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 Prémices bestiaux × Toby × Terminé

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MessageSujet: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Mar 4 Nov - 21:17



Prémices bestiaux
Avec Toby



Les effluves du sous-bois agrippaient sa truffe : l'humus du sol meuble, de la terre fraîche et humide, les odeurs plus sombres et enivrantes des sapins et des feuilles en décomposition, mais aussi les fragrances animales semblables à des pistes colorées pour la panthère noire se faufilant dans les fourrés, aussi silencieuse et sombre que la nuit elle-même. Dans un froufroutement de feuilles, elle dévala un sentier sur ses pattes dans un bruit feutré. Ses muscles roulaient sous sa fourrure d'encre, lustrée et reflétant les rares rayons de la lune qui s'aventuraient proches du sol de la forêt. Ici, elle était chez elle. La nature était sa maison. Et si sa partie humaine ne cessait de se voiler la face, la féline créature ne voyait que la vérité : chasser, courir puissamment, griffer son territoire, sentir la lumière changer sa pupille, pouvoir renifler et sentir, vraiment sentir autour d'elle. Voilà ce qu'était vivre. La panthère s'ébroua, dans un nuage de poussière, et s'avança vers une rivière qui coulait peu loin. Le bruit glougloutant offrait une mélodie douce, et le fauve s'y désaltéra.

Elliot avait chassé deux lapins, et les avait dévoré sans penser à rien d'autre qu'à la chaleur de la viande dans son estomac, et à sa puissance, sa force, l'exaltation de la chasse et de la victoire. L'humaine était dans un coin de sa tête, présente, mais la panthère gagnait, en cette soirée douce. Elle se remit en route, frottant parfois sa tête impérieuse sur les arbres pour marquer son territoire. Puis, alors qu'elle s'apprêtait à partir, ayant épuisé ses loisirs et ses envies, le fumet d'une créature inconnue parvint à son odorat. Ses moustaches se relevèrent, vibrisses sensibles espérant capter, mais en vain, la présence de l'inconnu. Qui, qui osait pénétrer sur ce territoire qu'elle avait fait sien ? D'un bond, elle se mit à galoper, vêtue de crépuscule, seuls ses yeux brillant d'émeraude et d'or étant visible dans les ténèbres qui la drapaient comme une reine. Calmement, elle repéra l'inconnu, et après avoir fait un tour, pour être certaine qu'il l'ait repéré, elle fit un nouveau bond et aterit près d'une créature qu'elle n'avait jamais vu. Le félin chercha dans la mémoire humaine, et y trouva un nom : coyote. Elle repoussa ce mot, et trouva le sien : ennemi. Mais alors qu'elle grondait, de ce bruit de gorge caractéristique des bêtes, signe d'une rapide bataille féroce, quelque chose en Elliot se débattit.

Non, ne tue pas !

La panthère secoua la tête, désirant jouer et tuer la proie qu'elle venait de trouver. Mais Elliot avait repris les rênes, et dans les pupilles hypnotiques se refléta soudain une intelligence toute humaine. Et la grande panthère s'assit calmement, inclinant la tête dans un geste très humain, sa longue queue s'enroulant autour de ses pattes dans une position princière. Elle ne savait pas ce qu'était ce coyote, mais il n'était pas juste un coyote. Ca, c'était sûr. La nuit autour d'eux formait un cocon, et Elliot s'y sentait en sécurité. Il n'y avait plus rien d'agressif ou de violent en elle ; au contraire. Le félin semblait calme et doux, à la façon d'un chaton. Elle hésita, et décida de ne pas reprendre forme humaine pour le moment - peut-être s'était-elle trompé, et n'était-ce qu'un simple chacal. Mais son odorat lui disait le contraire. Il y avait quelque chose chez la créature face à elle ... D'humain ?

« Coyote ... »

Si le mot avait ressemblé à un grognement venu du fond des âges, ancestral et bestial, il n'en restait pas moins une modulation de la gorge. Peut-être que la créature n'avait pas compris, et cela aurait été normal, car la panthère avait formé un son étrange. Pourtant, ce n'était pas un son qui sortirait d'une gueule de panthère normale. Elliot fit un geste de la tête, comme pour donner un coup de museau dans le vide, et poussa une espèce de ronronnement interrogateur. Dans son regard se lisait son interrogation : à qui avait-elle affaire ? A qui, ou à quoi, exactement ?


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Dernière édition par Elliot D. Panabaker le Dim 9 Nov - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Mer 5 Nov - 19:21


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
Le clair de lune éclairait faiblement les bois alors que la bête que j’étais devenu s’élança tel un prédateur prêt à saisir sa proie.  Je continuais ma course sur plusieurs kilomètres, laissant cette sensation d’invincibilité m’habiter. J’avais besoin de changer d’air, d’esprit. Je me laissais emporter par toutes ces senteurs enivrantes, les bruits d’oiseaux s’enfuyant dans les branches des arbres. Je m’éloignais des odeurs de la ville qui irritait mon nez si sensible. Là, tout était parfait à percevoir.
Le museau en l’air, je me mis à chercher une piste pour trouver ne serait qu’une bestiole à me mette sous la dent. La faim me tiraillait depuis une heure maintenant et les quelques traces que j’avais pu flairer ne menaient à rien. Mon regard d’un bleu glacial détailla le paysage avec concentration, n’hésitant pas à s’arrêter sur chaque petit détail. La patience était mon meilleur allié dans ce genre de choses.  Hélas, la chance n’était pas avec moi aujourd’hui et j’étais bon pour aller retrouver l’orée de la forêt, redevenir le jeune adulte que j’étais.
Je vis un lapin à quelques mètres de moi. Je me fis le plus discret possible, prêt à bondir sur ma proie. Mais il se dressa sur ses pattes arrière avant de taper plusieurs fois sur le sol en signe d’alerte. Ce n’était pas possible qu’il ait pu me voir à une si longue distance. Il détala avant que je n’eus le temps de passer à l’action. Qu’est-ce qui avait bien pu l’effrayer à ce point ?
Alors que j’allais rebrousser chemin, une odeur des plus particulières perturba mes sens et je me redressai, tous les sens en alerte.  Je n’avais jamais connu pareille chose avant. Ce n’était pas un coyote, ni un loup ou autres prédateurs qui rôdaient d’habitude dans ces lieux.
Ma curiosité prit le dessus et je me mis à courir vers la direction que m’indiquait mon odorat.
Je me figeai net, sur mes défenses, quand je vis un pelage noir se baladait entre les arbres. Je grognai sous la menace présente et m’apprêtai à contrattaquer si cette bête tentait de faire de moi un cadavre. Je me redressai, mon regard rencontrant chaque détail suspect. Un éclat doré mélangé d’émeraude me surprit dans la nuit et je fis face à une bête dès plus étrange. Une panthère. Une panthère dans cette forêt, ce n’était pas naturel et même impossible.
Mais ce ne fut pas ce qui me surprit le plus. Je manquai de faire quelques pas en arrière quand je vis quelque chose transparaître dans le regard de ce félin. Une chose Humaine.
Je n’osais y croire. J’étais sûrement en train de dérailler complètement. Je ferais mieux de fuir au lieu de l’observer comme un crétin. Je ne faisais pas le poids face à ce genre de bête. J’allais me faire dévorer en moins de deux.  J’allais m’exécuter quand un bruit des plus étranges sortit de ses babines :

« Coyote ... »

Avais-je rêvé où cette bête féroce parlait ? La panthère donna un coup de tête en avant puis émit un ronronnement qui j’identifiai comme… Que je n’identifiais pas. C’était frustrant et intrigant. A quoi avais-je affaire ?
Je fis un pas en avant, essayant de montrer à l’animal que je ne voulais pas me battre avec lui. Comment produire un son tout en étant en coyote ? C’était résoudre l’impossible. Je tentai tout de même de faire de même.

« Panthère.. »

J’espérai que je n’avais pas halluciné en entendant le mot Coyote et que cette chose n’allait pas me bondir dessus dans les quelques secondes qui allaient suivre. Mais j’avais comme une intuition. Il n’y avait pas qu’un animal en face de moi, il y avait bien plus… Quelque chose d’humain.

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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Mer 5 Nov - 22:22



Prémices bestiaux
Avec Toby



Durant un instant, Elliot attendit, impatiente, et pourtant certaine qu'elle s'était trompée. Et puis, dans la nuit sombre se fit entendre un raclement de gorge, qui ressemblait à un mot autant que sa propre prononciation. « Panthère ... » Si, comme ses propos, le mot avait été rugueux, austère, ce n'en était pas moins une tentative de communication. Et cela prouvait que ce n'était pas qu'un simple coyote ! La panthère se détendit et vint renifler le coyote de plus près, toujours en ronronnant de cet espèce de bruit de gorge, pour bien montrer qu'elle n'avait aucune intention belliqueuse. Cependant, tant qu'elle serait sous cette forme, elle comprit que la chose qu'était le coyote n'aurait pas confiance. Par bien des côtés, sous sa forme animale, elle pouvait être dangereuse. Alors, elle se recula et s'étira une dernière fois, plongeant ses griffes dans la terre meuble. Puis, quand les feuilles eurent fini de crisser, sa forme se flouta, changeante et miroitante dans la pénombre.

Seuls ses yeux restèrent les mêmes, alors que la fourrure devenait chevelure, bouclée et cascadant, et que le corps félin devenait celui d'une jeune fille. Elliot se félicita d'avoir appris à se changer avec ses vêtements ; si le coyote était lui aussi un changeforme, il aurait été plutôt intimidant de reprendre forme humaine totalement nue ! La transformation lui fit tourner la tête, et assise à genoux dans le sous-bois, elle secoua la tête pour reprendre ses esprits. Puis, frissonnante dans la fraîcheur de la nuit, dans son jean et sa chemise maculée de boue, elle tendit la main au flair du coyote, avec un sourire amical. Ses yeux d'or vert brillaient d'une joie intense, alors que ses traits exsudaient sa surprise bienheureuse. « Bonsoir. » fit-elle doucement. C'était la première fois qu'elle rencontrait une créature surnaturelle, et son bonheur se lisait sur son visage. Elle était curieuse de savoir ce que cela faisait que de rencontrer d'autre créatures comme elle. Elle était aussi curieuse de savoir quel effet cela faisait que de caresser la fourrure du coyote. Elle se pencha et déposa sa main sur l'encolure de la créature, et se présenta de façon plus humaine, alors que le coyote avait respiré son odeur - et donc senti ce qui ressemblait à une carte d'identité pour les animaux. « Moi, je m'appelle Elliot. Et je suis ... une changeuse de forme, plus particulièrement une Panthère. Mais tu n'es pas un simple coyote non plus. Qui es-tu ? » demanda t-elle, toujours doucement, alors que ses doigts caressaient la fourrure de l'animal.

Puis, réalisant que cela pouvait être pris pour un mauvais geste, elle se recula, rougissante, baissant le regard. Elle savait que James ou son père n'auraient pas apprécié ce genre de gestes, avec qui que ce soit. Qui était-elle pour faire cela avec un inconnu ? De plus, elle pensait qu'il s'agissait d'un homme changé en coyote, mais cela pouvait être faux, qui sait ? Le vent fit parvenir à ses narines des effluves qu'elle ne comprit pas, pauvre humaine. Le sous-bois avait perdu de sa féérie en même temps qu'elle était redevenue humaine. Mais elle ne perdait pas espoir d'avoir face à elle quelqu'un comme elle.


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Jeu 6 Nov - 20:00


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
L’animal sembla se détendre instantanément suite à ma réponse. Il s’approcha même de moi, me reniflant, ce même ronronnement curieux qui provenait de sa gorge. J’avais beau me dire qu’il s’agissait bien de quelque chose d’humain, je ne pouvais m’empêcher de reculer face à son imposante stature. Elle avait de quoi en effrayer plus d’un.
La panthère crut comprendre ma légère anxiété et revint sur ses pas. Je ne la lâchais pas un seul instant du regard, méfiant. Je ne savais pas qui se cachait sous ce sombre pelage.
Je l’observai s’étirer de tout son long, comme un gros félin, ses griffes s’enfonçant dans la terre tendre alors que je manquai de couiner de surprise quand je vis sa silhouette se flouter, je crus être face à une hallucination mais ma surprise ne fut que plus grande quand devant moi apparut une jeune fille. Je fus fasciné par ses yeux qui n’avaient pas perdus de leur couleur envoutante qui m’avait surprise chez la panthère. Une cascade de cheveux bruns tombait sur ses épaules couverte d’une chemise maculée de boue. Elle resta là, à genoux dans la terre humide. Un sourire se dessina sur ses lèvres alors qu’elle tendit une main vers mon pelage. Trop médusé par cette brusque transformation, je n’esquissai pas le moindre geste de recul.

« Bonsoir. »

Je flairai doucement sa main, partagé par l’inquiétude et le bonheur de trouver une personne semblable à ce que j’étais.  Je la laissai me caresser sans protester, laissant mon esprit tourner à toute allure. Devais-je me transformer à mon tour ? En avais-je le courage ? Qui était-elle ? Quel était son nom ? Pourquoi une panthère ?
Tant de questions se bousculaient dans ma tête que je pris un certain temps à comprendre qu’elle me parlait de nouveau :
 
« Moi, je m'appelle Elliot. Et je suis ... une changeuse de forme, plus particulièrement une Panthère. Mais tu n'es pas un simple coyote non plus. Qui es-tu ? »

Une panthère garou du nom d’Elliot. C’était peu commun de tomber sur ce genre de personne et je m’en réjouissais, à tel point que je m’empêchais de bondir autour d’elle, tel un chien heureux de voir son maître. Je n’irais pas jusqu’à me ridiculiser de la sorte pour la simple raison de croiser une personne comme moi. Ses doigts continuaient de parcourir mon pelage avec douceur, et je plongeai mon regard animal dans le sien si particulier.
Elle finit par reculer, rougissante, se rendant sûrement compte de la porter de son geste. Il est vrai que je n’avais pas tendance à laisser les gens me toucher de la sorte que j’étais humain ou coyote. J’avais créé une sorte de distance entre moi et le reste du monde. Une carapace que j’avais forgée au fil des années.
Je décidai enfin à reprendre forme humaine, priant que mes heures d’entrainement acharné me permettraient de ne pas me couvrir de honte devant cette jeune fille. Je réussis finalement à redevenir le bon vieux Toby Beckett que j’étais. Je m’appliquai à rester debout, mes yeux reprenant leur couleur originale. J’époussetais mon t-shirt noir avant de la fixer de nouveau, un large sourire sur les lèvres.
 
« Toby Beckett… Enfin je m’appelle Toby Beckett. Et je suis un coyote-garou. »
 
Savait-elle pour la réelle couleur de mes yeux ? Mon âme si reflétait, ainsi que le douloureux secret que je cachais.  Je me grattais l’arrière du crâne, reprenant :
 
« Je pensais que je n’étais pas le seul mais… Mais je n’aurais jamais cru croiser une panthère. »



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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Jeu 6 Nov - 20:45



Prémices bestiaux
Avec Toby



De toute évidence, le coyote était pétrifié par ma transformation. Après l'avoir caressé un instant, je m'étais reculée. Peu m'importait mz chemise vaguement salie, et mes genoux enfoncés dans la terre. Son regard était accroché au mien, et mes prunelles ne pouvait s'empêcher de le dévisager. Avais-je eu raison ou m'étais-je fourvoyée ? J'espérais tellement ! Mon coeur cognait dans ma poitrine, alors que je tentais de reprendre mon souffle, les yeux agrandis, comme impatiente de quelque chose. Et je ne fus pas déçue : le coyote se changea à son tour. La silhouette animale devint celle d'un jeune homme, sensiblement de mon âge. Je me redressais, les yeux écarquillés plus fort encore. J'avais déjà vu mon frère et mon père se transformer, mais c'était la première fois que je voyais un inconnu ayant lui aussi le don de se changer en animal !

« Toby Beckett… Enfin je m’appelle Toby Beckett. Et je suis un coyote-garou.  Je pensais que je n’étais pas le seul mais… Mais je n’aurais jamais cru croiser une panthère. » Sa façon de se gratter l'arrière du crâne était toute animale ; de toute évidence, chaque être prenait des tics de l'animal qu'il était au fond. J'avais moi-même pris l'habitude de me frotter le nez du dos de la main comme un chat, ou encore de prendre des poses parfois involontairement très félines. Je restai un moment à observer l'inconnu - enfin, Toby plutôt - un grand sourire aux lèvres. J'étais tout bonnement ravie ! Il était blond, et son regard avait une couleur plutôt hypnotique. Réalisant enfin que je le fixais sans aucune pudeur, je rougis et passais le bout de mes doigts de la main droite sur ma joue, en bégayant un peu « Je pensais ne jamais rencontrer d'autres que moi ... Je ne savais pas que c'était possible d'être un coyote garou ! Je viens d'une famille de panthères, mais tu es le premier changeur que je rencontre ... Oh ! Je suis réellement désolée de ... De t'avoir touché ! » A présent, je réalisais à quel point ça avait été indélicat et maladroit ! Mes joues prirent une teinte tomate, et je tordis mes mains l'une contre l'autre, très gênée. « J'espère ne pas t'avoir fait trop peur ... Ni t'avoir dérangé ! Je suis désolée, ce n'était pas mon intention. De t'embêter, je veux dire. » Je finis par me taire, l'air maladroite. J'étais toute excitée d'être face à quelqu'un capable comme moi de se changer en animal, et tout ce que j'arrivais à faire, c'était m'empêtrer dans mes bêtises ! J'eus un petit rire, et frottais mon nez d'un air félin.

« Je ne t'ai ... pardon de dire ça comme ça mais je ne t'ai jamais senti au lycée. Tu as quel âge ? » demandais-je, curieuse, en posant mon regard sur lui. L'astre lunaire nous auréolait de lumière pâle, et je dois avouer que ses traits avaient quelque chose d'ensorcelant, ombrés ici et là. Je clignais des yeux, gardant mon sourire doux sur mes lèvres. J'avais tant à lui demander !  « Je ne suis pas arrivée depuis longtemps à Beacon Hills ; pour tout te dire, c'est ma première  pleine lune ici. J'ai tellement de plaisir à rencontrer quelqu'un comme moi ! Je suis désolée d'avance si je t'ennuie avec toutes mes questions, mais je suis tellement curieuse à ton sujet ! Un coyote, c'est incroyable ! » fis-je en repensant à son regard bleu, sous son apparence animale. Je détournais le regard, mes cheveux suivant le mouvement avec souplesse. Je me sentais à la fois tendue, parce qu'après tout nous ne nous connaissions pas, mais j'étais surtout angoissée à l'idée qu'il puisse ne pas m'apprécier et de voir passer sous mon nez ma première amitié qui puisse être réelle. Pas besoin de me cacher, pas besoin de mentir, pas besoin de faire semblant ... Rien qu'à imaginer le bien que cela ferait, j'en avais la tête qui tournait ! Toby avait croisé mon chemin, et je pense qu'il était la meilleure chose que j'avais rencontré jusqu'ici à Beacon Hills. Mon sourire s'agrandit, timidement, alors que je continuais de l'observer avec douceur.

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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Ven 7 Nov - 19:03


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

Elle rougit de nouveau et je dissimulai un sourire amusé dans ma manche. La joie m’envahissait tout entier alors que je ne la lâchais pas du regard. Il y avait un peu un geste déplacé dans cette action mais je ne pouvais m’empêcher de le détourner. J’étais trop surpris par cette soudaine découverte pour me souvenir des bonnes manières. Je remarquai ses doigts sur sa joue et je penchai légèrement la tête sur le côté. Encore un tic que j’avais gardé.

« Je pensais ne jamais rencontrer d'autres que moi ... Je ne savais pas que c'était possible d'être un coyote garou ! Je viens d'une famille de panthères, mais tu es le premier changeur que je rencontre ... Oh ! Je suis réellement désolée de ... De t'avoir touché ! »

J’eus un rire amusé en voyant sa gêne suite à son geste que je n’avais pourtant pas trouvé déplacé. J’aurais sûrement agis de même face à une telle panthère. Qui ne serait pas tenter de laisser ses doigts parcourir le pelage d’un animal sauvage aussi gracieux ? Mais je la comprenais tout de même. Il y avait de quoi se sentir mal à l’aise quand on savait que l’animal en question n’était pas tout à fait animal. Elle rougit de plus belle alors qu’elle tordait nerveusement ses mains. Je levai un regard curieux et amusé vers elle. Je n’avais jamais été aussi naturel avec une personne que je ne connaissais pas. J’avais l’impression de me revoir enfant.


« J'espère ne pas t'avoir fait trop peur ... Ni t'avoir dérangé ! Je suis désolée, ce n'était pas mon intention. De t'embêter, je veux dire. »

Un nouveau sourire se dessina sur mes lèvres alors qu’elle semblait si maladroite. Elle était le contraste de cet animal que j’avais vu tout à l’heure. C’était si étrange mais si amusant. Jamais je n’avais vu une personne pareille et je ne regrettais pas notre rencontre. Je me grattai l’arrière de l’oreille alors qu’un petit rire franchit ses lèvres. Je ris à mon tour comme réponse. Elle eut un tic animal, tel un chat elle se frotta le nez. Comme quoi je n’étais le seul à en avoir.

 « Je ne t'ai ... pardon de dire ça comme ça mais je ne t'ai jamais senti au lycée. Tu as quel âge ? Je ne suis pas arrivée depuis longtemps à Beacon Hills ; pour tout te dire, c'est ma première  pleine lune ici. J'ai tellement de plaisir à rencontrer quelqu'un comme moi ! Je suis désolée d'avance si je t'ennuie avec toutes mes questions, mais je suis tellement curieuse à ton sujet ! Un coyote, c'est incroyable !  »

J’écoutais, attentif, attendant bien gentiment qu’elle ait fini de parler avant de réfléchir à ma réponse. Elle détourna le regard alors que le mien n’avait pas lâché son visage depuis notre rencontre inattendue. Avais-je enfin trouvé une personne avec qui je pourrais être l’être surnaturel que j’étais sans avoir à me cacher ? Pourrais-je enfin avoir une amitié qui ne me glisserait pas entre les doigts en quelques jours. Je ne devais pas laisser échapper cette opportunité. Elle sourit de nouveau, d’un grand sourire qui me fit rire alors que son regard se porta de nouveau sur moi.
Je croisa les bras avant de lui répondre, le sourire aux lèvres :

«  Ne t’en fais pas pour ça, tu ne pouvais pas savoir après tout. Je n’allais pas te mordre pour te prévenir, ça n’aurait pas était très sympathique comme approche hein ? »

Nouveau tic. Je me grattait de nouveau l’arrière du crâne en continuant ma phrase :


«  J’ai dix-neuf ans et je suis de naturel discret. Je me fonds dans la masse en quelques sortes. Tu vas me dire que je suis trop vieux pour être au lycée mais c’est assez compliqué à expliquer et trop barbant »

Surtout très douloureux et trop personnel. Je n’allais pas aller plus loin dans mes explications de peur de partir dans cette carapace que je mettais forgé. Il n’était pas question que je perde le contrôle de moi-même pour une simple question de lycée.

«  J’ai aussi beaucoup de plaisir à te rencontrer si tu veux tout savoir et ça ne se voit pas mais je suis aussi très curieux mais je préfère rester calme au risque de sauter partout. Et une panthère, ça l’est encore plus ! »

J’eus un nouveau sourire heureux alors que mes yeux pétillaient de malice.

«  En tout cas, heureux de faire ta connaissance ! »

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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 17:05



Prémices bestiaux
Avec Toby



J'avais un peu rougi : tout ce que j'avais fait c'était bavasser, et je me sentais un peu maladroite et idiote. Je finis par me relever, en repoussant encore une fois ma chevelure d'ébène. J'étais plus petite que lui - à dire vrai, j'étais petite et fine. Il faisait une bonne tête et demi de plus que moi. Je ne lâchais pas son regard et écoutais ses propos qui semblèrent résonner dans la nuit froide ; sa voix était grave, et j'appréciais ses modulations dès qu'elle porta jusqu'à mes oreilles. « Ne t’en fais pas pour ça, tu ne pouvais pas savoir après tout. Je n’allais pas te mordre pour te prévenir, ça n’aurait pas était très sympathique comme approche hein ? » J'eus un petit sourire ; n'empêche que, je restai gênée. J'avais quand même caressé sa forme animale ! Vivre dans une famille de garou m'avait appris une chose : on évite de toucher quand on ne connaît pas. Et voilà que je dérogeais à cette simple règle, dès ma première rencontre ... Enfin bon, heureusement pour moi, il ne semblait pas s'en être agacé. Son sourire flottait sur ses lèvres, me faisant sourire un peu plus à mon tour. « J’ai dix-neuf ans et je suis de naturel discret. Je me fonds dans la masse en quelques sortes. Tu vas me dire que je suis trop vieux pour être au lycée mais c’est assez compliqué à expliquer et trop barbant. » Je hochais la tête, autant pour lui faire comprendre que j'avais compris que pour lui signifier que je ne chercherai pas à en savoir plus. « Non, je ne dirai pas ça. Moi-même, j'ai failli redoubler lors d'un déménagement. Ce n'est pas comme si tu avais vingt-cinq ans ; dix-neuf ans, c'est encore très bien pour le lycée. D'ailleurs, je songe que certains doivent être majeurs - on ne me fera pas croire que Garry Mcbee, en seconde, n'a que dix sept ans » fis-je avec une grimace, en repensant à ce garçon qui devait bien faire deux mètres dix et peser dans les cent kilos. Lui, avoir dix sept ans ? Mais bien sûr, et moi j'étais une sainte ! Je me mordillais la lèvre inférieure, hésitant entre cesser de fixer Toby comme ça, mue par ma curiosité, et continuer à l'observer - ce qui donnait que je jetai de rapides coup d'oeil aux alentours, et revenais sans cesse à son visage aux traits que je trouvais princiers. « J’ai aussi beaucoup de plaisir à te rencontrer si tu veux tout savoir et ça ne se voit pas mais je suis aussi très curieux mais je préfère rester calme au risque de sauter partout. Et une panthère, ça l’est encore plus ! En tout cas, heureux de faire ta connaissance ! »

Mon sourire s'agrandit et sans le vouloir, je m'approchais de lui et le fixais d'encore plus près, mon regard s'accrochant au sien. Je ne pouvais m'empêcher d'être curieuse et d'avoir plein de questions à lui poser. « Tu peux changer de forme complète, ce n'est pas donné à tout le monde. Mais sais-tu changer partiellement ? Par exemple, juste un bras ou une jambe ? Mon frère savait le faire, mais moi je n'y arrive pas très bien. D'un autre côté, je contrôle bien mieux que lui mes transformations » fis-je à voix haute, autant pour lui que pour moi. Ma voix douce et caressante semblait former autour de nous une mélodie suave. « C'est vraiment incroyable ... Je pense que nous ne sommes pas les seuls êtres surnaturels de la ville, mais je suis vraiment très heureuse d'être tombée sur toi. Tu veux marcher un peu ? » fis-je en lui montrant un sentier de randonneurs. Il faisait froid ici, et j'avais envie de me réchauffer un peu. « Je ne sais pas trop quelle heure il peut être mais ... Je me dégourdirais bien les pattes. Une partie de chasse, ça te tente, ou tu préfères un bon vieux chocolat chaud dans un dinner du coin ? » proposais-je, avec un petit sourire. Je ne voulais pas que cette nuit se finisse - je voulais courir avec lui, je voulais voir de quoi il était capable, jouer et retrouver cette espèce d'ambiance de meute que j'avais autrefois. Sauf qu'il n'était ni mon père ni James. Mais le côté humain en moi désirait simplement s'asseoir quelque part, boire quelque chose de chaud en riant sur le lycée, sur nos conditions étranges d'adolescents et sur ce comment on pourrait se revoir. Tout en songeant à tout ça, je me mis à passer mes mains sur ma chemise pour en faire partir la boue séchée - bravo Elliot, tu ressembles à une souillone ! Génial ! Quelle impression devais-je lui donner, hein ? J'aurai voulu que ce soit en d'autres circonstances, où il aurait pu me voir jolie et apprêtée, habillée de mon uniforme du lycée ou mieux, en jolie tenue comme quand je sortais le samedi soir. Pourtant, au fond de toi, tu n'es qu'une humaine en fourrure noir, aux yeux de panthères, susurra une voix amusée et malicieuse. Et je savais qu'elle avait raison, que ces sorties du soir avec mes amies n'étaient qu'une illusion d'être humaine. Tiraillée entre la panthère et l'humaine, j'avais eu beau choisir Elliot plutôt que la féline, je restai indécise et cela me blessait. Cependant, je n'en montrais rien - je n'allais pas ennuyer Toby avec ces histoires tout de même !

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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 17:53


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
Son sourire s’agrandit alors que le mien devint plus discret quand elle s’approcha un peu plus, son regard si particulier toujours plongé dans le mien. Je plongeai les mains dans mes poches pour cacher ma légère gêne. L’enthousiasme avait dissimulé ma timidité secondaire face aux inconnus mais maintenant que l’euphorie était légèrement descendue, mes mauvaises habitudes reprenaient le dessus. Ce que je ne voulais pas. Son regard pétillait de curiosité et je pouvais déjà imaginer le flot de questions qui allait bientôt me frapper.
« Tu peux changer de forme complète, ce n'est pas donné à tout le monde. Mais sais-tu changer partiellement ? Par exemple, juste un bras ou une jambe ? Mon frère savait le faire, mais moi je n'y arrive pas très bien. D'un autre côté, je contrôle bien mieux que lui mes transformations »
Je n’avais jamais entendu de pareilles choses. Transformer une seule partie de son corps ? Je n’aurais jamais cru cela possible. Mais ce qui me surprit le plus, c’était de savoir qu’elle n’était pas la seule de sa famille à être une métamorphe. C’était héréditaire donc ?
Je cachai mon étonnement avant de répondre à sa question :
«  Non, je ne savais pas que c’était possible. Mais je peux me transformer de deux façons différentes. Complète et partielle. Je ne sais pas si tu as déjà vu ce genre de transformation ? »
La nuit nous englobait totalement et je n’avais plus aucune notion du temps qui passait. Il pouvait être aussi bien vingt heures que minuit. Mon regard ne l’avait toujours pas lâché, ne manquant pas un seul détail de ses traits, de son visage. C’était bien la première fois que j’étais autant fasciné par une personne.
« C'est vraiment incroyable ... Je pense que nous ne sommes pas les seuls êtres surnaturels de la ville, mais je suis vraiment très heureuse d'être tombée sur toi. Tu veux marcher un peu ? »
Je fus surpris par sa proposition. Je ne m’attendais pas à ça. Mais après tout, je la comprenais. Nous venions à peine de nous rencontrer, de nous rendre compte que nous n’étions pas seuls. Mais je ne pouvais m’empêcher de ressentir ce drôle d’étonnement face à cette question. D’ordinaire, j’aurais refusé et tourné les talons comme je faisais à chaque fois qu’une personne voulait faire plus ample connaissance, en savoir plus sur moi. Mais étrangement, là, maintenant, je n’avais aucune envie de répondre négativement. Comment pourrais-je partir sans avoir un moyen de la joindre à l’avenir ?
Un nouveau sourire naquit sur mes lèvres.
« Je ne sais pas trop quelle heure il peut être mais ... Je me dégourdirais bien les pattes. Une partie de chasse, ça te tente, ou tu préfères un bon vieux chocolat chaud dans un dinner du coin ? »
Elle sourit, elle aussi, et je réfléchissais à sa proposition, les mains dans les poches comme à mon habitude. Ma faim animale n’était pas assouvie et une partie de chasse ne me déplaisait guère mais j’avais une légère gêne à tuer devant elle. Le visage de ce lycéen me revenait sans cesse en mémoire et je savais que cela paraissait absurde mais j’avais peur qu’en me voyant tel que j’étais réellement, elle comprenne ma vraie nature meurtrière. Et pourtant, je ne pouvais résister à la tentation de chasser. J’avais toujours chassé tout seul, ne connaissant pas l’exaltation de courir en meute.
Mais d’un autre côté, cette idée de prendre une boisson chaude dans un café du coin me tentait tout autant. C’était un drôle de dilemme. Chasse ou activité normale ?
Alors que je m’interrogeai toujours autant, je vis son regard se baisser sur sa chemise maculée de boue avec un air malheureux, gêné. J’en fus amusé. Elle était si… Différente des autres. Il était évident que je ne la laisserai pas partir, sans une chance de la revoir.
«  Les deux me tentent beaucoup. Alors je propose une petite partie de chasse nocturne puis un tour à un dinner pour finir la soirée. Qu’est-ce que tu en penses ? »
Mon regard pétillait d’impatience, rien qu’à l’idée de chasser avec un partenaire à mes côtés. Je ne serais pas seul à parcourir les bois à la recherche d’une proie. Cette idée me rassurait.
 

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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 18:24



Prémices bestiaux
Avec Toby



« Non, je ne savais pas que c’était possible. Mais je peux me transformer de deux façons différentes. Complète et partielle. Je ne sais pas si tu as déjà vu ce genre de transformation ? » Ainsi il ignorait que c'était possible ? Je le trouvais très mignon à avouer ainsi qu'il ne savait pas. Je secouais doucement la tête : il ne me semblait pas connaître ces transformations. Même si James s'amusait souvent à transformer sa main en patte, ce n'était pas exactement partiel, ou si ? Nous nous étions donc mis à marcher tout doucement, s'enfonçant dans la nuit du sous-bois. Je regrettais de ne pouvoir renifler avec calme les effluves qui nous entourait, et plus particulièrement l'odeur de l'humain qui m'accompagnait. Néanmoins, je gardais des sens un peu plus aiguisés que la moyenne, et je sentais la chaleur qui émanait de son corps. Douce, agréable chaleur pour une féline comme moi, qui adorait se lover au soleil sous les rayons paresseux et se chauffer. Ma proposition sembla le prendre au dépourvu, et je cachais un petit sourire amusé : décidément, je le trouvais de plus en plus adorable. « Les deux me tentent beaucoup. Alors je propose une petite partie de chasse nocturne puis un tour à un dinner pour finir la soirée. Qu’est-ce que tu en penses ? » « J'aime l'idée ! » déclarais-je d'un ton joyeux ; c'était exactement ce que j'attendais de la vie : pouvoir concilier l'humaine et la bête. Ainsi, l'idée de Toby de partager les deux était douce à mes oreilles, et je me sentais bien. Agréablement bien. Je ne le connaissais pas, mais je ne me sentais ni en danger ni inquiète.

« Les dames d'abord » fis-je avec amusement, et d'un geste, je tendis ma main vers lui, me tournant vers lui. Je m'efforçais de repenser aux leçons de James, et fis un effort : le bout de mes doigts se couvrit de fourrure, mais la métamorphose s'était déclenchée. Je grimaçais : j'avais espéré lui montrer une patte simplement changée, mais ça serait pour une autre fois ! Mes cheveux sombres semblèrent onduler, et mon corps se changea bientôt en corps d'une panthère. Je m'ébrouais et donnais un petit coup de museau dans les jambes de Toby, mon regard félin plein d'espièglerie. Je bondis en arrière, vive et agile, grognant un peu pour exciter l'instinct de chasse qui vivotait en nous tel une flamme. Je sentais à présent les odeurs musquées des animaux, et notamment un troupeau de daims tout proche. Ils s'étaient approchés près de la rivière et buvaient tranquillement. Ma queue battit l'air, et je me retournais calmement pour assister à la transformation de Toby. Quand je me retrouvais face au chacal, je m'approchais de lui d'une foulée gracile et frottais ma tête contre lui, pour que l'on échange nos odeurs. « La chasse commence » feulais-je, en langage bestial, espérant qu'il me comprenne. Après tout, la plupart des animaux avait un langage étrange, ancestral, qui faisait qu'ils se comprenaient. Je bondis et me mis à trottiner calmement, mes muscles roulant sous ma fourrure. Je pris une allure simple, en faisant attention au sens du vent. J'indiquais au chacal la sente des daims, et la chasse commença.

Le sous-bois était éclairé vaguement par la lune, mais nous nous fondions parfaitement dans les ombres. Les ténèbres étaient mes amies, et seuls mes yeux dardaient leur luminosité d'un vert doré. Les feuillages bruissaient sous le vent et nos pas. Chasser seule était un plaisir, mais avoir à côté de moi Toby était un bien-être que je n'avais plus connu depuis longtemps. Enfin, nous nous séparâmes après avoir décidé d'attaquer le daim le plus jeune. En quelques bonds, suivi d'une course, nous l'attaquâmes à deux, et dans des grognements sauvages, nous écourtâmes sa vie. L'étincelle d'existence s'éteignit, et les pattes poisseuses, je rugis ma joie, tremblante d'émotion et de la course, le poil soubresautant sous mon coeur qui palpitait à mille à l'heure. J'émis enfin un ronronnement et Toby et moi profitâmes de notre proie. Dire que j'étais heureuse n'aurait pas été assez fort pour exprimer l'extase et l'allégresse qui tonnaient en moi. Le ventre plein j'allais boire un peu d'eau dans la rivière, et en même temps pour retirer le sang poisseux de ma fourrure et de mes babines. Je n'avais aucun scrupule à m'être montrée comme j'étais, tout à l'heure, à bondir et à mordre, à me couvrir de sang, mais à présent ... Je soupirais et secouais la tête. L'excitation retombait doucement, et je m'allongeais sur le flanc, près de la berge, mon regard cherchant la silhouette du chacal. Je l'appréciais déjà : tuer une proie n'était pas rien, dans le règne animal. Nous étions tous les deux des créatures surnaturelles, et rien qu'avec cela, nous étions liés. Mais je désirais que ce soit autre chose qui nous relie : nos convictions, une amitié forte et sincère, le plaisir de se voir. Et je ne doutais pas que de mon côté, j'apprécierais le jeune homme. Je roulais sur moi-même, et repris forme humaine, alors que mes ronronnements devenaient un rire de gorge, sincère et cristallin. J'avais roulé dans l'herbe à peu près sèches, et m'assis sur mon séant, en m'étirant. Je sentais encore mon sang chauffer dans mes veines, d'avoir galopé et tué. J'avais autrefois eu des remords, mais plus maintenant - mieux valait un daim qu'un homme, non ? Je frissonnais encore agréablement, et souris en ouvrant et refermant mes mains pour faire jouer mes doigts. « Je ne m'étais pas allée à chasser depuis longtemps. Je n'avais pas imaginé combien cela me manquait, ni à quel point ce serait plaisant d'avoir un compagnon de traque ... » Je tournais mon regard vers Toby et me relevais en m'étirant de nouveau. Mon regard pétilla en s'accrochant au regard du jeune homme. « J'ai eu de la chance de te rencontrer. Désolée, je me répète mais ... Mais j'ai du mal à réaliser que ... Que je ne suis plus seule. »

Chose étrange à dire, alors que je venais d'une famille de panthères. Mais ce n'était pas la même chose : ils étaient mon père et mon frère. Toby lui, était un chacal : seul le surnaturel et la chasse étaient sensé nous lier. Mais j'étais décidée à établir quelque chose avec lui. Parce que j'avais senti la même excitation à l'idée de courir à deux, d'achever une proie ensemble. Parce qu'il me plaisait, parce qu'il était précieux et étrange. J'attachais mes cheveux en une queue de cheval ébouriffée, et fis rouler mes épaules dans un mouvement de fauve. Je me sentais calmée : j'avais chassé, et j'avais trouvé quelqu'un. Quelqu'un comme moi. Je ne pouvais plus m'arrêter de sourire, et je me sentais totalement idiote, mais c'était une joie simple et presque stupide qui pulsait dans mes veines. « Je connais un endroit qui est ouvert la nuit si tu veux » fis-je doucement, en espérant qu'il n'aurait pas trop honte de ma chemise un peu tâchée et de mon air échevelé. Je ne ressemblais vraiment à rien, zut quoi !


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 19:47


Prémices Betiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
« J'aime l'idée ! »
Je perçus son ton joyeux ce qui me fit sourire d’avantage. Etrangement, je n’avais aucune appréhension à chasser avec elle. C’était comme si je la connaissais déjà depuis longtemps ce qui était pourtant totalement faux.
« Les dames d'abord »
Je hochais la tête et la regardais se transformer avec une certaine admiration. C’était si étrange comment une jeune fille pouvait devenir panthère en aussi peu de temps et avec autant de facilité. Je restai un moment sans voix, mon regard plongé dans celui heureux de la panthère. Cet animal si gracieux et…
Elliot me coupa dans mes pensées quand son museau heurta mes genoux et j’eus un petit rire avant de faire un pas en arrière. Je m’étirai avant de me transformer en coyote. Mes pattes retombèrent avec souplesse sur le sol, et j’humais l’air avec plaisir, retrouvant toutes ces senteurs multiples. Mon regard embrassa le paysage du regard, s’arrêtant sur chaque détail, remarquant chaque bestiole entre les arbres. Enfin, je me sentais vivant. Je me tournai vers Elliot et eus un réflexe de recul, face à son imposante stature mais je finis par m’habituer à sa présence animale, reconnaissant son odeur humaine qui me rassurait. Je la laissai frotter sa tête au pelage noire contre la mienne.
« La chasse commence » compris-je dans cette langue animale.
Je la regardai bondir à travers les pins avant de la suivre, à un rythme calme et régulier. C’était si étrange de ne pas être seul à fouiller les environs à la recherche d’une proie pour assouvir ma faim. C’était en quelque sorte rassurant de voir un partenaire de chasse même si c’était bien la première fois que je le faisais. Je flairai la moindre odeur suspecte, la confondant quelque fois avec celle d’Elliot ce qui était bien perturbant et frustrant. Nous commençâmes à accélérer, signe que la chasse commençait. Je m’élançai, sentant mes muscles se contracter à chaque mouvement. C’était tellement exaltant de se sentir aussi vivant, mais ces quelques heures de bonheur devaient être suffisantes. Si je restais animal, j’avais le risque de le rester jusqu’à la fin de ma vie.
Nous finîmes par trouver un daim qui n’eut que le temps de nous voir fondre sur lui avant que ne nous le tuions, avides de combler notre faim.  J’eus une certaine réticence à me nourrir de la sorte devant elle mais la faim l’emporta sur la gêne et je festoyai de cette belle proie.
Quand j’eus le sentiment d’être bien, je me reculai, jetant un regard vers la panthère, la suivant près d’un ruisseau, pour me nettoyer le museau de tout ce sang qui empoissait mes poils.
Je m’étirai avant de m’asseoir, bien droit, tous sens à l’affût. Mon regard rencontra celui humain d’Elliot et j’eus un sentiment  de paix que je n’avais pas connu depuis la mort de mon père : c’était complaisant.
Elle se roula sur le côté avant de redevenir humaine, une lueur d’amusement brilla dans mon regard avant que je ne fasse de même. Je me redressai de tout mon long avant d’essuyer l’eau que j’avais sur le menton. Son rire me fit frissonner alors que j’eus un petit sourire. Je commençais vraiment à l’apprécier.
« Je ne m'étais pas allée à chasser depuis longtemps. Je n'avais pas imaginé combien cela me manquait, ni à quel point ce serait plaisant d'avoir un compagnon de traque ... »
«  C’est bien la première fois pour moi. »
Son regard pétillant rencontra le mien alors que je passai une main dans les cheveux, appréciant la brise nocturne.
« J'ai eu de la chance de te rencontrer. Désolée, je me répète mais ... Mais j'ai du mal à réaliser que ... Que je ne suis plus seule. »
Je restai un moment muet avant de lui répondre :
«  C’est bien la première fois que je rencontre une personne comme toi. Et franchement, je sais que j’ai eu de la chance. »
« Je connais un endroit qui est ouvert la nuit si tu veux »
Je hochai la tête et l’invitai à me suivre à travers la forêt. Je pouvais entendre ses pas derrière moi, c’était une sensation tout à fait étrange pour moi ? J’avais été toujours seul dans ces bois depuis mon arrivée dans cette ville. Je lui jetai quelques regards de temps à autre alors que nous nous rapprochions de l’orée des bois. Je lui indiquai la voiture garée sur le bas-côté.
«  Ça serait plus pratique si on y allait en voiture non ? Tu m’indiquerais la route comme ça ! »
Je lui souris avant d’ouvrir le coffre. J’en sortis une veste que je lui tendis timidement. J’avais vu son regard gêné face à sa chemise tachée et je pensais bon et gentil de lui prêter ma veste. J’espérai qu’elle ne le prendrait pas mal parce que ce n’était pas mon attention. J’étais maladroit parce que c’était tout simplement la première fois depuis des années que je m’attendais si bien avec quelqu’un, je ne savais plus comment m’y prendre.
«  Je pensais que tu en aurais besoin » lui dis-je, hésitant.

Nous regagnâmes la voiture et je mis le contact. Nous sortions des bois et j’allumai les phares, tournant un regard curieux vers elle alors que je suivais ses indications pour trouver le dinner.
Nous y fûmes quelques minutes plus tard, et je desdendis le premier. Attendant bien sagement qu’elle vienne me rejoindre devant l’enseigne. Quand elle fut à ma hauteur, je me tournai vers elle avec un sourire sincère.
 
«  Allez, un bon chocolat chaud nous attend »
 
J’ouvris la porte, jouant au gentleman. Je la suivis avec un tout autre sentiment : Celui d’être quelqu’un de bien.


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 20:19



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Avec Toby



« C’est bien la première fois pour moi. C’est bien la première fois que je rencontre une personne comme toi. Et franchement, je sais que j’ai eu de la chance.   »  Je ne dis rien, mais je ressentais la même chose. Néanmoins, j'étais curieuse sans pour autant oser poser les questions qui ravageaient mon cerveau : il n'avait jamais connu le bonheur d'être plusieurs, de galoper en sentant les siens à ses côtés ? Je ne ressentis cependant nulle pitié : j'avais justement le sentiment que, à présent, je voulais l'accompagner. Pour que, lorsqu'il chasserait seul, ce soit par choix. Et qu'il puise toujours préférer la compagnie d'un autre à la solitude. « Ça serait plus pratique si on y allait en voiture non ? Tu m’indiquerais la route comme ça ! » Je hochais la tête et on s'approcha de sa voiture, garée sur le bas-côté. A vrai dire, aller au dinner en voiture me semblait normal - même si j'avais moi-même mes pieds uniquement comme moyen de transport. Ca me faisait penser à mes amies qui sortaient parfois avec leurs petits amis, au cinéma ou au bowling, le soir. Je chassais cette pensée ; c'était ridicule. La voiture était une marque simple, une BMW sûrement achetée d'occasion. Je suivis Toby et me plantais à côté de lui, en regardant autour de nous. Quand je l'entendis parler, « Je pensais que tu en aurais besoin » je me retournais vers lui, et pris automatiquement sa veste, les yeux écarquillés. « M-Merci ... » murmurais-je. J'étais surprise qu'il ai vu que j'avais froid, et puis je compris - il voulait m'éviter de me montrer avec des tâches sur mon chemisier ! C'était adorable. Les joues roses, j'enfilais délicatement sa veste ; elle retombait un peu sur les cuisses de mon jean, et j'eus un nouveau petit rire. Il était évident que je flottais dans sa veste, mais je croisais mes bras, un sourire enfantin sur le visage. « C'est vraiment très gentil à toi, merci beaucoup. » J'étais touché par son geste, et cela se voyait sur mon visage, qui était un véritable livre où l'on devinait chacune des émotions qui passaient en moi. C'était la première fois que quelqu'un, en dehors de ma famille, était aussi gentil avec moi.

Nous montâmes dans sa voiture, et ne tardâmes pas à arriver au dinner. Je rejoignis le jeune homme devant les portes et frissonnais de nouveau dans sa veste. Mais ce n'était plus le froid, cette fois. Son regard semblait briller, sous les lumières venant de l'intérieur du bâtiment. Ses prunelles étaient quasi-hypnotiques, et à présent que je savais que le surnaturel se cachait sous cette couleur attirante, j'y faisais encore plus attention. « Allez, un bon chocolat chaud nous attend » Nos deux regards se heurtaient comme deux astres colorés, dans un silence éloquent. Il ouvrit la porte, et j'étouffais un rire dans le col de sa veste. J'avais l'impression de jouer à la grande dame - bizarrement, cette veste qui ne m'appartenait pas formait à la fois armure et robe, dans mon imaginaire. J'entrais et m'immobilisais alors qu'une serveuse s'approchait de nous. « Bonsoir, bienvenue à Ernie's Dinner. Pour deux personnes ? Bien suivez-moi. » Elle nous mena jusqu'à une table et nous fit nous asseoir, près de la vitre. Au-dehors la nuit était tombée depuis longtemps, et je pus voir à l'horloge sur le mur qu'il était onze heure quarante-trois. La serveuse attendit un peu puis demanda nos commandes. « Des chocolats chauds s'il vous plaît » dis-je d'une petite voix intimidée. Parler en public n'avais jamais été ma tasse de thé.

Elle s'en alla et nous laissa seuls. Maladroitement, mes prunelles d'or vert s'ancrèrent dans celles d'un vert kaki du jeune homme. Sous les lumières, ses cheveux blonds, sa carrure musclée et ses traits agréables se révélaient plus princiers encore. Il me faisait penser aux princes des dessins animés, avec son sourire séduisant. Mes mains disparaissaient presque sous le bout des manches, et j'eus un nouveau petit rire. « Tu dois bien mesurer deux mètres ! Je flotte dans cette veste ! Bon, d'accord, c'est moi qui suis petite » fis-je d'une voix mesurée, et mélodieuse. James, mon frère aîné, s'était souvent moqué de ma petite taille, mais finalement, comme j'étais aussi un poids-plume, cela m'arrangeait - plus habile, plus vive. On nous servit finalement nos commandes et je bus une gorgé de chocolat chaud orné de chantilly. J'essuyais la moustache de lait sur me lèvre supérieure, l'air du chat ronronnant devant du lait, et posais de nouveau mon regard doux sur Toby. Je ne pouvais m'en empêcher : il fallait que je le regarde. Je crois que, dès que je le quittais des yeux, j'avais peur qu'il ne soit qu'un rêve ou une illusion. Comme si le fixer de tout mon coeur pouvait le rendre plus tangible encore. « Je pense que tu dois te poser des questions par rapport à ma situation. J'y ai fait allusion tout à l'heure, mais ça doit te paraître flou ... En fait, dans ma famille, mon père était panthère. Mon frère aussi, et moi aussi. Seule ma mère était humaine, et elle n'a jamais rien su de tout ça - mes parents ont divorcé, avant notre adolescence à moi et mon frère. C'est après qu'on a découvert, pour la pleine lune, tout ça ...   » déclarais-je sur le ton de la discussion. J'avais opté pour une solution simple : plutôt que de risquer de froisser Toby par mes questions, je lui parlais de moi. J'avais peur que ma curiosité ne soit trop tranchante, comme un bout de miroir brisé. Mais mon regard et mon sourire l'invitaient à parler, si il en avait envie. « Lors de mes dix huit ans, j'ai choisi de quitter ma famille pour vivre ici. J'avais envie ... Je ne sais pas, de couper quelque chose avec mon ancienne vie. Je ne sais pas si ça te fait ça à toi aussi, mais j'ai du mal à vivre deux vies aussi différentes. Pourtant, c'est en moi, comme en toi, dans le fond. On est comme ça ... J'aimerais pouvoir choisir l'un ou l'autre, mais c'est impossible : j'avais cru, en m'installant ici, choisir l'humaine, et finalement ... Me voilà plus joyeuse que jamais en panthère ... » Je me tus soudain, réalisant que je bavassais, et je bus une gorgée de chocolat chaud, manquant de m'ébouillanter la langue. Mon air penaud et mes joues rouges devaient contraster avec mes mèches sombres, comme la fourrure de la panthère. Mes mains enserrant la tasse écaillée, je sentais la douce chaleur du breuvage s'insinuer en moi. La veste était confortable, et en regardant Toby face à moi, je songeais que je n'avais sûrement jamais été aussi heureuse. « Je suis arrivée il y a quelques semaines. Je suis installée près du lycée, dans un appartement. Et toi ? » finis-je par demander, ma curiosité étant plus forte que tout. Cependant, alors que je penchais la tête sur le côté, comme un chaton, je lui indiquais d'un geste qu'il n'était pas obligé de répondre. Je manquais de faire tomber ma tasse, me brûlais un peu le doigt et grimaçais. « Adroite comme un chat, mon oeil » fis-je tout bas, avec une mimique. Il était amusant de voir que, dans certaines situations, j'étais extraordinaire agile et preste, et que parfois, j'étais encore plus maladroite que le commun des mortels. Je suçotais la base de mon index, la brûlure n'étant pas forte. Je fis un sourire d'excuse à Toby - de toute façon, le pauvre garçon avait déjà du se faire une idée du genre de fille que j'étais. Maladroite, un peu bizarre, et naturelle. Moi, je voyais en lui quelqu'un d'adorable et gentil, d'amusant, et d'attirant par bien des points - le surnaturel pulsait en lui selon les battements de son coeur, que j'entendais d'où j'étais. Entendait-il le mien ? A cette idée, mon coeur s'emballa un peu et je rougis en baissant le regard sur ma tasse à moitié vide. Ses yeux de cette couleur si fantastique m'intimidaient presque. Et pourtant, je n'avais jamais été aussi heureuse de toute ma vie - quel paradoxe !


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 22:46


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
Nous nous arrêtâmes à l’intérieur, nous fîmes face à une serveuse qui semblait bien en forme malgré l’heure tardive. Je laissais Elliot le soin de répondre à sa question et nous rejoignîmes une table près d’une fenêtre. Je m’installai en silence, glissant un regard vers la Lune qui était haute dans le ciel d’un noir d’encre, quelques étoiles se battaient en duel alors que j’étais fasciné par le calme de cette nuit.
Je fermai quelques secondes les yeux, me rappelant le sourire rassurant de mon père mais une forte détonation résonna dans mon esprit et je rouvris les paupières aussitôt. Des images de sa main tenant l’arme et du sang sur le mur me firent frissonner, et je détournai le regard de cette voiture qui avait été la sienne. Je reportais mon attention sur Elliot qui me fixait toujours de ce même regard qui avait titillé ma curiosité.
 « Des chocolats chauds s'il vous plaît »
Je n’avais même pas remarqué la présence de la serveuse et je me frottai les yeux, encore hanté par mes macabres souvenirs. Je me plongeai dans les prunelles dorée d’Elliot, m’y accrochant pour oublier. Ce n’était pas le moment de perdre le contrôle, je venais de rencontrer une personne avec qui je pourrais être moi-même, je ne devais pas tout gâcher. Je ne laisserais pas mon esprit hanter cette nuit merveilleuse. Je me focalisai sur les boucles brunes et les traits simples mais gracieux de ma partenaire de chasse. Je finis par me vider la tête et je me détendis légèrement alors qu’elle prenait la parole. Sa voix était légère et agréable, je me mis à sourire, me sentant de nouveau à l’aise. Son rire cristallin parvint à mes oreilles alors qu’elle me lança :
« Tu dois bien mesurer deux mètres ! Je flotte dans cette veste ! Bon, d'accord, c'est moi qui suis petite »
Je ris à cette phrase avant de le dissimuler dans ma manche. Je ne m’étais jamais senti aussi bien depuis longtemps. Je me grattait l’arrière du crâne en ajoutant :
«  Tu as sans doute raison mais bon c’est vrai que je suis grand quand même »
Je la regardai boire son chocolat et fis de même, manquant de m’étouffer quand je vis sa petite moustache de chantilly. J’avalai doucement avant de reposer ma tasser, de peur de faire une bêtise.
Je la fixais sans interruption, m’ancrant à elle pour ne plus penser, pour profiter de ce moment normal et calme. Je me sentais bien et je ne voulais pas que ça change.
« Je pense que tu dois te poser des questions par rapport à ma situation. J'y ai fait allusion tout à l'heure, mais ça doit te paraître flou ... En fait, dans ma famille, mon père était panthère. Mon frère aussi, et moi aussi. Seule ma mère était humaine, et elle n'a jamais rien su de tout ça - mes parents ont divorcé, avant notre adolescence à moi et mon frère. C'est après qu'on a découvert, pour la pleine lune, tout ça ...   »
 Je la regardai d’abord surpris avant de pencher la tête sur le côté, signe que je l’écoutais attentivement. Je portais ma tasse brûlante à mes lèvres, indifférent au liquide bouillant qui me brûlait la langue. J’étais agréablement surpris qu’elle me parle de sa vie comme ça. Elle n’avait donc pas peur de moi et me portait une toute nouvelle confiance qu’on ne m’avait jamais portée.
J’avais donc raison sur le fait que son don était héréditaire. Le mot divorce me serra le cœur et je revis mon père et… Je secouai discrètement la tête pour me chasser cette pensée.
« Lors de mes dix-huit ans, j'ai choisi de quitter ma famille pour vivre ici. J'avais envie ... Je ne sais pas, de couper quelque chose avec mon ancienne vie. Je ne sais pas si ça te fait ça à toi aussi, mais j'ai du mal à vivre deux vies aussi différentes. Pourtant, c'est en moi, comme en toi, dans le fond. On est comme ça ... J'aimerais pouvoir choisir l'un ou l'autre, mais c'est impossible : j'avais cru, en m'installant ici, choisir l'humaine, et finalement ... Me voilà plus joyeuse que jamais en panthère ... »
Je la comprenais mais je n’avais pas vécu la même chose qu’elle. J’avais finalement fini par réussir à vivre avec mes deux vies. Je rendais de temps en temps visite à ma mère mais les remords nous rongeaient tous les deux et il était dur de se parler sans évoquer ce délicat sujet. J’aurais tellement aimé que mon frère soit là.  Mon chocolat était fini et je posai délicatement la tasse sur la table en toussant deux, trois fois à cause de la chaleur du breuvage.
Elliot eut moins de chance et manqua de s’étouffer en trempant ses lèvres dans sa boisson encore brûlante. Ses joues devinrent rouges et je lui souris de nouveau, lui disant que tout allait bien.
« Je suis arrivée il y a quelques semaines. Je suis installée près du lycée, dans un appartement. Et toi ? »
Je posai mes bras sur la table avant de répondre :
«  Je vis dans un appartement prêt du centre-ville. Ma mère a jugé que j’étais assez âgé pour vivre seul même si c’est un peu triste la solitude au quotidien."
Je n’en revenais pas. Je venais de lui parler de mon problème. Je me mordis la lèvre avant de baisser légèrement la tête, me grattant l’arrière du crâne. Je devais me focaliser sur quelque chose. Sur… Des battements de cœur. Je levai le regard vers Elliot, sentant son rythme s’accélérait alors qu’elle rougissait de plus belle. Je la trouvais vraiment adorable et naturelle. Pourquoi ne l’avais-je pas rencontré plus tôt. Elle s’était confiée à moi, il était normal que je fasse de même. Je pris une grande inspiration avant de commencer :
« Bon qui a-t-il à savoir sur moi ? Hmmm Je viens de San Francisco, j’ai un frère, Conor, qui étudie au Canada. Ma mère vit ici mais j’ai mon propre appartement. J’ai redoublé mon année de Senior à cause d’un manque de travail. Je n’ai plus de nouvelles de mon père depuis mes quinze ans. »
Je ne pouvais pas lui dire la vérité vraie, c’était me livrer comme ça, c’était trop dur. Mais je continuai quand même, ajoutant une dernière chose :
«  Je me suis fait mordre l’année dernière par un loup dans la forêt mais… J’ai pris l’apparence du coyote… Tu sais que tu es la première personne qui est au courant de mon passé et de mon statut de métamorphe ? »
Je jetai un regard incertain vers elle, serrant ma tasse de toutes mes forces pour cacher mon anxiété. Ca y est, je montrais ma vraie nature.


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 23:16



Prémices bestiaux
Avec Toby



Je ne sais pas trop pourquoi j'avais parlé comme ça, à tord et à travers. Parce que Toby m'inspirait confiance, que je me sentais bien avec lui. Quel mal y avait-il à révéler quelques bouts de moi ? Mais j'avais peur d'avoir plombé l'ambiance. J'avais remis mes mains autour de ma tasse, regardant Toby de sous mes longs cils ourlant mes yeux comme des voiles sombres, formant des arabesques d'ombre sur mes joues rosées de gêne. Il y avait quelque chose, une espèce de tension agréable, qui semblait nous rendre tous les deux anxieux. Je trouvais ça mignon - on se serait cru dans une série pour adolescents. Mais Toby n'était pas un personnage secondaire comme moi - il avait tout pour être un héros, j'en étais convaincue. « Je vis dans un appartement prêt du centre-ville. Ma mère a jugé que j’étais assez âgé pour vivre seul même si c’est un peu triste la solitude au quotidien. » Je le fixais un instant ; je ne m'étais pas forcément attendue à ce qu'il dise ça, mais je gardais mon sourire amical aux lèvres, alors qu'il semblait lui-même surpris de ses propos. Le voir se mordiller la lèvre, l'air tout embarrassé, me fit sourire encore un peu plus. Oui, il était vraiment mignon, avec ce côté presque enfantin. Peut-être l'avais-je inspiré avec mes paroles ; j'espérais juste qu'il ne se soit pas senti obligé de parler de lui parce que j'avais fait de même. « Bon qui a-t-il à savoir sur moi ? Hmmm Je viens de San Francisco, j’ai un frère, Conor, qui étudie au Canada. Ma mère vit ici mais j’ai mon propre appartement. J’ai redoublé mon année de Senior à cause d’un manque de travail. Je n’ai plus de nouvelles de mon père depuis mes quinze ans. » Alors que j'assimilais à peine ces informations, il enchaîna rapidement sur la suite, comme si il n'y avait rien à dire sur ça - ou qu'il voulait éviter le sujet. Je respectai cela et notai de ne rien demander à ce propos. « Je me suis fait mordre l’année dernière par un loup dans la forêt mais… J’ai pris l’apparence du coyote… Tu sais que tu es la première personne qui est au courant de mon passé et de mon statut de métamorphe ? » Sa voix se modula, changea presque imperceptiblement. Je ne vis pas ses phalanges blanchir sur sa tasse tellement il la serrait fort, mais je sentis et entendis son coeur s'emballer. Par réflexe, sans trop réfléchir, j'entourais ses mains des miennes, encore chaudes du contact de la tasse. Sa peau était tiède, douce et le contact rassurant.

« J'en suis honorée. Vraiment. Parler de tout ça, ce n'est pas forcément facile. Et nous, on en parle autour d'un chocolat chaud, comme si de rien n'était ... » fis-je avec un petit sourire mutin, avant de reprendre, mes doigts pressant délicatement le dos de ses mains, et ses doigts à lui. J'essayais de ne pas me focaliser là-dessus, sinon j'allais perdre le contrôle, tellement ce geste me semblait ... disons, décalé. Je n'avais aucun droit de faire ça, après tout. « C'est donc tout récent pour toi. En tout cas, tu es aussi la première personne extérieure à ma famille à qui j'en parle. J'ai du mal à faire confiance aux gens d'habitude. Ils ne peuvent pas comprendre, ce n'est pas leur faute, mais il faut toujours... faire semblant. » J'avais adopté un ton léger, même si je sentais le poids du quotidien, qui se rappelait à moi. Faire semblant d'être ordinaire, se contrôler toujours, éviter de s'attacher, de faire confiance, mais paraître normale, par dessus-tout. C'était fatiguant, épuisant, et démoralisant aussi. Toby apparaissait comme une lueur dans ma vie. C'était idiot à dire et à penser, mais c'était ancré en moi. « En tout cas, c'est gentil à toi de te confier. Tu n'es pas obligé. Je suis une grande bavarde, j'ai tendance à dire tout ce qui me passe par la tête, désolée ... J'ennuie souvent les gens, à piailler comme ça ... Pardon si ça t'ennuie, n'hésites pas à me le faire savoir !   » Je songeais à Alice et Mary, qui devaient sûrement être en train de se préparer pour demain. Mes amies auraient été jalouses de me voir avec un jeune homme aussi séduisant que Toby - et pour cause, elles étaient très fortement porté sur les garçons. Là où je n'avais qu'un intérêt relatif - pourquoi donc m'intéresser à des garçons avec qui je ne pourrais pas être moi-même ? - elles collectionnaient les garçons. C'était de notre âge. Se faire jolie, s'habiller coquettement, sortir. Elles disaient souvent que j'étais assez extrême : soit trop timide, à parler tout bas comme une souris, soit trop volontaire, trop bavarde, que je riais trop fort. Je ne savais pas quoi répondre à ça, parce que c'était vrai. Je finis mon chocolat en silence, en observant le jeune homme devant moi. Je ne savais pas pourquoi, mais je tenais absolument à le revoir - enfin, si, je savais pour quoi. Mais je n'osais pas demander. Et si il ne voulait pas ?

« Oh ! » fis-je en me levant brusquement. Je fis tomber la tasse - vide - et la rattrapais au vol avec une dextérité inhumaine. Je me mordillais la lèvre inférieure, très gênée de ma maladresse mélangée à cet excès de réflexes accrus. A quoi ça servait de savoir rattraper les trucs au vol, si c'était moi qui les faisait tomber, franchement ? « Pardon je- en fait il est ... Il est tard et ... Et ma résidence va fermer si ... Est-ce que ... Que tu voudrais bien me ramener chez moi ? » demandais-je d'une toute petite voix. Il était presque minuit, et je venais de me rappeler que après minuit, les grilles étaient fermées. Je refusais d'utiliser mes méga-sens pour rentrer. Et puis, si je me couchais encore une fois à pas d'heures, j'allais encore m'endormir en cours de géographie. « Désolée. Tu as sûrement mieux à faire et puis ... Je serai bien resté là avec toi, parce que je suis bien avec toi, mais si je m'endors encore une fois en cours, je vais avoir des ennuis, et pas qu'avec les profs. Et puis, demain matin j'ai cours tôt et je ... Et pardon. » conclus-je, après avoir parlé sans respirer, les joues toutes rouges, les yeux rivés au sol, debout comme une quichette, à frotter mes mains - enfin mes mains couvertes par les manches - l'un contre l'autre. J'avais baissé mon visage et il était caché par mes cheveux. Je me sentais horrible, de demander ça à Toby. Mais ... Si j'avais pu courir d'ici jusque là-bas ou prendre les transports, je devais m'avouer que j'avais envie de continuer un peu cette soirée. J'avais envie de sentir encore un peu son odeur, sa chaleur, d'entendre encore un peu les battements rassurants de son coeur. Etait-ce si mal que ça ?

FIN DU RP.



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Dernière édition par Elliot D. Panabaker le Dim 9 Nov - 11:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Sam 8 Nov - 23:54


Prémices Bestiaux

feat Elliot D. Panabaker

 
Je me retrouvais soudain avec ses mains au-dessus des miennes. Sa peau était douce et encore chaudes suite à la chaleur de sa tasse. Je levais un regard surpris vers elle, ne savant vraiment pas comment réagir. J’avais une partie de moi qui voulait se dégager de cette étreinte alors qu’une autre voulait rester là, profiter de cette présence jusqu’au bout.
« J'en suis honorée. Vraiment. Parler de tout ça, ce n'est pas forcément facile. Et nous, on en parle autour d'un chocolat chaud, comme si de rien n'était ... »
Je me laissais emporté par ce flot de parole, tentant d’oublier mes macabres et sombres pensées. Je trouvais cela touchant qu’elle tentait de me rassurer, de me convaincre qu’il n’y avait rien de grave. Elle n’avait pas tort, on en parlait autour d’une tasse de chocolat. Je pouvais sentir ses doigts presser doucement les miens, j’écoutai les battements réguliers de son cœur, souriant doucement face à ce visage que je commençais à connaître.
« C'est donc tout récent pour toi. En tout cas, tu es aussi la première personne extérieure à ma famille à qui j'en parle. J'ai du mal à faire confiance aux gens d'habitude. Ils ne peuvent pas comprendre, ce n'est pas leur faute, mais il faut toujours... faire semblant. »
Elle n’avait pas tort. C’était de devoir le faire qui pesait lourd sur mes épaules. Faire semblant d’être quelqu’un d’autre, devoir rester caché sans pouvoir en parler. C’était bien plus dur que ce qu’on le pensait.
« En tout cas, c'est gentil à toi de te confier. Tu n'es pas obligé. Je suis une grande bavarde, j'ai tendance à dire tout ce qui me passe par la tête, désolée ... J'ennuie souvent les gens, à piailler comme ça ... Pardon si ça t'ennuie, n'hésites pas à me le faire savoir !   »
J’eus un petit rire alors que je remarquai que ses mains étaient toujours sur les miennes. Je levai un sourcil amusé, me distrayant comme je pouvais. J’appréciais son geste, vraiment. Peu de gens auraient fait cela pour moi. Cette fille était un don de Dieu.
« Oh !  Pardon je- en fait il est ... Il est tard et ... Et ma résidence va fermer si ... Est-ce que ... Que tu voudrais bien me ramener chez moi ? »
Je fus surpris par la rapidité de son geste avant de me concentrer sur ce qu’elle venait de dire. Je glissai un rapide regard vers l’horloge avant de me rendre compte de l’heure tardive. Je mis ma main dans ma poche, m’emparant de mes clés de voiture. Je ne voulais qu’elle parte, je voulais lui parler, la revoir. Ce sentiment d’abandon m’habita quelques instants avant que je ne me rende compte de la stupidité de mon acte. Il fallait que j’arrête de me morfondre pour si peu. J’allais forcément la revoir, il ne pouvait en être autrement.
« Désolée. Tu as sûrement mieux à faire et puis ... Je serai bien resté là avec toi, parce que je suis bien avec toi, mais si je m'endors encore une fois en cours, je vais avoir des ennuis, et pas qu'avec les profs. Et puis, demain matin j'ai cours tôt et je ... Et pardon. »
Elle se frotta les mains, nerveuse ou bien gênée. Je me levai avec un sourire qui se voulait rassurant avant de lui donner une tape sur l’épaule, ce qui me surprit.
«  Ne t’inquiète pas, je te raccompagne. »
Nous quittâmes le dinner après avoir payé et nous nous engouffrâmes de nouveau dans le BMW de mon père. Je restai un moment sans bouger avant de faire gronder le moteur et de partir au quart de tour. Encore une fois, ce fut Elliot qui m’indiqua la route. Je fis attention  bien me concentrer sur mes phares et les quelques voitures qui me suivaient, mais je pensais à Elliot. Je ne voulais pas la voir partir, j’allais rentrer dans mon appartement et retrouver cet univers de solitude que je détestais tant. Elle était une part de lumière dans mon monde obscur.
Je finis par me garer devant le lieu indiqué, me tournant vers elle, j’eus un sourire triste.
«  Madame est arrivée à destination. »
 


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MessageSujet: Re: Prémices bestiaux × Toby × Terminé   Dim 9 Nov - 0:16



Prémices bestiaux
Avec Toby



« Ne t’inquiète pas, je te raccompagne. » Alors que j'avais gardé le regard et le visage baissés, ces paroles furent accompagnées d'un geste qui se voulait amical. Je sentis sa main tapoter un instant mon épaule, et malgré l'épaisseur de la veste et de la chemise, je perçus la force contenue qu'il y avait en lui. J'eus un nouveau frisson que je cachais et le suivis jusqu'à sa voiture. J'étais reconnaissante qu'il me raccompagne ; je lui indiquais la direction à prendre. J'étais cependant distraite, par sa simple présence et tout ce que cela avait de confus et de complexe. Le moindre de ses souffles semblait m'ébranler, dans ce petit univers entouré de tôles qu'était sa voiture. Finalement, nous arrivâmes en vue de mon immeuble et je vis les grilles encore ouvertes ; j'eus un soupir rassuré et me tournais presque timidement vers Toby. « Madame est arrivée à destination. » Je souris, silencieuse. Je cherchai comment le remercier. Des mots seuls n'étaient pas suffisant : il m'avait apporté plus de joie en cette soirée que depuis des semaines, non des mois ! Je passais ma langue sur mes lèvres, féline, et frottais le bout de mon nez du dos de ma main droite.

« Merci. Pour ... Pour tout ? » fis-je avec une voix gênée, embarrassée de dire ce genre de choses. Mais je m'efforçais de continuer. Je voulais continuer encore un peu, ne serait-ce que quelques secondes. « Je ne m'étais pas attendue à rencontrer quelqu'un comme toi, et tu es ce qui m'est arrivé de mieux depuis longtemps. Merci Toby. » Prononcer son nom à voix haute était comme dire un mot magique, une incantation ; la mélodie roulait sur mes lèvres, s'échappait de dessous ma langue, échappant à mes dents, délaissant ma gorge et ma poitrine. « Je t'aurais bien proposé de monter prendre un verre, mais tu risquerais de te retrouver coincé en voulant repartir. Mais compte sur moi pour t'inviter bientôt, d'accord ? Pour te remercier pour ce soir. » Je souris, sans oser dire ce que cela sous-entendait : je voulais le revoir, je voulais continuer à courir, les nuits de lune, à ses côtés. Sa compagnie m'avait fait du bien. « Est-ce que ça te tente qu'on se retrouve au lycée ? Pour, je sais pas moi, manger ou juste se voir un peu ? » continuais-je tout bas, un peu effrayée et angoissée à l'idée qu'il puisse rejeter cette idée. « Oh, j'ai failli oublier ! Ca aurait été bête ... » Je pris un papier, un crayon et notait mon numéro de téléphone et mon nom en entier : Elliot Dorothy Panabaker. Je reposais le papier sur le tableau de bord, les joues rouges. Je n'avais pas envie de partir, mais je voyais déjà le vigile arriver, au loin. J'inspirais, puis pris mon courage à deux mains. « Merci beaucoup, vraiment. On se revoit vite, d'accord ? Bonne nuit, Toby, et encore merci. » Et sans réfléchir, je me penchais et embrassais sa joue. Puis, comme une ombre, j'ouvris la porte, la refermai et me glissai sous le regard amusé du vigile dans l'enceinte de l'immeuble. Je n'osais pas me retourner, sous le vent glacial de la nuit. Finalement, plantée devant les portes d'entrée, j'osais faire volte-face pour observer la BMW s'éloigner. Je relevais ma main et glissais mes doigts sur mes lèvres : à quoi avais-je pensé, exactement ? J'étais rouge et confuse, et je restai un instant interdite. J'avais l'impression d'être une amoureuse venant de dire au revoir à son amant. Allons Elliot, reprends-toi, ce n'est pas ça du tout ! J'espérais franchement qu'il n'avait pas mal pris ce geste très amical. Ni qu'il n'y avait vu quelque chose qu'il n'y avait pas à voir. Ou bien si ?

« Bravo, Elliot l'idiote qui fait encore des siennes ! » grognais-je en remontant l'escalier menant à mon appartement. J'ouvris et après avoir refermé derrière moi, je m'allongeais sur mon lit, les yeux fermés, repensant à son visage dont les traits étaient gravés dans ma mémoire. Et puis, soudain alors que je faisais mine de retirer mes vêtements ... « Mince, sa veste ! » Je me redressai assise sur le lit. Mon odeur était mélangé à la sienne, sur sa veste. Je restai muette, puis éclatai de rire - j'étais ravie. Cela voulait dire que nous allions devoir nous revoir. J'hésitais puis finir par retirer la veste et la mettre sur un cintre pour ne pas la froisser. Néanmoins, les effluves virils qui s'en échappaient faisaient battre mon coeur un peu plus vite. Je repensais à cette nuit incroyable, et j'en avais tout le corps qui frémissait. « Toby, le werecoyote ... Quand James va savoir ça ... oh et puis non, ça ne sera qu'entre lui et moi. » Comme un secret, doux et juste à moi, que je pourrais contempler quand je le voudrais. Je me mis en pyjama, me brossais les dents après avoir ma douche et tentais de dormir. Quand je réussis enfin, mes rêves furent peuplés d'yeux bleus aux nuances kakis, d'odeurs de chocolat chaud, et d'une veste tiède, d'un frisson sur mes doigts, d'un contact rassurant, et de son parfum à lui, du goût du sang dans ma bouche, de la lune qui nous couvrait comme un manteau, et de nos rires. Mes rêves furent peuplé d'un bonheur incroyable ; ce fut la meilleure nuit que je passais depuis longtemps.


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