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 Another Time, Another Era [pv haniel]

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Succube
Localisation : Entre tes draps
MessageSujet: Another Time, Another Era [pv haniel]   Lun 19 Oct - 15:23

Another Time, Another Era
Peitho Δ Haniel


Peitho descendit de voiture, et inspira un grand coup. L’odeur de la forêt vint lui titiller les narines, et elle laissa échapper un petit sourire satisfait : il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas mis les pieds en Californie.
Elle se laissa bercer un instant par les bruits qui s’échappaient des bois, le gasouillement des oiseaux, le bruissement du vent dans les feuilles. Elle laissa son esprit se vider, s’ouvrir à la nature, et ferma les yeux.

Le bruit d’une lourde portière qui claqua la ramena sur Terre, et elle se retourna pour voir descendre du camion de déménagement un jeune homme d’une trentaine d’années, les yeux fixés sur son visage avec cette légère rougeur dans la nuque qui faisait savoir au succube qu’il essayait de ne pas regarder ailleurs. Elle sourit, amusée.

“Vous voulez qu’on commence à décharger m’dame ?”

Peitho jeta un coup d’oeil aux deux autres hommes et à la femme qui sortirent du camion à leur tour, et hocha la tête.

“Je vais ouvrir l’appartement. L’ascenseur est supposé marcher.”

Ses longues jambes fines se mirent en marche, sa jupe blanche voletant autour d’elle, et ses talons claquèrent sur le sol alors qu’elle se dirigeait vers le grand immeuble qui se tenait devant elle. Situé dans une ancienne zone industrielle, il avait ce côté rustique et rudimentaire qui lui rappelait ses premières années à New York, quand les immeubles abritaient les immigrés et ouvriers qui sueraient sang et eau pour construire la capitale économique d’aujourd’hui.
Elle avait encore un regard rêveur quand les portes de l’ascenseur se fermèrent sur elle.

Les déménageurs montèrent ses meubles avec une rapidité étonnante et, très vite, le grand loft industriel prit vie. Peitho observait la danse des déménageurs avec attention et intérêt, s’amusant des bouffées de luxure qui venaient lui chatouiller le nez. Les cartons s’empilèrent au milieu du salon, dans la cuisine, dans la chambre. Elle ne se sentait pas encore chez elle dans le loft, mais ça ne saurait tarder.
Elle sortit son téléphone portable de sa pochette, ouvrit l’application appareil photo, et snappa quelques clichés avec rapidité, pour les poster sur ses réseaux sociaux. Elle ne pouvait pas décevoir ses abonnés, après tout.

Elle était encore en train de lire les commentaires de ses abonnés à la suite de ses photos (à base de “@elegantasagoddess please please come to LA!” ou encore “@elegantasagoddess when will we see u in Hungary? we love u!!”) quand le même jeune homme revint la tirer de ses pensées, lui signalant qu’il ne restait plus le moindre carton dans le camion.
Elle rangea son téléphne dans sa pochette, et décrocha l’un de ses plus beaux sourires (enfin. tous ses sourires étaient magnifique. Peitho était un succube, après tout).

“Excellent !”

Elle quitta l’appartement en emportant sa pochette et sa veste -car il faisait frais dans cette partie de la Californie en octobre- fermant la porte du loft à clef derrière elle.

Le succube regarda le camion s’éloigner avec une certaine mélancolie, toute trace de son ancienne vie disparaissant lorsque le camion, frappé du logo d’une société de déménagement de Chicago, tourna, et disparut du champ de vision de la brune.
Elle haussa les épaules. Enfin. Ce n’était pas comme si c’était la première fois.
Grimpant dans sa voiture, elle lança le GPS de son téléphone à la recherche du Starbucks le plus proche. En bonne jeune adulte du vingt-et-unième siècle, elle avait besoin de sa dose quotidienne de Pumpkin Spice Latte.


Sa boisson en main, son instagram actualisé, et deux photos prises avec des adolescentes à l’eyeliner parfait, le succube envisagea de s’installer à l’une des tables en bois clair pour savourer sa boisson, lorsque son regard fut attiré par une silhouette à l’extérieur du café. Le sentiment d’être observée ne l’avait pas quitté depuis qu’elle avait posé le pied dans le café, mais elle avait l’habitude d’être reconnu, alors elle n’y avait pas prêté plus d’attention que ça.
Quelle grossière erreur.
Son regard croisa celui d’un homme aux traits familiers, et son sang se glaça dans ses veines. Sa poigne se fit plus puissante sur son gobelet de café, et quelques gouttes s’échappèrent du couvercle, venant s’écraser contre le dos de sa main, brûlant la peau en laissant une légère marque rouge, qui disparue rapidement.
Fucking fuck.
Peitho tourna les talons, et sortit par l’autre porte, sans prendre le temps d’offrir un dernier sourire à la jeune barista.
Il y avait quelque chose d’hésitant dans ses pas, et son coeur battait la chamade dans sa poitrine, et elle frissonnait de colère et de froid.
De quel droit, mais de quel droit !

Elle bouillait, à l’intérieur, et des giclées de café s’échapaient encore de l’ouverture dans le couvercle.
Ses pas la menèrent jusqu’à une allée abandonnée, qui joignaient deux sorties de cuisine de restaurant, où quatre grosses beines à ordures se faisaient face. Elle ralentit, puis s’arrêta, attendant l’inévitable.

Elle n’eut pas à attendre longtemps avant d’entendre un bruissement derrière elle. Peitho passa une main dans ses cheveux, expirant un bon coup, avant de faire volte-face, les mains levées, paumes tournées vers Haniel.

“J’ai rien fait !”
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Lun 26 Oct - 14:43



Another Time, Another Era


« Hé Han, tu devineras jamais qui est arrivé en ville ! »
Haniel haussa un sourcil, pressa son pouce contre son journal pour le pousser à se plier en deux. De cette façon, il pu observer sa sœur jumelle dont les lèvres retroussées indiquaient clairement qu'il n'avait rien à faire de ce qu'elle avait à lui dire. Ou qu'il n'allait pas aimé la nouvelle. Malheureusement, s'il s'agissait de la seconde option, il ne pouvait se permettre de passer à côté.
Il ferma brièvement les yeux et poussa un soupir.
« J'espère pour toi que tu ne me déranges pas pour rien Anaëlle. »
Son sourire s'élargit maintenant qu'elle savait qu'elle avait l'attention de son frère. Elle quitta l'encadrement de la porte pour s'approcher avec son ordinateur portable qu'elle déposa sur la table basse. Haniel lui referma son journal et le posa sur l'accoudoir du canapé, se penchant ensuite sur l'écran que sa sœur venait de détacher pour lui tendre.
Il fronça les sourcils en voyant la photo accompagné du court texte.
Est-ce que c'était... ?
« Peitho ? »
Anaëlle hocha la tête et reprit la tablette en remontant les tweets de la succube.
« Yep ! Ca fait un moment que j'ai retrouvé sa trace sur les réseaux sociaux – pas qu'elle se faisait vraiment discrète d'ailleurs – et apparemment elle déménage ici. Il serait peut-être temps de lui rendre une petite visite, histoire de voir où elle en est avec votre promesse. » Il lança un regard sombre à sa sœur. Qu'elle s'exclut de ce qu'il s'était passé le faisait tiquer, car après tout elle était celle qui avait proposé ce marché en premier lieu.
Ses lèvres ne formèrent plus qu'une ligne fine l'espace d'un instant.
« C'est en effet une bonne idée.
Il n'en fallut pas plus pour qu'il se lève pour aller se préparer.

Depuis qu'il avait pris son poste de professeur d'art, l'homme faisait en sorte d'être toujours propre sur lui lorsqu'il sortait. Il avait une image à conserver, et il savait qu'il risquait à chaque instant de croiser un élève. Et même si celui-ci l'ignorerait certainement sur le coup, il n'avait pas envie d'avoir à se préoccuper de rumeur ou il ne savait quoi encore.
Surtout qu'il avait bien assez à faire après les événements du bal.
Mais c'était encore une autre histoire.
Anaëlle le guida à travers une oreillette pour qu'il puisse se rendre chez Peitho. Une moto n'était pas l'instrument le plus pratique pour faire de la filature, mais la capacité de sa sœur à traquer n'importe qui lui permettait souvent de pouvoir prendre de l'avance sur les actions de ses proies. Une recherche Google pour savoir où se rendre ?
Il y serait avant la personne.
Ceci dit, il la vit quitter les lieux à peines le camion de déménagement parti. Il leva les yeux au ciel lorsque sa jumelle commenta sur l'incroyable dextérité de Peitho en informatique pour protéger ses traces, et il se mit alors en route à sa suite. Anaëlle viendrait fouiller pendant son absence.

La filature en elle-même ne fut pas difficile, et l'homme attendit patiemment de se faire remarquer. Il savait que cela arriverait et qu'à ce moment là, il pourrait l'attirer à l'écart. Il en profita pour l'observer plus attentivement.
Comme il fallait s'y attendre, elle n'avait pas changé. Mais elle semblait tout à la fois incroyablement différente. C'était sans doute l'époque qui faisait ça. La beauté incroyable de Peitho restait toutefois la même.
« Tu crois que si je lui vole des sous-vêtements elle s'en rendra compte ? »
Haniel inspira profondément au commentaire d'Anaëlle qui avait sans doute réussi à se glisser à l'intérieur de chez Peitho. « D'ailleurs, c'est drôle mais elle habite juste en dessous d'un loup qu'on avait repéré. Hale ?
Mhm. »
Il pouvait la voir lever les yeux au ciel et savait qu'elle ne le trouvait pas drôle, mais il n'était pas là pour ça. Et puis il trouvait plus intéressant d'admirer la tignasse brune et les yeux émeraudes qui se reflétaient au soleil, jusqu'à se lever sur lui. Il la vit se figer. La proie était prête à être chassée. D'un pas peu pressé, il la suivit. Elle le connaissait, elle connaissait ses méthodes, et elle savait que courir ne servirait à rien.
Enfin, elle s'arrêta dans une allée.
Et il apparut.

Il s'arrêta à quelques pas d'elle, un sourire venant étirer ses lèvres presque dans une moue joueuse qui n'atteint jamais ses yeux.
« Il ne fallait pas te presser pour moi, j'aurais pu te rejoindre et nous aurions ainsi discuté de façon parfaitement civilisé autour d'un café. Même si ton isolation me facilite le travail.
Tu n'es pas là pour la tuer je te rappelle Han, » entendit-il dans son oreillette.
Il contint un grognement de protestation, maintenant son regard glacial sur Peitho malgré un sourire qu'il essayait d'entretenir. Il s'avança de nouveau vers elle, commença à la regarder de bas en haut tout en la contournant, tel un vautour.
« Alors, dis-moi tout, Peitho. Comment se sont passés les dernières décennies pour toi ? » Ou bien peut-être devrait-il parler en siècles ? Il ne savait plus vraiment pour être honnête. Surtout que leurs chemins s'étaient souvent rapprochés sans se croiser de nouveau. « Quel nouveau sillon as-tu tracé dans l'Histoire ? » Il connaissait plus ou moins la réponse. Si elle s'était trop faite remarquer, il l'aurait repéré, alors c'était qu'elle avait été relativement sage.
Mais à quel point ?




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Succube
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Lun 26 Oct - 15:49

Another Time, Another Era
Peitho Δ Haniel


Ce n'était pas juste. Non, vraiment. C'était totalement injuste. Qu'est-ce qu'elle avait fait pour mériter ça ? Rien, absolument rien. Elle n'avait tué personne depuis la fin du XVIIIème siècle for fuck's sake. Elle s'était exilée en Amérique, changeant le rythme de son régime alimentaire, se nourrissant sans jamais vider complètement ses proies de leur énergie. Elle avait même tenue sa promesse au XXème siècle, dans une Europe ravagée par la guerre et le mal, épargnant les monstres parfaitement humains qu'elle trouvait sur son chemin.
Elle ne méritait pas d'être traquée de la sorte, de devoir toujours être sur ses gardes. C'était injuste. C'était vraiment pas juste !
Et oui, elle avait l'air d'une gamine de cinq ans piquant une crise au supermarché parce que ses parents refusaient de lui acheter des bonbons.

Le sourire de l'homme ne lui avait pas manqué.

"Je ne suis pas certaine que tu sois capable d'être civil autour de moi Haniel."

Elle tenta de ne pas prêter attention à la menace évidente dans ses propos : elle n'avait rien à se reprocher. Elle n'avait pas violé leur contrat. Il n'avait aucune raison de la tuer. Il était forcé de respecter leur engagement.

Le succube resta parfaitement immobile, paumes toujours tournées vers le chasseur, le laissant tourner autour d'elle ; elle était suffisamment intelligente pour ne pas se moquer de lui, et savoir qu'il représentait un réel danger : le chasseur tournant autour de sa proie était peut-être cliché as fuck, et elle s'en serait amusée avec n'importe quel autre chasseur, mais pas Haniel. Jamais Haniel.
Elle avait appris il y a longtemps à ne pas jouer les malignes avec des hommes capables de la tuer en un battement de coeur. Ses jeunes années, passées à se croire déesse parmi les hommes, étaient loin derrière elle, et avaient laissé place à une sagesse acquise dans la douleur et l'expérience. I'm wise because I've been foolish, et toutes les conneries du genre.

Mais la précaution dont faisait preuve le succube n'effaçait pas pour autant l'exaspération, et le caractère primaire de Peitho. Lorsque ses yeux croisèrent à nouveaux ceux du chasseurs, elle les leva au ciel dramatiquement.

"J'ai respecté ma parole. Tu ne vas pas me faire croire que tu m'as laissé partir sans garder un oeil sur ce que je faisais."

Ca aurait presque été flatteur, si ça n'avait pas été si creepy. Presque.

"Laisse moi deviner : Anaëlle est en train de fouiller mon appartement ?"

Le contraire serait étonnant. Haniel et Anaëlle avaient toujours été bons dans ce qu'ils faisaient ; Peitho avait vécut suffisamment longtemps pour avoir vu de ses propres yeux, entendu les contes et légendes, ou lu dans les journaux à quel point ils étaient efficaces.
Elle savait qu'elle avait de la chance d'être en vie (même si à l'époque, elle l'avait vécut comme une punition -et parfois, dans ses heures les plus sombres, elle se demandait si ça avait vraiment été une bonne chose, qu'Anaëlle l'épargner-). Elle savait que l'accord était un cadeau que peu s'étaient vu offrir : un cadeau empoisonné, mais un cadeau quand même. Une grâce que peu s'étaient vus octroyés, la rendant spéciale.
Pas spéciale à ce point, cependant.

"Qu'est-ce que vous faîtes ici, Haniel ?"

S'ils avaient voulu venir lui rendre visite, ils l'auraient fait à Chicago. C'était moins suspect que dans une petite ville comme Beacon Hills.
Il n'y avait pas l'ombre d'une chance qu'elle soit la raison pour laquelle Haniel se tenait devant elle, en Californie, souriant comme si rien ne lui ferait plus plaisir que de la passer au fil de son épée.
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Ven 30 Oct - 23:26



Another Time, Another Era


C'est vrai, Haniel n'était pas la personne la plus civilisée, surtout lorsqu'il s'adressait à des surnaturels aussi corrompus que des succubes. Mais il faisait de son mieux, et jusque là, il s'en sortait plutôt bien. Il n'avait encore frappé personne après tout !
Il faut dire, Peitho savait clairement où était sa place.
Elle n'était qu'une prisonnière sous le regard de l'homme au regard glacial et il tenait sa vie entre ses mains. Littéralement. Il n'avait qu'à faire un mouvement et toute l'eau du corps de la jolie Peitho changerait d'état. Il s'agissait d'une expérience douloureuse, l'homme en était certain, mais il s'en fichait, tant que c'était efficace. Et autant dire que ça l'était.

Mais pour le moment, point de violence. Car Peitho affirmait avoir tenu sa parole. Et bien évidemment, il savait qu'elle disait – certainement – la vérité. Toutefois, ce n'était pas pour ça qu'il était là, pas vraiment. Il ne réagit pas lorsqu'elle évoqua Anaëlle et se contenta de l'observer silencieusement comme il savait si bien le faire, de ce regard intense qui transperçait et mettait mal à l'aise.
Elle avait certainement raison sur ce point, mais ce n'était pas une raison pour l'admettre immédiatement.
Pour le moment il voulait déjà s'assurer que Peitho ne représenterait pas une menace. Et ça – comme elle l'avait deviné – il le laissait à Anaëlle. Alors en attendant...
Il pouvait au moins répondre à certaines de ses questions.

« He bien, tu ne t'en es peut-être pas rendu compte, et tu l'ignores apparemment, mais cette ville regorge de supernaturels, qu'il s'agisse de loups, de wendigo, de banshee, de kitsune ou d'autres choses. » Il se tenait désormais droit devant elle, et il croisa les mains pour se mettre dans une posture plus statique qui lui donnait des airs de statut de marbre comme on pouvait en faire lors de la renaissance où l'art vénérait de nouveaux des Dieux Païens. « Je me suis déjà infiltré dans certains lieux : j'ai compté pas moins de trois Alpha sur un même site. Et au rythme où ça va, toute la population de la ville sera infectée par le Mal ou morte en subissant les plaies qu'une telle concentration d'aberration amène. » Il laissa échapper un sourire plus inquiétant. « Nous sommes dans un lieu de convergence et je compte bien en tirer profit, comme tu te doutes désormais j'imagine. »

Ce n'était en effet pas la première fois qu'il se rendait dans un tel lieu, la différence était que les fois précédentes ça n'avait pas bien fini. Et ici, il espérait pouvoir endiguer le problème.
Il se rapprocha du bord de la ruelle où l'ombre de la ruelle se terminait, faisant signe à Peitho de le rejoindre. De là, ils pouvaient voir la ville s'agiter, les hommes mener leurs vies sans se rendre compte des dangers qui rôdaient autour d'eux. Ou peut-être savaient-ils et trouvaient-ils plus simple de seulement l'ignorer.

« Tu sais que j'ai pour mission de protéger l'Humanité. La question ici n'est donc pas si tu as respecté notre engagement, mais plutôt si tu seras avec ou contre nous. »
C'était un faux dilemme : rien n'empêchait Peitho de choisir de se tenir à l'écart. Rien sauf certainement l'épée de damoclès au dessus de sa tête si elle refusait d'aider les Marshalls. Le seul moyen qu'elle aurait de leur échapper serait certainement de quitter les lieux.
Dire qu'elle venait juste d'arriver.
Ce serait dommage.
Mais clairement, face à tout le travail qui se présentait à lui, Haniel aurait besoin d'alliés. Et il savait que Peitho en serait un de taille, comme lui avait fait remarqué Anaëlle. En plus... elle avait une sorte de dette envers lui, alors autant le mettre à profit.
Restait à savoir si ça allait l'intéresser.



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Succube
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Dim 1 Nov - 0:29

Another Time, Another Era
Peitho Δ Haniel


Peitho écarquilla les yeux, prise de court, ce qui ne lui arrivait pas souvent, il fallait le reconnaître. Elle ouvrit légèrement la bouche, comme pour dire quelque chose, avant de se raviser, et de se contenter de laisser échapper un rire, passant sa main dans ses cheveux, venant porter le gobelet du Starbucks à ses lèvres.
Elle avait bien besoin d'une gorgée de son Pumpkin Spice Latte.
C'était bien sa veine de re-débarquer à Beacon Hills, et de tomber au beau milieu d'Halloweentown. Elle savait qu'il y avait des loups, après tout, elle avait déjà vécut ici il y a des dizaines et des dizaines d'années, et elle avait loué un appartement dans un immeuble appartenant à Derek Hale, descendant d'un Thomas Hale que le succube avait bien connu.
Mais des wendigo ? Elle détestait ces créatures là. Des banhee ? Elle pleurait d'avance pour ses oreilles. Qu'est-ce qui traînait encore dans la pénombre de la ville ?
Le succube se serait donné une claque à l'arrière du crâne pour avoir été aussi stupide : généralement, elle se renseignait plus que ça sur les endroits où elle déménageait : elle avait accumulé suffisamment de sources et se débrouillait assez en informatique pour ne pas tomber des nues.
Il fallait croire qu'elle s'était reposée sur ses lauriers.

'Trois alphas ?" interrompit-elle malgré elle, l'étonnement se lisant sur son visage.

Elle agita la main pour indiquer à Haniel de continuer son petit discours, ressassant l'information dans sa tête : comment est-ce que c'était possible ? Le jour où un second alpha avait débarqué à Boston, la ville avait manqué de tourner au champ de bataille, un massacre évité de justesse par le départ du second alpha, revenu à la raison. Les territoires étaient sacrés, et Beacon Hills était le territoire des Hale. Qu'est-ce que deux autres alphas fichaient ici ? Comment avaient-ils fait pour ne pas déjà se sauter à la gorge ? Le besoin de possession était bien trop fort pour qu'un alpha y résiste longtemps : avoir son territoire, avoir sa meute… c'était des besoins primitifs.
Les loups tuaient pour moins que ça.

Peitho se mit en marche automatiquement lorsqu'Haniel lui fit signe de le rejoindre, prenant une seconde gorgée de sa boisson qui avait eu le temps de refroidir durant le discours d'Haniel (le Mal, la mort, les créatures surnaturelles sont des vilains, bouhou).
Il n'avait pas tout à fait tort, cependant : une telle concentration d'alpha dans un même lieu, ça n'indiquait rien de bon.
La ville avait peut-être l'air calme pour le moment, mais il était plus que probable qu'elle serait mise à feu et à sang bientôt. Un soir de pleine lune, un loup imprudent, et tout partirait à sucette.
La brune vint se positionner au côté du chasseur, son bras frôlant celui du kitsune, ses yeux cannant la foule des passants, ignorants et innocents. Il ne lui fallut pas grand chose pour les imaginer gisant à terre, baignant dans leur propre sang, les cris et les hurlements résonnant dans sa tête. Les murs de brique et la terre rougis par le sang. L'odeur de la mort si forte.
Peitho vacilla, reculant d'un pas.
Non, elle n'avait pas besoin de beaucoup d'imagination pour se représenter la scène.
Elle l'avait déjà vu, des centaines de fois.

Elle se détourna, fixant son regard sur les bennes à ordures.
Elle termina sa boisson avant de parler de nouveau, jetant le gobelet vide dans l'une des bennes.
Elle leva les yeux au ciel lorsqu'il parla de protéger l'Humanité.
Elle glissa ses mains dans les poches de sa veste, baissant les yeux sur sa jupe blanche d'où dépassaient ses jambes interminables.

"J'suis pas une chasseuse."

Elle tourna la tête vers Haniel, fixant ses yeux verts dans ceux du chasseur.

"Je ne tue pas. C'est toi même qui me l'as ordonné, je te rappelle."

La seule raison pour laquelle elle était encore en vie.

"Et puis tu me détestes." ajouta-t'elle avec un sourire. "A la moindre occasion, tu me feras bouillir de l'intérieur."

Elle le voyait venir à cent lieues. A la seconde où elle utiliserait ses pouvoirs à mauvais escient, il ne ferait qu'une bouchée d'elle.
Et elle aimait beaucoup sa vie actuelle : Peitho Figueroa était une célébrité : il y avait des gens qu'elle n'avait jamais rencontré de sa vie, qui l'admiraient. Elle avait un loft superbe, avec des peintures qui attendaient qu'elle vienne les accrocher aux murs. Elle avait un téléphone avec des dizaines et des dizaines de contact, une messagerie extrêmement privée où elle échangeait avec deux des derniers succubes encore vivants, et d'autres créatures avec lesquelles elle s'était liée d'amitié au fil des années.
Elle n'avait aucune envie que ça s'arrête.
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Dim 15 Nov - 22:08



Another Time, Another Era


L'étonnement de Peitho était compréhensible : trois alphas qui vivaient dans une même zone sans s'entretuer relevait du miracle, même si Haniel commençait à comprendre comment cela pouvait fonctionner. McCall était celui établi ici depuis le plus longtemps, et par conséquent le territoire lui appartenait, d'autant plus que les deux autres alphas du lycée n'avaient pas encore de meute pour le moment – quoiqu'il lui semblait que les choses commençaient à changer du côté de la jeune MacTìre. Summers quand à elle ne semblait avoir qu'un bêta plus de fortune que vraiment autre chose. Pour le moment, aucun des alphas n'avait donc les moyens de clamer le territoire sur lequel ils vivaient, mais bizarrement Haniel doutait que ça durerait, et il faudrait donc y faire quelque chose bientôt s'ils ne voulaient pas voir le lycée et la ville transformé en champ de bataille.
Mais il allait finir de s'expliquer avant d'y revenir, surtout qu'il avait visiblement l'attention de Peitho, donc autant en profiter avant qu'elle ne commence à se dire qu'il vaudrait mieux pour elle qu'elle fuit.
Pour être tout à fait franc, il aurait lui-même fait le travail d'infiltration s'il avait paru aussi jeune que le succube, mais ce n'était pas le cas, et il s'imaginait donc mal demander à intégrer la meute d'un de ses élèves ou même d'un Alpha extérieur à ceux-ci.
C'était certainement la seule raison pour laquelle il se tournait vers elle.
En attendant...
Il avait fini, et il attendait une réponse désormais.

Il fronça à peine les sourcils.
Elle n'était pas une chasseuse.
Il le savait bien ça, tout comme elle n'avait pas besoin de lui rappeler qu'elle était sous 'contrat' avec lui. Il se souvenait parfaitement des termes : elle vivait tant qu'elle ne tuait personne.
Ceci dit, elle avait au moins raison sur un point, il la détestait, ou plutôt...
« Ce n'est pas toi que je déteste, c'est ce que tu es. Mais tu as prouvé que tu pouvais aller contre ta nature en te retenant de tuer pendant si longtemps, alors après tout, je peux bien t'accorder le crédit que tu mérites et t'accorder un minimum de confiance. » Quoique confiance n'était peut-être pas le terme exact.
Un grésillement attira son attention, et il fit signe à la femme d'attendre quelques secondes le temps qu'il écoute.

Il entendit à son oreille Anaëlle lui glisser qu'elle n'avait rien trouvé chez Peitho qui aille à l'encontre de ce qu'ils avaient mis en place par le passé, ni quoique ce soit qui montrerait des attentions mauvaises d'une manière ou d'une autre – ce qui ne la surprenait pas, ajouta-t-elle brièvement – et il hocha la tête dans le vide avant de revenir à Peitho.
« Bien. Hm. Anaëlle voudra te parler plus tard, je crois. Je ne tiens pas à répéter la raison, tu verras ça avec elle. Je préfère reprendre où j'en étais. »
C'est qu'il ne tenait pas à parler de la lingerie de Peitho par oreillette interposée.
Surtout pas quand il arrivait au cœur du problème sur leur collaboration.
« Comme je le disais... je suis prêt à t'accorder ma confiance. Bien sûr, notre marché initial tiendrait toujours : tu ne pourrais pas tuer. C'est pourquoi je pensais plutôt t'envoyer infiltrer une meute. Tu sais bien que les loups se repèrent entre eux comme personne, aussi tous doivent posséder un certain nombre d'information. » C'était une mission digne d'un film d'espionnage, quelque part. « Tu intégreras donc une meute de ton choix, recueilleras les données sur les loups dangereux et me les transmettras. C'est facile. Je ne te demande même pas les noms de ceux que tu jugeras bien intentionnés ou inoffensifs. »
Il haussa les épaules.
« En plus ils seront une bien meilleure source de nourriture pour toi que des humains j'imagine. »
Cette partie là, il la laissait à sa discrétion. Tant qu'elle ne tuait personne, il s'en fichait.
La proposition était lancée, à elle de se saisir de cette opportunité ou non.



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Succube
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Lun 23 Nov - 18:38

Another Time, Another Era
Peitho Δ Haniel


Peitho leva les yeux au ciel, de manière plus qu'ostentatoire.

"Jeez, Haniel, tell me how you really feel."

C'était bien beau comme discours, tout rose d'acceptation et d'amour, mais la vérité, c'était que pour un chasseur, la nature de la créature primait sur tout. Elle en avait suffisamment croisé dans sa vie pour savoir qu'ils ne prendraient pas le temps de la connaître avant de chercher à lui passer une lame à travers le corps. Ou lui mettre une balle entre les deux yeux, les méthodes avaient évolué. Bien sûr, le fameux Code des chasseurs, comme les Argent, existaient depuis des générations, mais ce n'était plus qu'un vieux conte oublié dans les recoins de mémoires bancales, empoisonnées par le goût du sang.
Elle se souvenait encore du visage du louveteau qui s'était éteint entre ses bras, il y a des dizaines d'années de cela. Il avait à peine huit ans.

"De la confiance, c'est trop d'honneur." railla Peitho.

Le succube serait morte avant qu'elle n'accorde sa confiance à Haniel. Le fait de quitter l'Europe pour ne plus y poser le pied pendant près de cent ans, ce n'avait pas été uniquement pour palier au manque de son ange : c'était aussi pour s'éloigner d'Haniel et Anaëlle ; elle ne leur avait pas fait confiance pour garder leur parole s'ils se trouvaient à quelques jours de cheval, ou semaine de bateau l'un de l'autre.

Elle termina sa boisson en ignorant le doigt tendu d'Haniel dans sa direction, se demandant si elle retrouverait son appartement saccagé, ou si Anaëlle aurait été discrète et délicate.
Elle inclina son gobelet en direction du chasser, pour signaler qu'elle avait entendu ce qu'il disait, et retourna en arrière de quelques pas pour venir le jeter dans l'une des bennes à ordures de la ruelle.

"Dis lui de passer me voir à l'occasion, j'ai un Bordeaux Château Lafleur qu'elle appréciera certainement."

L'avantage d'être immortelle, c'était l'accumulation facile de biens. Comme des bouteilles de vin vieilles de plusieurs siècles. Peitho avait une certaine tendresse pour les vins français aux robes pourpres : il y avait quelque chose de très élégant dedans, qui lui rappelait avec tendresse les cours des rois qu'elle avait fréquenté dans sa prime jeunesse.

Le gobelet tomba dans la benne à ordure, et le succube reporta son attention sur le chasseur, qui avait encore et toujours un air grave, pénétré et extrêmement sérieux.
Elle haussa un sourcil : infiltrer une meute, rien que ça ? Peitho n'avait pas été proche d'une autre créature surnaturelle depuis Elisabeth. Une meute encore moins. De ce qu'elle en avait vu, ils étaient très… tactiles. Et câlins, toujours fourrés les uns dans les autres -sans mauvais jeu de mot. Collants.

"Pourquoi tu ne les intègres pas toi même ? Tu es un kitsune, tu aurais plus de chance de te faire accepter. Anaëlle n'aurait qu'à battre des cils et leur lancer des regards de cocker et vous seriez acceptés en un clin d'oeil. Quasi personne ne sait que les succubes existe encore."

Sans parler de tous les problèmes que ça amenait : personne ne faisait confiance aux succubes, quand ils savaient qu'ils existaient toujours. Avec raison, très certainement, mais ça n'empêchait pas la chose. Les succubes étaient des manipulatrices nées. Tout en elle était fait pour soumettre hommes et femmes à leur volonté, les transformer en marionnettes, poupées de chiffon sans pensée propre, seulement désireuses de satisfaire les besoins de la créature surnaturelle. Abandonnant toute volonté propre.
Non, les gens ne faisaient pas confiance aux succubes.

La mission paraissait si simple. Intégrer une meute, faire ami-ami, et transmettre des informations. Pas sur tout le monde, seuls ceux qu'elle jugerait dangereux. C'était trop beau pour être vrai. Il y avait forcément une arnaque quelque part. Sinon, Haniel le ferait lui-même.

Peitho se retint pour ne pas rougir lorsqu'Haniel souleva le sujet de son besoin de nourriture, relevant à la place le menton, lui jetant un oeil de défi.

"Se nourrir au sein d'un pack est une idée totalement stupide. Ca crée un attachement trop fort, et je ne compte pas rester toute ma vie dans un pack que je verrais s'éteindre sous mes yeux."

Le succube glissa les mains dans les poches de son manteau, donnant un coup de pied dans le vide, comme si elle tapait dans un caillou.

"Je me nourrirais comme d'habitude, et si besoin est L.A n'est qu'à quelques heures de routes."

Elle aurait vite fait le tour de Beacon Hills, la ville n'était pas bien grande, et le nombre d'hommes et de femmes qu'elle pourrait séduire aisément ainsi très réduits : elle avait cessé de se nourrir deux fois de la même personne il y a longtemps, ce n'était pas le moment de recommencer.
Bien sûr, pouvoir se nourrir au sein d'un pack serait la meilleure solution, mais elle n'avait pas l'intention de s'attacher. Ses vies n'avaient que des durées limitées : dans quelques années, Peitho Figueroa laisserait place à quelqu'un d'autre, et elle changerait probablement de pays, voire de continent.
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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Mar 1 Mar - 17:15



Another Time, Another Era


La différence fondamentale entre Haniel et la plupart des autres chasseurs, c'était qu'il était lui-même une créature. Il était donc plus 'ouvert' que la plupart des autres, même si concrètement, son ouverture se limitait à repousser la date buttoir de la mort des créatures surnaturelles qui croisaient sa route.
Tout ce que la raillerie de Peitho provoqua chez lui fut un regard lancé vers un Dieu invisible pour demander qu'il lui accorde toute la patience dont il pouvait faire preuve. Il n'appréciait pas particulièrement la façon dont le Succube s'adressait à lui, mais pour le moment il ne disait rien.
Il hocha la tête à sa remarque et entendit dans l'oreillette sa sœur confirmer qu'elle avait entendu et qu'elle serait ra-vie de venir boire cette bouteille en sa compagnie.
Il leva de nouveau les yeux au ciel.
Il regrettait déjà cette idée de collaboration quelque part et sentait que c'était une très mauvaise idée. Que ça allait mettre en marche des choses qu'il aurait tout fait pour éviter.

A la question, et surtout contre-proposition en un sens, de Peitho, il resta stoïque, se contentant de la dévisager. Elle se posait sincèrement la question ? La réponse lui semblait plutôt évidente. Lui-même se savait incapable d'intégrer une meute et il était hors de question qu'il soumette Anaëlle à un Alpha. Il y avait trop de facteurs de risques s'il parvenait à exercer sa domination sur elle. Même s'il avait une confiance aveugle en sa sœur, il craignait aussi trop de la perdre et refusait de la laisser s'infiltrer seule dans une meute.

« Trop de risques pour Anaëlle, et je préfère rester en dehors des meutes pour pouvoir me déplacer plus facilement sur les territoires. Et je n'ai pas le temps de faire ça et de surveiller les évolutions de tout le monde dans la ville. »

Il fut assez surpris à sa réticence à l'idée de se nourrir dans un pack. Tiens, il n'aurait pas pensé que ça lui poserait de problème.
« Tu t'attacherais à un steak ? »
Bon, la question n'était pas là. Il était réticent à l'idée de laisser Peitho quitter la ville comme elle l'entendait sans moyen de la surveiller et se s'assurer de son retour, alors il serra la mâchoire.
« Hors de question que tu quittes la ville sans la supervision d'Anaëlle ou moi-même. » Il leur fallait une solution, il savait que Peitho ne changerait pas ses habitudes pour eux, et de toute façon il n'avait pas envie de la voir s'attacher aux personnes du pack qu'elle rejoindrait. Il n'avait pas besoin qu'elle le trahisse par la suite.

Si Peitho avait commencé à répondre il lui fit signe de se taire en fronçant les sourcils, les mains sur son oreillettes.
« Non. Non c'est hors de question. … Ana... N'insiste pas. Si quelqu'un doit... ne m'interrompt pas s'il te plaît. Si quelqu'un doit le faire, ça sera moi. »
Puis il se tourna vers Peitho, l'air déterminé, se rapprochant d'elle pour rejoindre un endroit mieux éclairé de la ruelle.
« Tu te nourriras sur moi. » Le ton qu'il employait impliquait clairement qu'il s'agissait d'un ordre. Quelque chose de non-négociable malgré quelque chose en lui qui semblait indiquer qu'il n'en avait pas vraiment envie. Qu'il se sacrifiait.



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MessageSujet: Re: Another Time, Another Era [pv haniel]   Mar 1 Mar - 18:08

Another Time, Another Era
Peitho Δ Haniel


Le succube masqua un sourire amusé, presqu’attendrissant. Presque étant ici le mot clef.
L’attachement d’Haniel à Anaëlle avait presque quelque chose d’adorable. Parfaitement injustifié et machiste au possible, parce qu’Anaëlle était plus que capable de s’occuper d’elle-même (Peitho aurait eu bien plus peur d’elle que d’Haniel, si elle n’était pas intimement persuadée qu’Anaëlle et elle s’entendraient à merveille, si elles passaient plus de cinq minutes en un siècle ensemble). Mais adorable tout de même.
Ce n’était pas comme si elle s’était attendue à ce que les yeux d’Haniel s’écarquillent, et qu’il soit frappé d’une intervention divine, clamant « Mais oui, grand Dieu, quelle idée incroyable, comment n’y avais-je pas déjà pensé ? ».

La bitch face qu’elle lui adressa n’avait d’égale que celle du kitsune lui-même.
Un steak ?

« Je n’suis pas un vampire, ni un wendigo, je te rappelle que je ne me nourris pas de substances physique. J’ai pas besoin de poches de sang ambulantes. »

Peitho avait beau n’avoir pas grand chose à faire de l’humanité peuplant la terre, l’attachement, ce n’était pas quelque chose qui pouvait être évité. Sauf si on n’interagissait pas avec les humains. Ce qu’elle faisait depuis des centaines d’années.
Appelez les troubadours, faîtes résonner les trompettes, Peitho avait un coeur !

Stupido.

La brune haussa un sourcil parfaitement sculpté, sa bitch face laissant place à une expression plus surprise, et, dare I say, railleuse.

« Et pourqu…»

Et pourquoi ça. Haniel lui avait fait signe de se taire, et elle croisa les bras sous sa poitrine, menton levée, visage fier. Tant pis pour lui. Elle ne précisa pas que c’était une idée absolument stupide, ni que sa notoriété actuelle l’obligeait plus souvent que non à voyager, pour se rendre à des conventions, meet-up, et autres obligations qui venaient avec la célébrité, et qu’elle doutait qu’Haniel accepte de souffrir un week-end à une convention réservée aux Youtubeuses Beauté d’Internet.
Elle ne le précisa pas, parce qu’elle connaissait Haniel.
Elle savait qu’elle n’aurait pas son mot à dire là dedans.
Et il fallait bien trouver des vengeances là où l’on pouvait.

Elle se retint de baisser les yeux pour regarder l’heure sur son téléphone, et de laisser échapper un long soupir, pour indiquer qu’elle n’avait pas que ça à faire.
Elle n’était pas à sa disposition. Elle avait mieux à faire de sa journée. Comme réorganiser son tiroir à sous-vêtements (et non, ce n’était pas une façon de parler).
Elle haussa de nouveau les sourcils, lorsqu’il daigna enfin lui accorder de nouveau son attention, lèvres scellées, le regardant s’approcher d’elle.

Tu te nourriras sur moi.
Réaction en chaîne oblige, le succube éclata de rire.
Le son, cristallin, doux et séduisant, résonna dans la ruelle durant quelques secondes, avant de mourir, étouffé par la réalisation qu’Haniel ne venait pas de formuler une blague.

« T’es sérieux. » Pas de point d’interrogation. Une affirmation.

Peitho ouvrit de nouveau la bouche, pour signaler, cette fois, à quel point c’était une idée parfaitement stupide… et la referma.
Un voile brumeux passa devant ses yeux tandis que ses sourcils se fronçaient, et qu’elle réfléchissait, sérieusement, à ce que venait de dire Haniel.
D’un côté, c’était totalement ridicule. Elle ne lui faisait pas confiance. Il ne lui faisait pas confiance. D’un autre côté… aussi fou que ça puisse paraître, c’était une solution qui tenait la route, pour plus d’une raison : Haniel étant une créature surnaturelle, elle n’aurait pas à avoir peur de se nourrir trop. Il pouvait tenir le coup. Il n’y avait aussi absolument aucune chance qu’elle s’attache à lui. Parce que c’était Haniel. Et, enfin… Elle n’aurait pas à se mettre en chasse, une fois par semaine, quand elle sentait qu’il était temps de recharger ses batteries.
Avoir sa nourriture à portée de texto. Les miracles de la technologie.

« D’accord. »

Elle hocha la tête une fois, puis reporta son attention sur le visage d’Haniel.
Il avait l’air tellement ravi de cet arrangement !
Elle leva les yeux au ciel, laissant - cette fois - échapper un soupir.

« N’ai pas l’air si enthousiaste, on pourrait presque croire que c’est toi qui a eut cette idée. »

Elle se serait presque sentie vexée s’il ne s’était pas agis d’Haniel. Elle avait, il y a longtemps maintenant, arrêté de se sentir vexée par le kitsune.

« C’est pas comme si des milliers de personnes adoreraient être à ta place, tu sais. »

Elle sortit son téléphone de sa poche, déverrouillant l’écran, tapant sur l’icône « Nouveau contact », inscrivant « Booty Call for Seksy Times » dans la case réservée au nom.

 « Met ton numéro là dedans. J’te communiquerais mon planning. »
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