider, c’était mon devoir de grand frère.

Et puis je connaissais cette souffrance, cette peine, cette rage qu’il devait sûrement ressentir à cet instant-même. J’avais quitté ma fiancée quand celle-ci avait décrété que l’amour n’était plus suffisant pour notre relation et qu’elle était partie voir ailleurs. J’étais rentré dans une colère noire et avait manqué de rater tout ce que j’entreprenais pour assouvir ma vengeance mais je n’avais rien fait. J’avais tout simplement pris mon cœur tendre et encore innocent avant de le balancer au loin, le transformant en pierre, l’entourant d’une barrière infranchissable. Depuis, je voyageais de couche en couche, ne prenant que des plaisirs d’une nuit. Et je le vivais bien, ne pas s’attacher ou bien faire confiance seulement à ceux qui vous connaisse depuis des années déjà.

Je le vis lancer son téléphone à l’autre bout du trottoir avant de murmurer des paroles que je ne réussis pas entendre. Mais je vins derrière lui, posant une main réconfortante sur son épaule. Il se dégagea brusquement et me foudroya du regard, les larmes souillant son visage aux traits tirés par la fatigue et la souffrance. Je ne bougeai pas, l’affrontant du regard alors qu’il semblait sur le point de me sauter dessus et de me passer à tabac. Je le laisserai faire, puis je le sauverai de cette peine qui allait le submerger.

A ma plus grande surprise, il vint me rejoindre avant de poser sa tête sur mon épaule, je pouvais sentir ses larmes couleur sur ses joues alors qu’il cherchait le réconfort de grand frère. Les habitudes revenaient à grands pas et je le serrais contre moi, frappant son dos alors que mon regard fixait toujours un point invisible. C’était comme si je pouvais ressentir sa douleur.

« Allez p’tite tête, on ne va pas rester là. » dis-je « On rentre. »

Je glissai un bras sous ses bras, le maintenant debout alors qu’il semblait à deux doigts de tourner de l’œil. Toby n’avait jamais été gâté par la vie, pourquoi était-il donc tombé dans notre misérable famille ? Je soupirai, si je trouvais son ancienne dulcinée, je ferais en sorte d’arranger les choses. Il l’aimait comme un fou ça crevait les yeux. Je franchis la grande rue qui menait à mon loft et je pénétrais dans le bâtiment, l’aidant à gravir les escaliers.

« Ne t’inquiète pas p’tite tête. Je suis là et je ne compte pas te laisser souffrir. J’ai six ans d’absence à rattraper. »










Dernière édition par Henry Beckett le Dim 18 Oct - 18:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 14:28


Elle.

feat Henry Beckett & Toby Beckett




Une semaine que j’étais arrivé à San Francisco. Je n’avais pas quitté le loft de mon frère, ni même le lit qu’il m’avait prêté. Je ne mangeais presque plus et passais mon temps à dormir pour tenter de me remettre de cette énorme fatigue qui me collait à la peau. Je préférai me cacher sous les draps pour pleurer ma peine et hurler ma souffrance. Je n’avais jamais été aussi misérable depuis la mort de papa. Henry tentait tant bien que mal de me remettre sur pied mais c’était comme parler à une statue, vous n’obtiendrez aucune réponse de sa part. Mon cœur n’était plus que ruines et toute trace de bonheur avait quitté mon être. Je me torturai chaque jour en me rappelant son visage, son rire et ses je t’aime qu’elle me murmurait au creux de l’oreille. Je n’étais plus qu’un déchet sans elle.
 
La porte claqua dans l’entrée et j’ouvris un œil fatigué, me redressant péniblement sur mes coudes alors que des clés se posaient sur une table et que des pas se faisaient proches de moi. La tête de mon frère émergea et je grognai, cachant ma tête dans l’oreiller. Je criai de mécontentement quand il retira la couette, me traînant de force hors du lit. Il me fit prendre une douche et me donna des vêtements propres. J’obéis mais j’étais ailleurs, je ne l’écoutais pas, je ne faisais pas attention à ses regards inquiets. J’enfilai une chemise et un pantalon avant de le rejoindre dans la salle à manger. Je m’assis sans un mot et fixai l’omelette fumante qu’il m’avait servi. Je m’emparai de ma fourchette alors qu’il buvait son verre de jus d’orange en me fixant.
 
Avec tout cela, je n’avais même pas pu profiter de nos retrouvailles. Il m’avait tellement manqué ces six dernières années mais l’absence de Joy m’avait toute joie, il n’y avait plus que le désespoir pour me faire tenir debout. Combien de fois avais-je voulu courir dans cette ville et lui implorer de me pardonner. J’étais un vrai minable. Je mangeai sans apprécier la nourriture.
 
« Raconte-moi Toby. Qui était cette fille. » me dit-il « Je peux t’aider. »
 
Je plongeai mon nez dans l’assiette, je ne voulais pas en parler même s’il avait bien raison de me demander de le faire. Garder une douleur pareille pour soi-même c’était impossible à supporter. Le fardeau était trop lourd.
 
« C’était… Une flic que j’ai rencontré au poste. Elle s’appelle Joy et c’est la plus belle femme que je n’ai jamais vu. Je suis tombé amoureux quelques semaines après et on a fini par sortir ensemble mais il y avait toujours quelque chose qui me gênait. J’avais l’impression d’être un fardeau pour elle et ça a creusé un ravin entre nous. » dis-je, d’une faible voix « Mais il y a eu quelque chose qui a tout fait péter et j’ai fui. »
 
Je soupirai.
 
« Ton petit frère est un lâche. »


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 14:56















 
Reprends toi.
~ Elle attend son prince charmant.~

 
 

 
Je buvais mon café comme chaque matin avant d’aller en cours mais cette fois-ci, ce n’était pas une matinée comme les autres. Voilà une semaine que Toby avait pris refuge chez moi. J’appréciais sa présence, je me sentais moins seul et puis mon petit frère m’avait manqué même si je ne me l’étais jamais avoué. Mais il n’était plus le même, il trainait toujours au lit, il avait du mal à se remettre de sa rupture et je le comprenais. Hélas pour lui, je n’allais pas le laisser gâcher sa vie de cette manière. Il devait rentrer à Beacon Hills pour terminer ses études et retrouver mère qui devait se faire un sang d’encre. Elle m’avait appelé, il y a trois jours de cela pour prendre de ses nouvelles. J’avais compris que mère cachait décidément bien son jeu. Elle l’aimait en secret.
 
Ce matin, j’avais décidé de changer les choses. Je l’avais sorti de sous la couette et lui avais ordonné de se laver. Il était venu à table d’un pas lent et avait à peine touché à ses œufs. Il était vraiment mal au point. Je lui demandai de me raconter qui était cette fille qu’il avait quittée alors qu’il l’aimait comme un fou. Je ne le comprenais pas sur ce coup-là. Il avait la femme de ses rêves mais l’avait laissé filer. Il me raconta leur petite histoire et je fus surpris de l’entendre dire qu’il sortait avec une policière à seulement dix-neuf ans. Et que pouvait-il bien avoir fait pour se retrouver dans un commissariat ?
Il se traita de lâche ce qui me fit froncer les sourcils. Jamais je ne le verrais comme tel, s’il y avait bien un lâche ici, c’était moi et pas lui.
 
« Ne dit pas de bêtises. Tu n’es pas un lâche. C’était ta première relation sérieuse, ça a sans doute était trop vite. » lâchais-je, le regardant « Tu devrais lui parler, lui faire comprendre que tu n’étais pas dans ton état normal. Il serait dommage de gâcher un amour comme le vôtre. »
 
Mes souvenirs amoureux refirent surface et je fermai les yeux, je ne voulais pas qu’il finisse comme moi. J’étais un goujat, un coureur de jupons. Tout cela à cause de cette fille qui m’avait brisé le cœur. Je n’avais plus le courage de m’engager dans quelque chose de réel, j’avais seulement besoin de satisfaire mon désir charnel, rien de plus. Toutes ces filles que j’emmenais dans mon lit, jamais je n’avais désiré les revoir. Le mal fait, j’allais le plus souvent me changer les idées en aidant les pauvres ou en allant dans l’église la plus proche. Je ne voulais pas que Toby subisse ça.
 
« Tu dois y retourner, tu dois tenter ta chance. Ne fait pas la même erreur que moi. »
 

 








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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 22:21


Je ne suis pas un Prince Charmant.

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Je fus surpris qu’il me réprimande de la sorte. Jamais il ne m’avait contredit sur quoi que ce soit, quand j’étais petit et que je me traitais d’incapable, il me regardait sans rien dire, me laissant me défouler comme bon me semblait mais là, il prenait ma défense. Je jouais nerveusement avec mes couverts alors que je n’osais pas le regarder en face. Mon omelette ne me donnait pas envie et la peur me nouait le ventre. Ses paroles me faisaient tout remettre en question et je ne savais plus quoi penser, encore une fois. Avais-je une chance de tout recommencer avec Joy ? Etait-ce seulement une mauvaise passe ? Je voulais tellement revenir en arrière et lui dire de ne pas s’inquiéter, que je n’allais pas tarder à rentrer. Mais le mal était fait, je ne pouvais pas jouer avec le temps.
Mais il me donnait envie d’essayer, de tenter ma chance. Mais je ne voulais pas retourner là-bas, j’y serais seul, sans amis et sans famille. Ma plus grande phobie allait me hanter de nouveau et je finirai par crever dans un coin. Je posai mes coudes sur la table, la tête dans les mains, poussant un gros soupir. Je ne savais pas quoi faire, mes pensées s’emmêlaient dans ma tête, c’était pire qu’un labyrinthe. Je finis par faire le vide dans mon crâne, écartant mes doigts pour apercevoir le visage interrogateur de mon frère. Je pourrais très bien rester ici et débuter une nouvelle vie. Mais une partie de moi s’y refusait, comme si mon cœur était ancré à Beacon Hills.


« Je ne peux pas Henry. Je n’ai personne sur qui compter là-bas, je vais me retrouver tout seul. »

J’avais vendu mon appartement pour mettre de côté une certaine somme d’argent pour mes études. Je n’avais donc plus de toit et pas une seule personne pour m’héberger là-bas. Je poussai un long soupir avant de passer une main dans mes cheveux, perdu comme jamais. Je voulais la revoir, je voulais lui parler mais ce n’était tout simplement pas possible.


« Désolé Henry mais ton frère a perdu l’amour de sa vie. J’ai pas un sou pour m’acheter une baraque là-bas et j’ai déjà eu des emmerdes avec les flics. »


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MessageSujet: Re: Refuge ft. Henry Beckett & Joy Nolan   Dim 12 Avr - 23:17















 
Adieu San Francisco
~ Bonjour Beacon Hills ~

 
 

 
Encore une fois, il ne semblait absolument pas sûr de lui. Qu’avait bien pu lui faire mère pour le rendre aussi craintif et aussi effacé ? Il n’avait plus rien à voir avec ce petit aventurier bagarreur que j’avais formé. Je le regardai sans rien dire, cherchant un moyen de le sortir de cette galère. Les flics n’étaient pas un problème, tout le monde avait déjà eu des emmerdes avec eux, ce n’était pas ça qui allait le freiner dans sa reconquête. Mais en ce qui concernait le logement, c’était tout autre chose, il ne pouvait pas vivre dans la rue et mère refuserait de le loger.
 
Je soupirai à mon tour avant de poser un poing sous mon menton pour me servir d’appui, je faisais tourner ma cuillère dans mon bol de café alors que mon regard fixait un poing imaginaire. Je ne pouvais véritablement pas le laisser dans cette galère, il serait prêt à faire comme père si les choses empiraient et je ne voulais pas un deuxième suicide sur la conscience. Je devais trouver une solution.
Je me levai, me dirigeant vers la table basse du salon où était disposé tout un tas de copies. Je n’en avais corrigé aucune et je mettais déjà fait taper sur les doigts par le directeur à cause de nombreuses plaintes des parents sur le fait que j’étais trop proche des élèves. C’était terriblement vexant. J’observai ma mallette cachée sous le canapé, refermant des liasses et des liasses de billets. Toutes ces chasses m’avaient permis d’amasser un joli petit pactole. Je souris avant de plonger mes mains dans mes poches. Je grattai ma barbe avant de me tourner vers Toby. Et si…
 
Beacon Hills, on m’avait proposé un poste là-bas, il y a de cela un mois. J’étais bien sûr moins bien payé mais l’argent n’était pas un obstacle, j’avais largement ce qu’il fallait pour m’acheter une villa au bord de mer à Santa Barbara. Et puis selon les rumeurs de mes anciens partenaires de chasse, j’avais largement de quoi me trouver des contrats. Et puis, les appartements dans le centre-ville ne devaient pas manquer. Je me tournai vers mon frère. Nous serions tous réunis. Mère, lui et moi.
 
Je le rejoignis à table, bien décidé à mettre mon plan à exécution.
 
« Fais ton sac et tu vas m’aider à rassembler tous les meubles. Je suis bien décidé à pas te lâcher p’tite tête et bien décidé à te donner ta princesse. Alors je vais revenir avec toi et on régnera sur la ville comme des Rois. Allez fait pas cette tête, San Francisco on doit oublier, c’est du passé. »
 

Je bus le reste de mon jus d’orange.
 
« D’ici demain, les Beckett débarqueront en ville. »
 


 






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FIN DU RP.
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