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 Under the sunlight [Ouvert à qui veut]

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MessageSujet: Under the sunlight [Ouvert à qui veut]   Mer 27 Mai - 15:49



Under the Sunlight


Les histoires commencent souvent à l'aube du jour, lorsque les perles de rosées se répandent sur la terre et que le chant des oiseaux s'élèvent pour célébrer le renouvellement. Parfois, elles débutent alors que le jour se meurt, quand les lueurs du crépuscule jouent sur les nuages et que le ciel se pare de ses plus belles couleurs.
Ni aurore, ni déclin du jour ne viennent sublimer l'image.
Rien d'autre que le vent du sud, s'engouffrant dans les vêtements amples et caressant les chairs mises à nu par la chaleur ambiante. La lumière, à son zénith, joue volontiers dans les cheveux d'or, leur donnant un aspect cuivré qui ne serait pas sans rappeler les teintes celtes. Les narines, légèrement dilatées, s'abreuvent des senteurs de chlorophylle et de fleurs aux parfums entêtant. Et, dans ce cadre idyllique, seul le clapotis régulier des flots se fait entendre.
Les yeux clos, le dos droit, Laoghaire ne fait plus qu'un avec la nature qui l'assiège. Son souffle régulier est en parfaitement accord avec les mouvements de l'eau du lac auprès duquel elle s'est installée. La sérénité absolue des lieux lui apporte la paix qu'elle recherche sans cesse et lui fait ressentir au plus profond de son être l'harmonie parfaite avec laquelle la nature évolue.
Un écureuil suit le mouvement d'un feuillage.
Un oiseau glisse sur l'eau, en ressort le bec garni d'un poisson.
Un rongeur gratte la terre dans sa course avec un renard, la végétation bruissant sur leur passage.
Et le vent sans cesse virevolte, glisse sur la lumière, se joue des obstacles et poursuit sa route selon son bon gré.

Lentement, les paupières se lèvent.
Un œil non habitué ne verrait aucun changement dans l'environnement qu'il considérerait comme figé. L'Écossaise est plus attentive et remarque le passage d'un animal sur le bord du lac, caractérisé par quelques traces boueuses sur un rocher, un oiseau posé sur une branche, un peu plus loin, ou un buisson dérangé par quelque bête passée par là.
Dans un premier temps, la druidesse ne bouge pas et se contente de balayer les lieux du regard.
La méditation lui apporte toujours un calme paisible et revenir à la réalité est parfois un peu difficile.
Lentement, elle se relève, s'approche de l'eau. Elle s'y glisse d'un pas mesuré, nullement gênée par l'ampleur des vêtements qui alourdissent ses efforts. Il faudra attendre qu'elle soit immergée jusqu'à la taille pour qu'elle s'immobilise et lève la tête vers les cieux.
Un rituel silencieux pour se purifier et renouer avec les éléments naturels.
Les genoux se plient. Le corps disparaît sous les flots et remonte aussitôt. Laoghaire secoue la tête, rafraîchie par les eaux du lac, avant de sortir et de rejoindre un coin sec où elle pourrait sécher.
Sans pudeur – n'est-elle pas seule ? – elle se défait de ses vêtements, les étale au soleil avant de s'allonger à son tour sous ses rayons. La chevelure d'or forme une auréole autour de son visage d'ange, les gouttelettes quittant ce nid douillet pour rejoindre le sol séché par l'astre du jour. L'une, plus audacieuse que les autres, se fraie un chemin sur la peau blême et roule entre les rondeurs toutes féminines de la druidesse.
Alors au plus proche de la nature, l'Écossaise reprend sa méditation, réflexion intérieure sur ce qu'elle a vu, entendu, senti depuis son arrivée en ville.
Elle a vu, dans les sous-bois, des traces encore fraîches d'une nuit mouvementée, hantée par des créatures aussi anciennes que l'humanité elle-même.
Elle a entendu, sous la lumière de la lune, des hurlements puissants qui n'avaient rien d'humain.
Elle a senti, de l'instinct aiguisé au stress subi par la végétation, la prégnance d'un conflit qui d'ores et déjà la dégoûte.
Un conflit qui la happera aussi sûrement qu'il happe quiconque possède la Connaissance.
Personne n'est encore venu frapper à sa porte. Le sang n'a pas encore maculé son plancher, les cris n'ont pas encore retenti entre les murs de sa maison.
Cela ne saurait tarder.
L'instinct guidera à elle ceux dans le besoin. Il en a toujours été ainsi. Les créatures surnaturelles ont toujours su trouver  les détenteurs de sagesse pour les guider.

Elle ne se rend compte de la fermeture de ses paupières que lorsqu'elle les rouvre brusquement.
Un bruit s'est fait entendre. Inhabituel.
Le craquement d'une branche sous le poids trop lourd d'un homme, le clapotis de l'eau dans laquelle on vit de plonger, la patte traînante d'un animal blessé...
Quoi que ce soit, cela attire l'intention de la naïade qui se redresse, une longue mèche ondulée dissimulant pudiquement un sein. Assise sur son rocher, elle guette la source de dérangement, sans penser aux conventions sociales qu'une rencontre peut impliquer.
Elle n'est que communion avec la nature et ses sens.
Penser à des vêtements serait déplacé.
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MessageSujet: Re: Under the sunlight [Ouvert à qui veut]   Jeu 11 Juin - 14:04



Under the Sunlight


Critch, critch, critch.
Le son lent et régulier de la lame contre la barbe de l'homme s'entend comme un marteau contre du métal dans le silence de la forêt. Les poils noirs sont fauchés à leurs racines et tombent lentement dans la bassine d'eau. Il passe une fois, deux fois, trois fois, et recommence au même endroit jusqu'à ce que sa peau soit lisse et douce. Parfois le tapotement de l'acier contre le plastique part en écho entre les arbres puis meurt étouffé par les autres bruits qui parviennent jusqu'aux oreilles d'Haniel.
Tout autour de lui est paisible et il apprécie.
Ces moments de félicités sont rares.
Soudainement, quelque chose jailli de l'arrière de la jeep garée non loin.
« Aaaaah ! J'ai bien dormi ! »
La soudaine intervention de sa sœur surprend l'homme. Dans un sursaut, il se retourne et renverse la bassine d'eau. Un grognement lui échappe et il lève les mains vers le ciel. Anaëlle hausse un sourcil puis le regarde, moqueuse.
« Pauvre de toi, tu vas devoir utiliser tes pouvoirs pour ramasser ton eau ! »
Il secoue la tête pour seul réponse, peu bavard lorsque sa journée commence seulement. Après avoir roulé toute la nuit, il n'avait eu que peu de repos et n'avait pas la patience de supporter sa sœur.
« Non. Je vais aller finir ça au bord de l'eau. »
Il s'empara de la bassine et d'un bidon d'eau à remplir, ainsi que de son rasoir droit qu'il rangea dans sa poche. Il se mit alors en route vers le lac qui serait sans doute inoccupé à cette heure-ci, se disait-il.

Il se disait mal. Il en prit conscience lorsque, sur la berge, son regard capta une femme posée hors de l'eau, occupée à sécher. Ses lèvres s'entrouvrirent et un murmure en sortit, inaudible pour qui n'était pas proche de lui.
« Nixe. » Le mot est allemand, et il l'a appris voilà bien longtemps maintenant. Il se tend, observe mieux.
Elle est magnifique.
Les rayons du soleil se perdent dans une chevelure dorée, qui forme un halo autour d'un visage angélique aux allures de perfection. Le corps désirable aurait de quoi faire pâlir n'importe quelle femme de jalousie, et faisait certainement se pâmer tous les hommes – tous ceux intéressés en son genre – devant elle. La méprise avec cette créature aquatique décrite comme particulièrement attirante était facile à faire, et Haniel avait sauté le pas sans hésitation, avec sa barbe à moitié rasée.
Il resta ainsi immobile et bouche-bée durant une longue minute, hésitant sur la conduite à adopter, puis il reprit enfin ses esprits.
« Er. Sairy, dinnae mean tae surprrrrise yae. »
Il se retourna pour laisser à la pauvre créature le temps de se couvrir mieux que ça. Elle n'avait pas semblée plus surprise que cela par l'arrivée de l'homme. L'avait-elle entendu arriver ? Possible, il n'avait pas chercher à se montrer particulièrement discret en sortant des feuillages.
« D'ye wan' me tae leave ? » Il se montrait calme dans ses mots et ses manières, pour indiquer clairement qu'il n'était pas une menace.
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MessageSujet: Re: Under the sunlight [Ouvert à qui veut]   Mar 16 Juin - 14:17



Under the Sunlight


Voici une rencontre pour le moins inhabituelle.
La sirène, nue sur son rocher, face à l'homme des bois à moitié rasé. Chacun des protagonistes se jaugent, remarquent l'harmonie chez l'autre. L'harmonie avec son environnement bien sûr : de la peau claire s'abandonnant à la chaleur du soleil à l'aspect brut du mâle qui survit dans la nature.
Et la vie suit son cours, tel le ruisseau qui rejoint le lac, l'alimentant de son eau pure.
La voix, grave, s'élève et s'approche de la druidesse qui la capte avec délice. L'accent ne lui échappe pas et sur ses lèvres se dessine alors un sourire des plus inattendus. On a beau pensé que le monde fédère et que chaque être a son importance dans son évolution, retrouver un peu de son chez soi à un moment qui ne le laissait pas présager a un petit goût de confort. De bonheur, peut-être même.
La pudeur dont il fait preuve bouleverse, quant à elle, l'équilibre qui s'était naturellement installé. Elle l'observe se tourner pour la préserver du regard malin de l'animal qui est en chacun d'entre nous.
« No, » répond-elle sur un ton empreint du même calme, loin de se sentir menacée par lui. Peut-être aurait-elle dû : n'est-elle pas créature sans défense au fil de l'eau ? « I dinna mind ye being here. »
Après tout, les bords du lac ne sont-ils pas lieu de détente du corps et de l'esprit, où chacun serait libre de se ressourcer. Ne le voyant pas se retourner, et ne montrant elle-même aucune intention de se rhabiller, elle poursuit, avec une sérénité teintée d'amusement :
« Me clothes arrre wet, I amn't goin' tae put'em on. If ye're embarrrrassed, we'll stay as such for quite a while, » ironise-t-elle.
Si l'homme veut pouvoir accéder au point d'eau, il devra mettre de côté toute notion de pudeur et faire avec l'insolente nudité de la jeune femme. Au moins, soyons positif : elle pourrait être bien plus vilaine à regarder.
Mais, par souci de soulager le mâle du poids accablant de sa beauté – serait-ce une pointe d'égo mal placé que je vois ici, Laoghaire ? – elle a la bonté de se tourner afin de ne faire voir que son dos et la courbe de son arrière-train aux rayons du soleil, dissimulant de la sorte d'autres attributs féminins autrement plus embarrassant.
Enfin, pas pour elle.
Mais s'il ne s'agit là que d'un détail pour elle, l'importance est sans doute moindre pour celui qui a eu la délicatesse de préserver son honneur de femme. Elle ne se prive pas de l'observer, cet homme avec qui elle va devoir partager le calme naturel pendant les prochaines minutes.
Ce compatriote aux larges épaules, peut-être héritées des invasions vikings, au visage tanné par le soleil, à la corpulence sculptée par une vie saine.
Un bon Écossais nourri au porridge.
« 'Tis unusual tae meet a true Scot 'roond herrre, » relève-t-elle, les jambes pliées, pieds tournés vers l'astre du jour. Il est plus inhabituel encore de trouver un Écossais visiblement à l'état sauvage en plein milieu du continent américain. Il faut dire que le visage à moitié rasé, ce n'est pas très courant. Une nouvelle mode peut-être ?
La mode survivaliste, qui sait.
Celle qui demande aux hommes de se trimballer torse nu, en pantalon treillis, et à moitié rasés.
Une mode à laquelle elle ne dirait pas non, et ses hormones non plus.
Malgré tout ce que ça peut lui rappeler.
« Most unusual when the said Scot seem tae be back tae the wild. » Les lèvres s'étirent un peu plus, marque de la malice d'une jeune femme qui, toute proche qu'elle soit de la nature, reste sociable.
Excessivement sociable.
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MessageSujet: Re: Under the sunlight [Ouvert à qui veut]   Ven 19 Juin - 11:38



Under the Sunlight


A dire vrai, Haniel s'est retourné plus pour respect pour la femme qu'il ne connaît pas qu'autre chose ; il n'est lui-même pas pudique et la nudité – autant la sienne que celle des autres – ne le dérange pas.
Toutefois il a conscience que tout le monde n'est pas aussi à l'aise avec ça que lui, surtout de nos jours. Pour sa part, il a fini par comprendre avec le temps et les voyages que le corps n'était jamais qu'un instrument de survie, à la fois dans la forme la plus simple mais aussi la plus évoluée, qui permettait de durer des générations durant.
Finalement, le verdict tombe. Il peut rester, ça ne la dérange pas. Il reconnaît à son tour l'accent, mais n'en reste pas moins placide. Arrivant tout juste d'Ecosse, il n'a pas la nostalgie qui peut accompagner l'immigré solitaire. Sans oublier qu'il parle avec sa sœur tous les jours, ou presque. Il n'avait donc pas ce soucis. Il ne se retourne toutefois pas immédiatement, pour laisser le temps à la femme découverte de se rhabillée, ou au moins de se couvrir si elle le désirait.
Et si retrouver une comparse en ses lieux n'a pas suffit à le faire sourire, l'ironie tire ses lèvres sur sa joue, dans un sourire en plie. Ses épaules se détendent, faisant jouer les muscles de son dos tourné à la femme.
Lorsqu'elle décide d'engager la conversation, il décide que cela signifie qu'il peut se retourner. Il se prépare mentalement à se montrer avenant et aimable, ou du moins à être moins grognon que ce qu'il peut être après n'avoir pu se raser qu'à moitié. En l'écoutant, il se rapproche de l'eau et remplit sa bassine pour pouvoir se raser tranquillement. De sa poche sort la lame de rasoir qu'il déplie d'un geste expert. Suffisamment aiguisée pour être une arme dangereuse, déguisée sous l'apparence d'un objet du quotidien. Quoiqu'il devait être l'un des seuls à utiliser encore ce genre de rasoir. Il ne s'était jamais fait aux récents, trouvant qu'ils manquaient de précision, sans parler qu'il avait l'habitude de son outil.

« Aye, aye, unusual it is. » Il passe la lame contre son cou deux fois avant de continuer, la débarrassant des poils restés en la passant dans l'eau. « As unusual as a woman naked on a rrrock at this hour o' the day, » renvoie-t-il au passage. C'est son tour de laisser un sourire étirer ses lèvres.

Le poil crisse au nouveau passage, et son cou et à moitié dégagé, offrant deux moitiés de visage totalement différentes. Il change le rasoir de main et observe brièvement son reflet dans l'eau avant de poursuivre d'une voix calme et tranquille, non sans jeter un regard à la créature taillée dans l'albâtre qui se dresse en statue parfaite. S'il était un artiste, il aurait sans nul doute trouvé sa muse.
« Anyway, if ye really arrrre insterrrested... I'm but a simple travelerr, curious tae explore the big world I live in, tae find every beauty I can, as I just find one. »
Il la regarde, le pied à terre devant sa bassine. Le regard dure, et dure, et dure. « So, what abou' ye ? »
Puis il baisse les yeux sur son eau et recommence à se raser en paix.

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