AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Dim 17 Mai - 17:11

Nate & Jimie


J’avais laissé Timy à l’école primaire, sous les regards plein de pitié des parents des autres enfants, que j’avais soigneusement ignorés. Je n’avais qu’une envie, c’était de me réfugier à la radio et d’écrire un article avant de le conter à mes auditeurs, ces gens qui se foutaient de l’accident de mes parents et qui ne connaissaient de moi que ma voix, mes paroles. L’immeuble où se trouvait mon boulot n’était pas en très bon état, et il était loué à un vieux con, mais pour pas cher. De toute façon, il ne valait pas vraiment plus. Le bâtiment n’avait que deux étages : les locaux de la radio étaient situés au rez-de-chaussée, le premier faisait office de cuisine, salle de recherche et salle de jeu, tandis que le dernier étage était le lieu de résidence du patron, Thomas. Il devait frôler la trentaine d’années et dès mon entretien, deux semaines plus tôt, nous avions eu un coup de foudre professionnel. Directement, il m’avait embauché et je venais compléter le duo qu’il formait avec Dan. J’étais à l’aise, dans cette ambiance exclusivement masculine : ils ne me considéraient pas comme une petite chose égarée, fragile.
Je poussai la porte de l’immeuble. La voix de Dan emplissait la salle. Un casque sur les oreilles, il m’adressa un signe de main avant de me désigner la table basse. A côté d’une tasse de chocolat chaud fumant, il y avait un post-it.

Meurtre sur Downtown Street. FBI. /!\ Mets des talons /!\


Je fronçais les sourcils, prit la tasse, le post-it et me postai à côté de Dan. J’attendis qu’il lance une chanson pour l’interroger du regard, un sourcil haussé. Comme réponse, il pianota sur son ordinateur et me montra des photos du FBI devant une maison de Beacon Hills. Un homme retint mon attention. Brun, bien foutu, plutôt pas mal. Au vu de sa taille, je comprenais la tenue vestimentaire que me recommandaient mes collègues.

-Je vois que tu repères les cibles facilement, rigola Dan. Tu vas là-bas, tu interroges ce type. Fais ce que tu fais le mieux : trouve un scoop.
-Compris Chef. Son nom ?
-Nate Stark.
-Stark ? C’est un peu… cliché, non ? C’est son vrai nom ?
-Faut croire, ricana-t-il une nouvelle fois avant de retourner à son audience.

Le remerciant pour le chocolat chaud, je quittais le bâtiment pour passer rapidement à la maison, histoire de troquer mes baskets plates contre des talons noirs d’une dizaine de centimètre. Certes, contre un mètre 80 ou plus, l’écart restait important, mais c’était toujours mieux que rien. En même temps, je fourrais un carnet de note, un stylo et un magnétophone dans mon sac.
La foule qui était rassemblée m’indiqua que j’étais arrivée à Downtown Street. Je soupirai en écartant les badauds de mon chemin, jouant des coudes, essuyant des insultes. Le FBI n’aimait déjà pas les journalistes en temps normal, mais mon boulot n’allait pas être facilité par l’énervement que provoquait l’attroupement chez les agents. J’arrivai finalement devant l’un des célèbres cordons jaunes « Crime scene : Do not cross ». Je pris quelques secondes pour profiter de mon auto-satisfaction avant de chercher Nate Stark du regard. Le type sortit justement de la maison. J’avais la vague impression que c’était le genre de mec qu’il fallait impressionner dès le début pour avoir son attention. Je pris quelques notes sur mon carnet avant d’héler un type qui faisait le pied de gru pour surveiller la foule. Il s’approcha, désintéressé, jusqu’à ce que je lui montre ma carte de presse. Je lui indiquai Mr.Stark du doigt et lui intimai ma volonté de lui poser des questions. Il me rit au nez avant d’ameuter l’un de ses collègues. Je plissai les yeux et croisais les bras en les dardant tout deux du regard. J’étais plutôt douée pour intimider les sbires. Lorsqu’ils comprirent que ma requête était sérieuse, ils coulèrent un regard effrayé vers leur collègue, puis sur moi. Le premier balbutia en m’avouant que Mr.Stark n’était pas commode. J’haussais les épaules. Il hocha légèrement la tête avant de partir s’entretenir avec Stark. Il me désigna du doigt en échangeant quelques phrases avec ma cible. Celle-ci me jeta un regard noir, auquel je répondis par un sourire resplendissant. Visiblement à contre cœur, il s’approcha de moi. Je lui tendis la main alors que de l’autre, je lui montrai ma carte de presse. Je fus obligé de lever légèrement ma tête pour croiser son regard. Bénissant mes talons, je maudissais quand même les photos pour l’avoir rendu moins imposant qu’il ne l’était en réalité. Mais tant pis. J’en avais cogné des plus robustes, au lycée, et je n’avais rien perdu de ma verve.

-Mr. Nate Stark, saluai-je pour commencer. Jimie Aldenarya, de BH Radio. J’aimerais vous poser quelques questions. Mais d'abord, à titre personnel, c’est juste que vos deux collègues là sont surclassés ou alors vous effrayez tous les autres agents ?

Le regard qu’il me lança me dissuada de poser d’autres questions « à titre personnel ». Je sortais mon magnétophone et mon carnet sous son œil attentif. Il savait bien qu’il valait mieux coopérer avec les journalistes. J’étais la première à l’admettre, nous pouvions êtres aussi résistants que des chiens enragés lorsque nous n’avions pas assez d’informations. Je relevai la tête vers lui, les lèvres encombrées d’un sourire amusé. Je sentais que lui tirer quelques vers du nez n’allait pas être facile et ça me plaisait. J’appuyais sur le bouton ►.

-Bien, Mr. Stark. Première question officielle, donc. Pouvez confirmer que la victime est le résident de cette maison, Mr. Walsh, 46 ans ?


© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Mar 19 Mai - 18:52


 
Crime Scene : Do not cross

 

Jimie Aldenarya & Nate Stark
Encore un. Encore un mort dans cette étrange ville. Ça devait être le croque-mort qui devait être content. J’étais donc devant le fameux mort, observant son cadavre. La technique semblait similaire que celle qu’utiliser le meurtrier des nombreuses autres victimes. Le « Dépeceur », l’appelait les médias. Certes, la victime n’avait plus de peau, comme les autres, mais je pouvais mettre ma main à couper, et bien plus, que ce crime n’avait été fait que par un simple imitateur. Déjà, on ne trouvait jamais ses victimes chez elles mais cachées. Certes, on les tests d’ADN étaient en cours, donc on été pas sûr qu’il était le propriétaire de la maison, mais même si ce n’était pas le cas, le Décepteur ne laissait pas ses victimes dans de tels endroits. Après, il y avait autre chose, que je ne pouvais pas vraiment expliquer à mes supérieurs. Les victimes du décepteurs étaient toutes, sans exception, des Omega.  Certes, je n’avais pas eu la chance de voir les cadavres des premières victimes, mais j’avais pues me rendre discrètement près de leurs anciens lieux de résidences et j’avais pues sentir leurs odeurs qui étaient encore légèrement présentes. L’homme devant moi était un humain.

Je soupirai, me relevant. Je regardais encore autour de moi, reniflant légèrement. Je ne me trompais pas, il n’y avait pas d’odeur de loup ou de créature surnaturelle. Je décidais de faire un tour rapidement, pour le principe, et voir s’il n’y avait pas un indice que mes collègues… plus ou moins… inattentif, pourraient rater. Je ne vis rien d’anormal jusqu’à ce que je me rends dans la chambre de la supposée victime, à l’étage. Je jetais rapidement un coup d’œil dans cette salle, comme j’avais fait dans les autres. Je manquais de rater quelque chose de… très très important. On pouvait voir sur le meuble de chevet, sur son coin supérieur, du sang, plus ou moins frais. Ça leur ira, ils pourront me dire merci, car comme toujours, je faisais sans doute le plus gros de leurs boulots.

Une fois cette découverte faite, je descendis avant de sortir de la maison. Tout en descendant les escaliers, j’avais enlevé ma chère veste bleu foncé avec écrit, en jaune, à l’arrière « FBI ». Je n’aimais pas me balader en ville avec, même si c’était une veste que j’appréciai beaucoup. En ville, je voulais me faire discret pour ne pas me faire déranger par tous types de personnes aimant ou pas le FBI.


Alors que j’allais me dépêcher de partage mon humble découverte à un de mes… idiots, même si je n’aimais point utiliser cet adjectif grossier, de collègues, je vis deux d’entre eux parler à une jeune femme. Elle était assez petite, et elle portait des talons. Sans talons, elle devait être vraiment petite. Il avait eu raison de mettre des talons, sinon on n’arriverait pas à a voir dans cette foule. Je fus étonné de voir un des deux venir me parler.

-Stark, y a une journaliste qui veut te parler. Elle semble déterminée, et elle est pas mal…

Je regardais mon collègue. « Elle est pas mal » ? Tant mieux pour son petit ami ou son futur petit ami, mais moi, je m’en foutais. Je ne prenais pas part aux jeux bête et naïf auquel jouer depuis toujours les hommes et les femmes. Après, ma vraie question, était, pourquoi moi ? Pourquoi pas à un des autres agents. Je n’avais pas que ça à faire. Les journalistes, ils étaient tellement têtus et ils se prenaient pour le centre de monde. Les civiles iraient bien mieux si ils n’étaient pas au courant de toute les horreurs qui se passaient dans les mondes. Je finis par regarder la jeune femme avec un regard noir malgré moi que mon collègue pointait du doigt. Cette dernière me sourit.        

-Ok, je vais voir ça. Par contre, si j’étais toi, j’irai voir dans la chambre à l’étage.

Sur ce, je laissais mon interlocuteur pour aller voir la jeune femme. J’espérai qu’elle n’allait pas trop embêtante et qu’elle n’allait  me poser des tonnes de questions, que je puisse vite partir et continuer à travailler sur mon affaire, toujours en cour. Une fois arrivé devant elle,  elle me tendit la main tout en me montrant sa carte de presse. Je lui serrai la main, faisant attention de ne pas trop la serrer,  tout en lisant son nom sur la carte.  Je me retins de sourire amusée en la voyant lever sa tête pour croiser mon regard. Je finis par lâcher sa main et fit de même.



-Mr. Nate Stark. Jimie Aldenarya, de BH Radio. J’aimerais vous poser quelques questions. Mais d'abord, à titre personnel, c’est juste que vos deux collègues là sont surclassés ou alors vous effrayez tous les autres agents ?

Jimie Aldenarya, comme ce qui avait été écrit sur sa carte. Je fus qu’à moitié étonné qu’elle savait comment je m’appeler. Les journalistes savaient tout mieux que tout le monde et  fourrait leurs nez partout. J’arquais légèrement un sourcil quand elle me posa sa question à « titre personnel ». Il était vrai que je pouvais effrayer les gens quand je le voulais. Ma carrure assez impressionnante, grâce à mes entrainement de chasseur, et l’air menaçant que mon côté loup m’aidaient beaucoup à effrayer les gens. Mais je ne le faisais que rarement et je n’y prenais point de plaisir. Je le faisais seulement quand on m’y obligé, qu’on me marchait sur les pieds ou quand on se mettait au milieu de ma route.

-Enchanté Mlle Aldenarya. Pour vos questions, essayé de les poser rapidement, j’ai beaucoup de travail à faire. Si pouvez parler en marchant, ça serra encore mieux. Et pour répondre à votre question que vous posez à, je cite, « titre personnel », je n’effraies pas tous les autres agents, mais je pense que, oui, ces deux là on était surclassés.

Je la regardais sortir son magnétophone et son carnet. Espérons, qu’elle sache faire vite.  Je savais très bien qu’il valait mieux répondre à toutes leurs questions, ou au maximum, si on voulait qu’après, ils nous laissent tranquille. Je la vis relevait la tête tout en souriant amusé. Je n’étais pas sortit de l’auberge avec elle.

-Bien, Mr. Stark. Première question officielle, donc. Pouvez confirmer que la victime est le résident de cette maison, Mr. Walsh, 46 ans ?


Je commençai à marcher, prenant l’itinéraire qui n’était pas le plus rapide, ni le plus long, pour rentrer à mon hôtel.  Je pris quelques secondes pour trouver quoi lui répondre, sans donner quelques informations que je le FBI ne voulait pas encore partager avec la presse.

[color=#0000ff][b]-Nous ne pouvant pas vous le confirmer à 100% que c’est bien Mr. Walsh, mais il y a de grandes chances que ça soit bien lui. Nous pourrons bientôt vous répondre si c’est bien lui, ou si c’est quelqu’un d’autre et qu’il y a une chance que Mr. Walsh est encore en vie. Pour l’instant, tout porte à croire que c’est lui vu qu’il vivait seul dans cette maison et que nous n’avons aucune trace de lui.
 
(c) AMIANTE



Dernière édition par Nate Stark le Mer 26 Aoû - 19:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Sam 23 Mai - 23:09

Nate & Jimie


D’un air ennuyé, Stark me débita le blabla habituel sur le fait qu’il n’avait pas beaucoup de temps à me consacrer à cause de l’enquête en cours. Je sentais bien qu’il prenait sur lui pour ne pas se débarrasser de moi au plus vite et bien qu’il ait commencé sa tirade par un « Enchanté », il ne le semblait pas plus que cela. Les fédéraux n’aimaient jamais parler aux journalistes, encore moins lorsque nous avions un magnétophone pour ne pas perdre une miette de notre entrevue. Nate me demanda si je pouvais travailler en marchant, après quoi il se fraya un chemin entre la foule. L’exercice était bien plus facile pour lui que pour moi, aussi je me contentais de rester dans son dos tandis qu’il m’expliquait que les deux idiots auxquels j’avais eu affaire avaient bel et bien été surclassés. Le ton professionnel et dénué de méchanceté sur lequel il avait répondu m’avait amusée. Il devait être habitué à garder sa neutralité et son sang-froid et je ne pouvais m’empêcher de m’imaginer, tout en regardant son dos plutôt imposant, à quoi il devait ressembler lorsqu’il perdait le contrôle de lui-même dans les bras d’une femme. J’étais bien décidée à le savoir, mais mon travail passait avant tout et mon magnétophone tournait encore.
Nous quittâmes enfin la foule et commençâmes à marcher, lui un peu devant et moi qui peinait à suivre le rythme de ses jambes trop grandes. Je regardai de tous les côtés pour deviner l’endroit où nous allions, mais n’ayant pas pris le temps de refaire le tour de la ville, je me figurais que je n’en savais rien. Suivre un inconnu, aussi fédéral soit-il, dans des rues tout aussi inconnues, n’était certainement pas une très bonne idée, surtout avec les tarés qui trainaient dans la ville ces temps-ci. Pour ce que j’en savais, Nate Stark pouvait être un loup, ou pire, le Dépeceur.

-Nous ne pouvant pas vous le confirmer à 100% que c’est bien Mr. Walsh, mais il y a de grandes chances que ça soit bien lui. Nous pourrons bientôt vous répondre si c’est bien lui, ou si c’est quelqu’un d’autre et qu’il y a une chance que Mr. Walsh est encore en vie. Pour l’instant, tout porte à croire que c’est lui vu qu’il vivait seul dans cette maison et que nous n’avons aucune trace de lui.

Je poussai un léger soupir de soulagement en apprenant que la victime vivait seul. Il n’y aurait pas d’enfants traumatisés par sa mort, pas de pleurs trop dramatiques lors de son enterrement. Je soupirai, reprenant le contrôle de mes pensées. La mort de mes parents m’avaient rendus bien trop sensibles à certaines choses, mais je devais prendre les devants sur mes émotions.

-Donc vous n’êtes pas si acculé que ça par le travail, tant que vous n’avez pas la confirmation que la victime est bien Mr.Walsh. On pourrait aller boire un verre, lui proposai-je, narquoise, sachant très bien qu’il refuserait. Pardon, je m’égare. Reprenons. Si l’identité de la victime n’est pas certaine, pouvez-vous au moins confirmer que c’est bel et bien la victime du Dépeceur de Beacon Hills ?

Je savais la particularité des victimes du Dépeceur, mon père ayant fait des dossiers sur l’affaire, ainsi que la liste, plus ou moins fidèle, des loups-garous de la ville. Mr.Walsh n’était pas dedans et je doutais que le Dépeceur ait fait une erreur dans son choix. Instinctivement, je portais une main à mes pendentifs : une griffe coulée dans l’argent et un triskel en bois. Mon collier attira l’attention de Nate une demi-seconde. Je fis glisser les pendentifs sous mon haut pour les dissimuler à sa vue. Je ne pouvais m’empêcher de me demander s’il était humain ou non. Si la réponse était négative, je pourrais lui faire part des avancées de mon père, s’ils ne les connaissaient pas encore lui-même.

-Les rumeurs courent en ville qu’il y a un imitateur. La victime correspond-t-elle aux critères que se fixe le Dépeceur ?

La rumeur n’existait pas, mais Mr.Stark n’avait pas besoin de le savoir. J’avais besoin de cette
information et s’il était de bonne humeur, il coopérerait sans se soucier du petit peuple paranoïaque. Nous marchions désormais côte à côte, nos épaules se frôlant l’une à l’autre pour que je puisse lui coller le magnétophone près du visage. Je ralentis légèrement en commençant à sentir une douleur s’attaquer à la plante de mes pieds. Je grognai contre mes talons et repoussai la douleur. Je ne savais pas combien de temps Stark comptait nous faire marcher, mais j’espérais que ce ne serait plus trop long et qu’il resterait aussi chaleureux que maintenant, histoire qu’il me vire rapidement pour retrouver mes baskets plates.



© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Dim 24 Mai - 9:58


   
Aller boire un verre

   

Jimie Aldenarya & Nate Stark
 
Je jetais un rapide coup d’œil à la journaliste pour voir si elle arriver à me suivre.  Elle avait un peu de mal à me suivre alors qu’elle regarder autour d’elle, sans doute pour essayer de deviner où nous allions. Je fus tenté d’accéléré pour essayer de la perdre et être tranquille plus vite. Si j’avais voulus faire cela,  j’aurai dus prendre l’itinéraire le plus court et ce n’était pas très… gentil ? Ce n’était pas sa faute si elle avait des jambes ridiculement courtes. Et dire qu’elle portait des talons… Je plaignais vraiment les gens petits. Mais bon, je me trouvais moi-même trop petit à mon gout. Pour compenser cette taille qui ne me plaisait guère, j’avais beaucoup beaucoup fréquenter les salles de sports pour ne pas perdre la musculature que mon père m’avait obligé à avoir en plus celle de loup. Malgré moi, je ne pouvais m’empêcher de vouloir le remercier alors que c’était sans doute la seule personne que je prendrais plaisir à tuer.

Le soupir de la jeune femme me fit revenir sur terre. Il ne fallait pas que je m’égare et que je me concentre sur elle pour ne pas dire de bêtises. Je la regardais du coin de l’œil, me demandant pourquoi elle avait soupiré. Elle l’avait fait quand je lui avais dit que la victime vivait seul… Je vois. Elle était du genre à plaindre les autres d’une perte apparemment… En avait elle subit une ? Ou était-ce juste une émotion qu’avait un humain normal ? Peut être les deux. Je n’avais pas de moyen de la savoir.

-Donc vous n’êtes pas si acculé que ça par le travail, tant que vous n’avez pas la confirmation que la victime est bien Mr. Walsh. On pourrait aller boire un verre. Pardon, je m’égare. Reprenons. Si l’identité de la victime n’est pas certaine, pouvez-vous au moins confirmer que c’est bel et bien la victime du Dépeceur de Beacon Hills ?



Je dus me retenir de sourire amusée. Elle se trompait, j’avais encore du travail. Je n’étais pas là pour m’occuper du meurtre d’aujourd’hui. Je devais attraper le gros poisson que la police incompétente n’arrivait pas à attraper et… d’autres « petites »choses. Et après on se demandait pourquoi j’avais préféré le FBI à la police. Les agents de polices étaient juste des civiles pas assez bon pour rentrer au FBI ou à la CIA mais qui voulait quand même se sentir supérieur et ressentir, très rarement, de l’adrénaline.

J’arquais un sourcil quand Mlle Aldenarya proposa d’aller boire un verre, d’un air narquois. Je ne pris même pas la peine de répondre. Elle devait déjà connaitre la réponse. Je ne m’étais allé avec une femme que très rarement, et je ne comptais pas que ça change. J’avais bien mieux à faire. Je continuais donc de marcher, attendant qu’elle se re concentre sur son boulot.  Ça question m’embêta et je ne savais pas vraiment quoi y répondre. J’allais devoir répondre à cette question, sans connaitre les ordres de mes supérieurs qui ne savaient pas encore ma découverte : on avait un Dépeceur numéraux deux. Sans doute un moins doué.

J’allais finir par répondre à sa question quand je la vis porter une main à deux pendentifs d’un collier qu’elle portait autour du cou. Je m’arrêtais soudainement à leurs vue. Un triskell en bois et une griffe qui semblait être en argent.  Je me souvins de la cave. Cette cave dans laquelle mon père m’enfermait durant la pleine lune et qu’il essayait de me faire répéter les trois noms qui se rapportaient aux trois spirales, avant d abandonner, comme toujours, et d’utiliser la douleur pour me calmer.  La jeune femme cacha son collier.

-Les rumeurs courent en ville qu’il y a un imitateur. La victime correspond-t-elle aux critères que se fixe le Dépeceur ?

Je n’avais pas recommencé à marcher, et maintenant je la regardais. Elle n’était pas un  garou, mais elle connaissait le monde surnaturel. Etait elle une de ces fameux Druides dont mon père n’avait pas comprit le principe et qu’il n’avait pues  m’en expliquer le rôle ? C’était  fort possible. Ça pouvait être une Banshee aussi, mais une Banshee  avec ce collier ? Possible mais je pencherai plutôt sur Druide. Et sa question. Elle inventait la rumeur. Je pouvais  entendre son cœur changer de rythme et je faisais très attention aux rumeurs. Certes, j’ai pues en rater une, mais si je ne me trompais pas, c’était la première fois que l’imitateur agissait.

-Éteignez votre mégaphone si vous voulez connaitre ma réponse.

Je me remis à marcher, ne prenant pas garde si elle me suivait ou pas. Je la vis me rattraper en courant du mieux qu’elle pouvait avec ses talons qui semblait lui faire horriblement mal, vu son expression et le grognement que j’avais entendu quelques secondes avant ma réponse. Je jetais un coup d’œil au mégaphone, vérifiant qu’il était bien éteint.

-Vous avez raison, la victime ne correspond pas aux critères avec lesquels le Dépeceur choisit sa victime, mais vous le savez déjà. Vous voulez tout simplement me tester.  Déjà, je pense que nous avons à faire à un imitateur pour, tout bêtement à cause de l’emplacement de là où il a laissé le corps, et parce que la victime est un humain, pas un oméga.


Je le regardais du coin de l’œil. Elle semblait en savoir long. Soit elle était mêlée, soit c’était une Druidesse au courant. Dans tout les cas, je devais lui soutirer des informations, qui pourraient m’être très utiles pour l’enquête. Je vis de l’autre côté de la rue un bar, et me rappela de sa proposition. Je reportais mon intention sur la journaliste

-Finalement, je pense accepter votre proposition d’aller boire un verre. Vous semblez en savoir plus que vous le prétendez, et je commence en avoir marre de vous entendre grogner contre vos talons.
   
(c) AMIANTE



Dernière édition par Nate Stark le Mer 26 Aoû - 19:31, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Sam 30 Mai - 17:53

Nate & Jimie


J’avais su que j’avais mis la main sur un loup au lourd passé ainsi qu’à des informations de première classe au moment où Stark s’arrêta net en voyant mes pendentifs. Un éclair de colère mélangée à de la douleur était passé sur son visage, avant qu’il ne reprenne son air sans expression. Il prit grand soin pour me détailler, me jauger.

-Éteignez votre mégaphone si vous voulez connaitre ma réponse.

Un frisson d’excitation et d’appréhension me parcouru. Enfin, nous entrions dans le vif du sujet et je ne voulais pas louper ma chance d’en savoir plus sur cette affaire et sur les psychopathes qui régnaient sur Beacon Hills. Et j’étais désireuse d’en apprendre plus sur le loup qui me faisait face. Je lui obéis donc et appuyais sur ■ avant de reposer mon regard sur lui. Il avait toute mon attention… Mais il recommença à marcher sans même se soucier de moi. Je pris grand soin de le suivre en le fusillant des yeux, prête à lui faire une remarque après qu’il m’ait confié ce qu’il avait à dire.

-Vous avez raison, la victime ne correspond pas aux critères avec lesquels le Dépeceur choisit sa victime, mais vous le savez déjà. Vous voulez tout simplement me tester.

Mon cœur loupa un battement avant de se reprendre. Bien sûr que je le testais et qu’il le savait. C’était clairement un loup. Je ne dis pas un mot, le laissant continuer.

-Déjà, je pense que nous avons à faire à un imitateur pour, tout bêtement à cause de l’emplacement de là où il a laissé le corps, et parce que la victime est un humain, pas un oméga, avoua-t-il en me regardant discrètement.

Son aveu m’arracha une grimace de surprise. Si je savais qui il était, l’inverse était tout aussi vrai. Je m’efforçai d’adopter un visage tout aussi neutre que le sien, avec moins de succès. Je n’avais jamais été douée pour dissimuler mes émotions. Le mensonge par contre, c’était une autre histoire. D’un regard circulaire, Nate scruta les environs avant de se tourner complètement face à moi.

-Finalement, je pense accepter votre proposition d’aller boire un verre. Vous semblez en savoir plus que vous le prétendez, et je commence à en avoir marre de vous entendre grogner contre vos talons.
-Essayez de marcher avec 10cm de talons, Mr.Stark, nous verrons bien lequel de nous deux grognera le plus fort. Et je suis sérieuse. Je vous mets au défi de le faire, souriai-je en coin avant de me diriger vers le bar.

Le bar en question était étrangement old school. Un billard trônait dans la salle, derrière une rangée de boxes dans lesquels se trouvaient des banquettes individuelles et des tables. Du vieux rock venait égailler le tableau. J’aimais déjà cet endroit et l’odeur de tabac qui y régnait. Je m’avançais jusqu’au comptoir, parfaitement à l’aise. Je commandais un milkshake au chocolat avec ration de chantilly et attendis que Nate fasse de même avant de m’installer vers le boxe le plus éloigné du comptoir et de prendre place sur l’une des banquettes.

-Mr.Stark, je suis sûre que vous pensez déjà à me soutirer des informations. Qu’on soit clair : vous ne me soutirez rien, j’accepte juste un deal. Votre avancée sur l’enquête au jour le jour contre mes informations. Et je peux vous assurer que c’est équitable. Après tout, vous m’empêchez de dévoiler le scoop de l’année à mes auditeurs.

J'envoyais valser mes chaussures avec un soupir de soulagement, heureuse de me débarrasser de cet instrument de torture. Je n'étais pas certaine que Nate Stark accepte le marché, mais j'étais prête à tout pour suivre cette affaire. C'était mon travail, autant en tant que journaliste que Druide. Je rangeais mon magnétophone et mon carnet de note dans mon sac tout en le regardant. J'étais prête à commencer, lui montrant ainsi ma bonne volonté et ma parole.

-J'ai des dossiers sur la quasi totalité de chaque habitants surnaturels de cette ville, croisés avec les dossiers de la police et certains des fédéraux. Loups, Banshees, Kitsunes... N'importe qui, n'importe quoi, commençai-je, omettant volontairement mon père qui avait fait tout le boulot. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. Et j'espère que vous avez une parole, Nate Stark.

Je lui souris avant de tourner mon regard vers le barman qui apportait nos commandes. Saisissant mon milkshake, je goûtais la chantilly du doigt avant de l'attaquer à la cuillère.


© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Sam 6 Juin - 9:36


 
Une Dernière Question

 

Jimie Aldenarya & Nate Stark
Je la vis grimacer quand je lui annonçais que l'on avait bel et bien à faire à un imitateur et non au dépeceur, avant d'essayer d'afficher un visage neutre, mais ce n'était pas encore ça. Elle avait encore besoin d'entrainement pour bien y arriver. Mais ce n'était pas important, à ce moment précis. Je regardais rapidement autour de nous avant de voir un bar qui pouvait faire l'affaire. Je me retournais vers Mademoiselle Aldenarya, la regardant, avant de lui dire que, finalement, j'acceptais sa proposition d'aller boire un verre.

-Essayez de marcher avec 10cm de talons, Mr. Stark, nous verrons bien lequel de nous deux grognera le plus fort. Et je suis sérieuse. Je vous mets au défi de le faire.


J'arquai un sourcil en la regardant, avant de la suivre alors qu'elle partait vers le bar avec un sourire en coin. Je me retins de grommeler qu'elle pouvait toujours rêver. Mais de toute façon, même si par un miracle je me retrouvais à bien vouloir en mettre, je doute qu'elle trouve une paire à ma taille, sujet clos.

Nous finîmes par rentrer dans le bar. La première chose qui me frappa fut l'odeur de tabac, que je n'appréciais pas spécialement. Je regardais rapidement la décoration qui était assez soignée pour créer l'impression de revenir dans le temps avec les boxes composés de banquettes et de tables et le billard. Bien sûr, ils n'avaient pas oublié le plus important : la musique. On pouvait entendre du vieux rock, qui me plaisait assez. Je vis Jimie s'avancer vers le comptoir et je me dépêchais de faire de même, les mains dans les poches.

Elle commanda un milkshake au chocolat avec de la chantilly alors que, pour ma part, je commandais un café filtre, de quoi restais bien concentrer sur la jeune femme malgré mon assez important manque de sommeil. Je travaillais trop et dormais pas assez, mais quand on devait arrêter un tueur en série, c'était normal. Une fois les commandes faites, nous allâmes nous installer au box le plus éloigné du comptoir, de quoi être le plus loin possible des oreilles indiscrètes.

-Mr. Stark, je suis sûre que vous pensez déjà à me soutirer des informations. Qu’on soit clair : vous ne me soutirez rien, j’accepte juste un deal. Votre avancée sur l’enquête au jour le jour contre mes informations. Et je peux vous assurer que c’est équitable. Après tout, vous m’empêchez de dévoiler le scoop de l’année à mes auditeurs.


Est-ce que je devais accepter son marché ? Non. En tout cas, pour l’instant, non. J’avais d’abord besoin de m’assurer qu’elle avait bien  des informations  qui pouvaient se révéler importantes pour mon enquête. Elle ne m’avait pas directement dit qu’elle en avait, elle avait fait des sous-entendus. J’avais besoin qu’elle me le dise, sans sous-entendus, pour que je puisse être sûr qu’elle ne me mentait pas. C’était tellement facile de jouer sur les mots et je ne comptais pas me faire avoir comme un débutant.

-J'ai des dossiers sur la quasi totalité de chaque habitants surnaturels de cette ville, croisés avec les dossiers de la police et certains des fédéraux. Loups, Banshees, Kitsunes... N'importe qui, n'importe quoi. A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle. Et j'espère que vous avez une parole, Nate Stark.


Je l'avais regardé dans les yeux, écoutant son rythme cardiaque. Il n'avait pas changé. Soit elle était une menteuse incroyable qui pouvait garder le même rythme cardiaque en mentant, ce qui était presque impossible, soit elle avait dit la vérité. De toute façon, si elle devenait louche, je pourrais toujours omettre quelques petits... détails.

Je la vis sourire avant de regarder autre chose. Je suivis son regard et vis le barman avec nos commandes. Il me tendit mon milkshake et je le pris en le remerciant alors que Jimie prenait le sien avant d'attaquer la chantilly. J'attendis que le barman reparte avant de reposer mon attention sur la femme en face de moi

-Je pense que le jeu vaut bel et bien la chandelle. Certaines de vos informations peuvent être inutiles dans cette affaire à vos yeux, mais bien utile pour moi. Qui sait, vous avez peut-être raté quelque chose... car pour l'instant je doute que vous avez trouvé quelque chose... mais peut-être n'avez-vous pas cherché tout simplement ?


Je la regardai, soufflant doucement sur mon café pour le faire refroidir. Je ne comptais pas me bruler. J'en bus un tout petit peu. Le café était fort mais j'avais l'habitude d'en boire après le nombre de petites nuits je faisais. Je posais mon café sur la table, ayant une dernière question à poser à la jeune femme avant d'accepter son marché.

-Mais j'ai une dernière question. La question peut vous sembler bête, mais elle est importante, sans quoi je ne peux pas vous faire confiance... Commençai-je avant de la regarder dans les yeux et de poser mes avant-bras sur la table. Êtes-vous le dépeceur ou êtes-vous de n'importe quelle façon plus ou moins coupable de ses crimes ?


Je doutais que sa réponse était oui, mais je ne préférai pas me tromper et travailler avec l'ennemi sans le savoir.

 
(c) AMIANTE



Dernière édition par Nate Stark le Mer 26 Aoû - 19:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Mar 16 Juin - 23:16

Nate & Jimie


Faire face à des fédéraux m’avait toujours un peu intimidé. Tout d’abord parce que j’avais déjà eu quelques problèmes avec la justice et que mon casier était entaché par quelques plaintes pour «agressions ». Ensuite parce que tout ce qui sortait de leur bouche était préparé à l’avance, calculé pour ne pas en dire trop, mais tout de même juste assez pour nourrir les chiens enragés que nous étions, nous les journalistes. Et quant bien même j’adorais le fait de creuser et de tout faire pour obtenir plus d’informations que la limite autorisée, je devais bien avouer que le travail était éreintant. Mais face à Nate, il y avait une autre raison pour laquelle il m’intimidait : son attitude trop neutre et sa carrure. Surtout le fait que je ne savais pas où je me trouvais, aussi sympathique qu’était ce bar. Il pouvait être n’importe qui, il pouvait être le Dépeceur en personne et je n’en avais aucune idée… j’écartais quand même cette piste d’un revers de la main, prenant la parole d’une voix bien plus assurée que je ne l’étais en réalité. Elle ne trembla pas, ne faillit pas une seule fois, ce qui valait mieux puisque Stark me scrutait. J’étais même sûre qu’il analysait mon rythme cardiaque pour se décider ou non à me faire confiance.
A la fin de ma tirade, une tension s’installa, accrue par le silence qui régnait dans le box, uniquement brisé par le vieux rock. Nate continuait de me scruter, jaugeant l’importance de mes révélations et la portée que pourrait avoir mes informations sur son enquête. J’espérais qu’il accepte : cela me donnerait des occasions pour le revoir, mais avant tout, j’aurais des informations pour mes auditeurs. Si j’estimai que la population de Beacon Hills méritait d’être tenue au courant des actes du Dépeceur et des avancées de l’enquête, j’estimai aussi que les renseignements que je leur transmettrais seraient minimes, pour ne pas empiéter ou même saboter le travail des enquêteurs. Le plus tôt ce malade serait arrêté, le mieux ce serait.

-Je pense que le jeu vaut bel et bien la chandelle, avoua-t-il, provoquant une vague de fierté chez moi. Certaines de vos informations peuvent être inutiles dans cette affaire à vos yeux, mais bien utile pour moi. Qui sait, vous avez peut-être raté quelque chose... car pour l'instant je doute que vous avez trouvé quelque chose... mais peut-être n'avez-vous pas cherché tout simplement ?, questionna-t-il plus pour lui que pour moi en avalant une gorgée de café.

Son geste me rappela à ma boisson. Je finis la chantilly avec gourmandise avant de prendre quelques goulées et de m’étouffer à sa question. Etais-je le Dépeceur ou étais-je d’une certaine façon plus ou moins coupable de ses crimes ? C’était quoi, cette question ? Je toussai, éructai, une main à ma bouche, avant de finalement reprendre mon souffle, la gorge irritée.

-C’est une blague ? Vous avez vu mon gabarit, vous pensez vraiment que j’aurais pu tuer des loups ?, dis-je, légèrement agacée par mon étouffement partiel. Mais d’accord, supposons que j’ai le physique adéquat. Comme je pense que vous allez vérifier mon identité, autant vous éviter des recherches inutiles. Quand les premiers meurtres ont eu lieu, j’étais à Albuquerque, je bossais pour le journal de la ville. Je suis revenu à Beacon Hills il y a deux semaines, dis-je sans trop m’étendre sur la raison de mon retour. Maintenant à vous de me parler de vous. J’aime connaître les gens avec qui je collabore. Quelle est votre histoire, Nate Stark ? Bien, je vous présente un second deal, proposai-je après quelques secondes de silence. Vous dévoilez un point de votre vie, n’importe lequel, et je dévoile aussi l’un des miens, sur le même sujet. C’est équitable et rien de ce qui est dit ici ne sera diffusé sur la radio de la ville. Je vous le promets, assurai-je en reprenant prudemment une gorgée de milkshake pour atténuer la douleur qui avait envahie ma gorge quelques instants plus tôt.

Sans lâcher son regard, je lui offris un sourire qui signifiait que je n’étais pas prête à lâcher l’affaire. Je voulais pouvoir établir avec lui une confiance professionnelle et pour ça, je voulais apprendre à le connaître. C’était toujours utile pour exploiter les faiblesses des autres, même si je doutais qu’il en révèlerait beaucoup. Après tout, celle qui avait le plus à perdre dans cette histoire, c’était moi.



© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Sam 18 Juil - 10:21


 
Nouveau Deal

 

Jimie Aldenarya & Nate Stark
Je la vis s'étouffer. Elle ne s'attendait pas cette question, et je pouvais la comprendre. Elle commença à me parler de son gabarit. Certes, elle n'avait pas assez de force physique pour maîtriser des loups, mais j'avais appris que même l'homme avec  le moins de force sur la terre, pouvait réussir à tuer. Il fallait juste être intelligent, toujours avoir le même plan qui fonctionne, et ça compensait la force physique.  A ma plus grande honte, j'avais failli en faire la vérification si mon partenaire sur l'affaire de m'avait pas trouvé avant que l'autre fou décide de tester combien de voltage je pourrais supporter avant de devenir une saucisse qu'on a laissé trop de temps sur le barbecue. Ça m'avait rendu un peu paranoïaque.

-Ne jamais sous estimer ses ennemis. Tu n’as peut-être pas la force, mais je suis sûr que tu en as assez là-dedans pour compenser ce manque de force musculaire.

Je l'écoutais silencieusement, attentif, son résumé de où elle était quand les meurtres ont commencé. Je notais mentalement le nom de la ville au cas où j'avais des hésitations sur sa bonne foie, même si elle ne m'avait pas encore mentit. Son retour m'intriguait en revanche. Ça n'avait sans doute rien à voir avec l'affaire mais j'aimais comprendre mes collaborateurs pour pouvoir mieux fonctionner. Le pourquoi aurait pu vraiment m'aider, mais je n'allais pas le demander. Du moins, pour l'instant.

J'arquai légèrement, contre moi, un sourcil lorsqu'elle proposa un second deal, bien différent du premier. Je révélais quelque chose sur moi, et elle faisait de même. Je n'aimais pas vraiment parler de moi, et surtout de mon passé, mais j'allais faire un effort et être bon joueur. J'eus un sourire amusé en l'entendant dire que rien ne sera diffusé à la radio. Ça me donna vraiment envie de jouer. Après tout, elle ne peut pas être pire que le psychologue qui faisait passer les tests avant de rentrer au FBI. Un vrai fouineur et casse-pieds celui là…

-Eh bien j'accepte votre deal ,vu que je suis sûr de ne pas passer à la radio, ce qui est une bonne nouvelle et très... Rassurant ?

Je regardais longuement la jeune femme devant moi, me demandant par quoi j'allais commencer. Soit je commençais direct, passant à des questions plus ou moins personnelles comme celle qui me trottait par la tête, soit j'y allais peu à peu, en essayant de ne pas la brusquer. Je savais que vu son caractère, la deuxième technique n'allait pas sans doute servir à grand-chose, mais je la choisis quand même, histoire de me détendre.

-Ma couleur préférée est le bleu. Bleu cyan ou bleu saphir pour être plus précis, même si les deux teintes sont opposées.

La journaliste allait sans doute trouver mon information inutile et/ou me trouver bête, mais je préférai commencer par des informations de ce genre. Je finis rapidement mon café, me remettant un peu plus sur pied, me disant que ça risquait de durer un petit bout de temps et je détestais le café froid.

HRP:
 

 
(c) AMIANTE



Dernière édition par Nate Stark le Mer 26 Aoû - 19:46, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Sam 25 Juil - 20:40

Nate & Jimie


J'avais remarqué que Nate faisait attention à ce que je disais. A tout. Même aux petits détails, comme mes études à Albuquerque... Histoire qu'il prendrait sûrement grand soin de confirmer lorsque nous nous quitterions. Bien. Au moins, nous étions sur la même longueur d'onde. Pourtant, je voyais que la raison de mon retour restait une grande interrogation pour lui, et j'aurais aimé que ce point reste un détail, même si c'était loin d'être la vérité. Je lui proposais donc un deal, qu'il accepta après avoir longuement envisagé la question.

-Eh bien j'accepte votre deal ,vu que je suis sûr de ne pas passer à la radio, ce qui est une bonne nouvelle et très... Rassurant ?

Je souris légèrement tout en hochant la tête. J'étais curieuse de voir par quel genre de question il allait commencer... Banales, ou brusques, pour rentrer directement dans le vif du sujet ? J'optais pour la seconde. Nate Stark semblait être un type occupé et je doutais qu'il apprécie assez ma compagnie pour vouloir prolonger notre entrevue plus que nécessaire.

-Ma couleur préférée est le bleu. Bleu cyan ou bleu saphir pour être plus précis, même si les deux teintes sont opposées.

Oh, pensai-je sans pouvoir m'empêcher de froncer les sourcils. Alors, il voulait se la jouer comme ça ? Je me mordis la lèvre pour choisir une question. Je n'avais pas envie de paraître impatiente, même si je l'étais clairement. D'un autre côté, cela me permettait d'apprendre à le connaître. Certes, il y avait des techniques plus subtiles pour arriver à ce but, mais maintenant que c'était lancé...

-Je préfère le bleu saphir, avouai-je avant de boire une gorgée, réfléchissant à l'information que je voulais révéler sur ma personne. Je me teint souvent les cheveux. Brun, blond, roux... J'ai même fait du bleu, quand j'étais plus jeune, mais... Ma mère m'a obligé à refaire une teinture brune par dessus. C'était horrible, il y avait pas une mèche de la même teinte que les autres !

Un léger rire m'échappa en repensant à tous les regards intrigués auxquels j'avais eu droit. Beaucoup de mes petits camarades s'étaient foutus de moi, et j'avais hérité du joli surnom de Barbe Bleue. Mon petit ami de l'époque avait d'ailleurs rompu pour cette raison. Je secouais légèrement la tête, repoussant une mèche de mon visage avant de terminer mon milkshake. Nate me surprit à jeter un coup d'oeil à ma montre. Mal-à-l'aise, je me redressais légèrement avant de poser les mains à plat sur la table.

-N'allez pas penser que vous m'ennuyez, Nate Stark. Bien au contraire, vraiment. Mais j'ai quelqu'un d'important à aller chercher vers onze heure et demi. A l'école primaire. C'est... mon petit frère, en fait, confessai-je, m'embrouillant dans mes paroles. Je ne veux pas être en retard et le faire attendre seul sur le trottoir. Ca ferait de moi une très mauvaise sœur.

Ma mère oubliait souvent de venir me chercher pour déjeuner, si bien que je décidais la plupart du temps de marcher jusqu'au commissariat pour y retrouver mon père. S'en était au point où le matin, avant de partir, il prenait deux fois plus de trucs à manger pour que nous n'ayons plus faim tout les deux.  Je reposais mon regard sur le loup, conscient que mon rythme cardiaque avait accéléré à ce souvenir. D'une certaine façon, je l'autorisai à sauter toutes les questions polies pour arriver aux indiscrètes s'il le voulait. Mais le ferait-il ?
Une idée me traversa et je le coupai au moment où il ouvrait la bouche pour poser sa question.

-Vous voulez vous joindre à nous ? Je fais des supers pâtes carbonara, et tous les dossiers de mon père sont dans la maison. Et puis mon frère est un grand fan du FBI.


© Chieuze

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   Dim 26 Juil - 13:06


Proposition Inattendue



Jimie Aldenarya & Nate Stark
Je vis que la journaliste fut étonnée. C'est vrai que d'habitude je parlais le moins possible, ayant besoin de ma dose d'action. Mais j'avais besoin de me détendre un peu. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas eu de vacance, si j'en avais déjà eu, toujours entrain de faire une mission ou une enquête. J'allais donc profiter d'être ici avec mon informatrice curieuse. Si mes supérieurs décidaient de ne plus me faire confiance et me surveillait, j'aurai une bonne excuse pour avoir prit mon temps à la place d'aller tout droit au but : j'essayais d'installer une relation de confiance avec un allié très précieux. Techniquement, ce n'était pas faux donc je n'avais rien à craindre.

-Je préfère le bleu saphir. Je me teint souvent les cheveux. Brun, blond, roux... J'ai même fait du bleu, quand j'étais plus jeune, mais... Ma mère m'a obligé à refaire une teinture brune par dessus. C'était horrible, il y avait pas une mèche de la même teinte que les autres !

Elle préférait le bleu saphir. Elle se teignait souvent les cheveux ? Bonne chose à savoir, je n'allais pas être pris par surprise si d'un jour ou l'autre elle débarque avec une nouvelle couleur. Je me demandais bien quelle était sa couleur naturelle. J'eus rapidement la réponse, elle était brune d'origine. Je ne pus m'empêcher de sourire légèrement amusée lorsqu'elle parla de la fois qu'elle s'était teint les cheveux en bleu. Faire une coloration sur une coloration ? Je n'étais pas un expert en matière de cheveux et autres, mais ça semblait normal qu'avec ça elle avait eu des mèches de toutes les teintes.

C'était donc à moi de révéler une information sur moi. Qu'allais-je dire ? Il ne m'était rien arrivé d'aussi original ou amusant que sa teinture bleue. Je réfléchis et fini par trouver une plus ou moins bonne idée. J'allais révéler ce que j'avais choisis quand je vis la jeune femme jeter un coup d'œil à sa montre, avant qu'elle me regard, mal-à-l'aise tout en se redressant. Je me retins de froncer les sourcils. Elle voulait que je révèle des informations sur moi avant de me trouver ennuyeux ? Elle changeait rapidement d'avis.

-N'allez pas penser que vous m'ennuyez, Nate Stark. Bien au contraire, vraiment. Mais j'ai quelqu'un d'important à aller chercher vers onze heure et demi. A l'école primaire. C'est... mon petit frère, en fait. Je ne veux pas être en retard et le faire attendre seul sur le trottoir. Ca ferait de moi une très mauvaise sœur.

Voici donc pourquoi elle avait regardé sa montre. Elle avait un petit frère, dont elle devait s'occuper. Et ses parents ? Ce n'était pas leur travail de s'occuper de leur gosse ? Je décidai de garder cette question pour moi, me voyant mal la poser à la demoiselle du nom d'Aldenarya. J'allais lui répondre que ce n'était pas grave, que je comprenais, quand j'entendis son rythme cardiaque accélérer. Il avait été parfaitement normal lorsqu'elle m'avait parlé, prouvant qu'elle disait bien la vérité. Je crus deviner. Un souvenir pas très agréable venait la hantait. Je connaissais ça malheureusement. Elle me regarda et je devinais à peu près ce que voulait dire son regard. J'allais enfin finir par répondre quand elle me coupa :

-Vous voulez vous joindre à nous ? Je fais des supers pâtes carbonara, et tous les dossiers de mon père sont dans la maison. Et puis mon frère est un grand fan du FBI.

Je la regardai, sans cacher l'étonnement que j'avais eu sur le coup avant de me redresser, reprenant mon expression neutre. Elle m'invitait à manger avec elle et son petit frère ? Je ne m'y étais pas attendu, mais vraiment pas. J'aurai plutôt dit qu'elle allait proposer un rendez-vous, pendant lequel elle aura l'occasion d'assouvir sa curiosité et de me donner les fameuses informations qu'elle m'avait promit. Je la regardai hésitant. Je me voyais mal manger avec les deux, mais ça serait une occasion pour manger un vrai repas, pas les trucs que je faisais réchauffer au micro-onde quand il y en avait un dans la chambre d'hôtel ou les sandwichs que je mangeais tout en bossant. Ça allait aussi me permettre d'essayer d'en savoir plus sur elle, comme pourquoi elle était revenue à Beacon Hills et pourquoi c'était elle qui gérait son petit frère. Mais je noubliais pas de noter quelque chose d'important, l'excuse qu'elle m'avait servit. C'était pas ses dossiers, mais ceux de son père

-Pourquoi pas ? J'accepte, merci pour votre proposition. Mais à une condition. Laissez-moi payer votre boisson.


Sans attendre sa réponse, je fis signe au barman tout en sortant mon portefeuille de ma poche de jean arrière gauche et payais pour sa milk-shake et mon café, y ajoutant un petit mais correct pourboire comme j'en avais l'habitude. Une fois ceci fait, je reportais mon attention sur la jeune femme.
(c) AMIANTE

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Crime Scene : Do not cross * Nate & Jimie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Jamaica struggles to fight crime
» L'assassin revient toujours sur les lieux du crime. Diantre, qu'on l'arrête!
» Récit du cross de GENK (VBM)
» recit du cross de hamont a la VBM
» crime contre l' humanité

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Teen Wolf :: Rp's en vrac-
Sauter vers: