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 Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible

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Succube
Localisation : Entre tes draps
MessageSujet: Without trust... || Haniel /! contenu sensible   Ven 9 Déc - 1:12

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


Assise à sa coiffeuse, Peitho se regarda longuement dans le miroir avant de se saisir de l’un de ses rouges à lèvres, et de venir l’appliquer sur ses lèvres entrouvertes. Le produit, liquide qui s’appliquait à l’aide d’un fin pinceau, séchait quasi-instantanément lorsqu’appliqué, et ne laissait par la suite aucune trace. La couleur qu’avait sélectionné le succube était un pourpre sublime, qui semblait doux comme du velours et qui conférait tout de suite un ton plus dramatique et sensuel au visage de la brune. Ses yeux étaient maquillés également, et ses cheveux retombaient en cascade sur ses épaules, couvrant les bretelles de la guêpière en dentelle noire qu’elle avait enfilée. Sa poitrine était comprimée dedans, conférant à ses seins un volume divin, mais l’empêchant surtout de respirer et de se mouvoir à son aise.
Elle fit rouler doucement ses bas le long de ses cuisses, venant les sécurise à l’aide des petites pinces qui pendaient devant et derrière. Les attacher derrière était toujours plus complexe, les fesses rebondies du succube n’étaient pas toujours un avantage avec ce genre de tenues légères.

Peitho se leva de son tabouret, ayant gagné plus de sept centimètres à l’aide de ses talons. Seul le bruit de ses chaussures résonnait dans le loft. Elle ouvrit la porte de son dressing et s’y engouffra, se dirigeant vers la rangée des robes, laissant ses doigts effleurer les vêtements. Elle s’arrêta devant les tissus sombres, noirs et bleus foncés. Elle joua avec les tissus un instant, les froissant, les faisant couler entre ses doigts.
Elle finit par se décider, choisissant une classique robe noire à la Hepburn, col ras-du-cou et sans manche, qui se zippait sur le côté.
Elle l’enfila, avant de s’emmitoufler dans un manteau, d’attraper ses clefs, et son portable, et de sortir de l’appartement.

Elle roula jusqu’à l’appartement des Marshalls et, une fois arrivée devant, coupa le moteur de la voiture et resta un long moment assise dans la voiture, tête baissée, mains agrippant le volant.
Elle savait qu’elle devait y aller. Elle le sentait : la peau sous ses yeux était plus sombre qu’à l’accoutumée, et si elle ne sentait pas encore son estomac gronder, elle savait qu’elle ne pourrait pas tenir une semaine de plus.
Sa main droite se mit à trembler légèrement, et elle se força à contrôler le tremblement, venant serrer le volant plus fort entre ses doigts, jusqu’à se faire mal.

Elle finit par sortir de la voiture, sans grand enthousiasme.

———

Elle sentait encore la brise fraiche de la fin du printemps sur sa peau. Si elle fermait les yeux, elle se revoyait titubant dans la rue, ses mains serrées contre son ventre qui lui faisait mal, si mal. Il lui suffisait de fermer les yeux pour ressentir la faim qui la tiraillait et la rendait délirante, la faim qui l’avait presque poussé à l’irréparable - se jeter sur l’un des membres du pack.
Elle se revoyait pousser la porte de l’immeuble des Marshall avec une force brutale, sur-humain, non-humaine.
Elle savait que ce n’était pas une bonne idée, mais que c’était la meilleure, la plus logique. Dans ses rares moments de lucidité, ces moments où ses yeux ne brillaient pas dans la nuit sombre californienne, incandescent et surnaturels, elle savait au fond que c’était la meilleure solution.


———

Peitho secoua la tête, comme pour chasser ses pensées - ses souvenirs, une petite voix lui souffla - et, après avoir jeté un discret coup d’oeil à ses mains, parcourut les quelques pas qui la séparait de la porte d’entrée de l’immeuble, et enfonça le bouton de l’interphone marqué « Marshall ».
Elle attendit qu’on lui ouvre, puis poussa la lourde porte, qui s’ouvrit en grinçant.
Le succube enfonça le bouton de l’ascenseur - inutile de gaspiller ses forces en montant à pied quand il y avait un ascenseur en parfait état qui l’attendait -, se retenant pour ne pas jouer avec ses cheveux, mordiller ses ongles, ou toute autre manie que Peitho Figueroa pouvait bien avoir lorsqu’elle était nerveuse.

La montée en ascenseur lui parut une éternité, et elle sentit son estomac se tordre lorsque la machine s’arrêta enfin, et que les portes s’ouvrirent. Hésitante, elle traversa le couloir jusqu’à la porte de l’appartement d’Haniel et Anaëlle, et frappa.
« Salut. » Elle s’essaya à un sourire : ça n’avait pas marché les huit fois précédentes, mais une femme pouvait toujours espérer.

Ce fut, malgré tout, dépitée qu’elle entra dans l’appartement, se défaisant de son manteau tandis que le renard refermait la porte derrière elle. Elle tenta de camoufler son malaise du mieux qu’elle pouvait.

———

Il lui suffisait de tourner la tête et, là bas, dans le coin de la pièce, elle pouvait apercevoir le corps d’Haniel, allongé sur le sol. Le sang battait à ses tempes, tachait ses mains, et elle avait l’impression que l’air s’était raréfié dans la pièce, qu’elle était sur le point d’étouffer. Une voix semblait l’appeler, lointaine et en sourdine, mais elle n’arrivait pas à distinguer les mots prononcés, ni à reconnaître le propriétaire de la voix, qui semblait pourtant familier.
En état de choc.


———

« Tu as fait quelque chose à tes cheveux ? » demanda-t-elle, tirée de sa rêverie par le son que produisit Haniel en passant à côté d’elle. Elle n’avait pas bafouillé, ni levé les yeux au ciel, elle était fière d’elle. Il y avait eu des jours bien pires que celui-ci.
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Dim 11 Déc - 21:23



Without tust...


Haniel n'ouvrit pas les yeux lorsqu'il entendit l'interphone sonner. Il resta assis, attentif à ce qui l'entourait avant que l'absence de mouvement dans l'appartement lui rappelle qu'Anaëlle était sortie. Elle ne voulait pas se retrouver entre Peitho et lui, il le savait. Elle avait pardonné à la créature – après tout, personne n'était mort et elle avait même sauvé une vie – mais elle n'aimait  pas la lourdeur qu'il y avait chaque fois que le renard et le succube se retrouvaient dans la même pièce.
Elle avait déjà suggéré à Haniel de la pardonner mais ce dernier n'y arrivait pas.
Il lui en voulait.
Il s'en voulait.
Il ouvrit la porte du bas pour qu'elle puisse entrer et rangea le verre d'alcool qui trônait sur la table basse. Il savait qu'elle sentirait l'odeur pourtant, mais c'était un acquis de conscience. Elle devait s'être habituée de toute façon. Les huit dernières fois déjà il s'était abreuvé de courage liquide avant leur rendez-vous. Pas que ça lui fasse grand-chose ceci dit à part peut-être ne pas penser au goût des baisers qu'ils avaient commencé à échanger avant.
Pour rendre le contact plus confortable, s'étaient-ils dit.
Haniel se disait maintenant que ça n'avait été qu'un piège de roses.

En retournant jusqu'à la porte lorsqu'elle arriva sur le palier la chemise vola au rythme de ses pas. Elle était ouverte malgré une température intérieure assez basse. Le froid ne le dérangeait pas.
Lorsqu'il ouvrit la porte il observa son sourire, écouta sa voix mais se contenta de s'écarter du chemin en émettant un grognement en guise de seul salut.
Il se souvenait parfaitement de ce qu'il pouvait arriver lorsqu'elle franchissait cette porte.


***


Le bruit de la porte qui s'ouvre à la volée avait résonné dans ses oreilles. Haniel était en alerte ce soir là. Il savait ce qu'il se passait mais avait choisi de ne pas s'en mêler. En tant que surnaturel et chasseur, se retrouver pris entre deux feux était la dernière de ses priorités. Anaëlle était sortie pour sa part pour s'assurer qu'aucun civil ne serait mêlé à tout ça.
Il se leva lorsque des pas résonnèrent dans les escaliers et s'arrêtèrent devant sa porte.
Il se souvenait l'avoir ouvert en reconnaissant la voix de Peitho. Puis après tout était assez flou. Il se souvenait juste avoir ressentit une envie irrésistible pour elle.



***


Il se dirigea d'un pas assuré vers sa chambre en émettant un son qui pouvait laisser penser qu'elle devait le suivre. A sa question il fronça les sourcils et se contenta d'une courte réponse. « Coupés. »
Il n'y avait rien à dire de plus.
Il n'avait pas envie d'en dire plus. Il reprit sa marche et rejoignit sa chambre. Elle avait changée par rapport à la première fois où Peitho était venue. Il s'était vite rendu compte de son inconfort et avait agit en conséquence pour essayer d'améliorer ces moments qu'il trouvait si désagréable. Il ne pensait pas les garder par la suite, et pourtant, c'était resté. Il s'y était habitué et s'en était accommodé. Au moins maintenant sa chambre ressemblait moins à celle d'un prêtre.
Il retira sa chemise en premier puis le reste de ses vêtements, se retrouvant vite nu avant de se tourner vers elle.
« Tu sais ce qu'on doit faire. »

Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Il avait envie d'en finir le plus vite possible. Passer à autre chose. Reprendre sa journée. Son regard assombri par le dédain se posa sur elle pour la première fois depuis son arrivée.
Bien sûr elle s'était faite belle. Bien sûr elle était séduisante et n'importe quel homme rêverait de l'avoir dans son lit.
Haniel se souvient s'être surpris à apprécier sa présence et la chaleur de sa peau plus que de raison.
Mais plus maintenant.
Il avait l'impression qu'elle restait plus froide que le marbre et plus dure que le métal à son contact. Si elle avait été faite de glace il s'y serait fait mais elle était faite de chair.
Tout comme lui.
De chair fragile et vivante.


***


[i]Il sentait sa vie partir, chacun de ses muscles faiblir, mais il ne pouvait pas s'arrêter. Chaque parcelle d'énergie qu'il possédait le quitter petit à petit sans qu'il ne puisse rien faire.
Bientôt ce fut le noir complet autour de lui, jusqu'à ce qu'une voix familière retentisse quelque part au loin.
Sans doute trop loin.


***


Ses lèvres s'écrasèrent contre les siennes sans trop attendre. Il se montrait impatient, froid, machinal dans ses mouvements. Il n'était pas dans l'action, pas dans l'instant, et ce qu'il se passait ne semblait pas vraiment l'intéresser.
Le baiser ne dura pas vraiment.
C'était plus un encouragement pour la presser qu'autre chose alors qu'il l'accompagnait vers le lit. Il faudrait la déshabiller, songea-t-il sans doute avant que ses mains ne commencent à s'y employer.
Il n'avait pas le cœur à ça.



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Succube
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Dim 11 Déc - 22:52

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


Peitho emboîta le pas à Haniel, son manteau abandonné sur le dossier d’un fauteuil. Ses talons claquèrent contre le sol ; elle n’avait même pas eu le temps de se déchausser que déjà, Haniel la pressait de le suivre. Dans toute autre situation, elle aurait pu sourire de la hâte du renard, mais elle n’était pas stupide, et savait parfaitement que son empressement ne signifiait qu’une chose : qu’il voulait que cela finisse au plus vite. Et si elle n’avait pas encore compris ça, le ton froid, sec et détaché, glacial même lorsqu’il ne prononçait qu’un seul mot, aurait suffit à lui mettre la puce à l’oreille.
La démarche du succube n’avait rien de léger, guilleret, joueur ou séducteur. Elle semblait… Lasse. Résignée. La manière qu’avaient ses hanches d’onduler restait sensuelle, mais quiconque la regardait aurait plus tôt fait de lui lancer un regard de sympathie qu’un regard lubrique.
Ou peut-être les deux. Mais le combo était étrange.

La porte de la chambre resta ouverte derrière eux. Elle était toujours restée ouverte, malgré l’absence d’Anaëlle, depuis cette fameuse nuit. Peitho ne pouvait pas lui en vouloir, bien sûr qu’elle ne le pouvait pas. Ca ne voulait pas dire que ça ne l’affectait pas. Même si elle le cachait, la plupart du temps.
C’était sa faute de toute façon.

———

Elle avait faim, elle avait tellement faim. C’était la seule chose qui l’animait, la seule chose dont elle se souvenait. Elle avait faim, et elle avait marché, et elle avait eu encore plus faim. Jusqu’à ce que la faim s’estompe.
Elle se souvenait de lèvres fermes pressées contre les siennes, elle se souvenait de ses prunelles explosées et incandescentes, de sa lucidité furtive, de l’état sauvage, féroce,
feral dans lequel elle se trouvait.
Sa faim s’était estompée peu à peu, et elle avait ouvert les yeux, distinguant le visage pâle d’un homme, brun, sourire aux lèvres, yeux fermés, l’extase qui se lisait sur son visage.
Elle avait cligné des yeux, la voix qui l’appelait bourdonnant toujours autour d’elle.
Mais elle avait faim. Elle avait trop faim. Elle n’arrivait pas… à se concentrer.


———

Une fois encore, il la tira de sa rêverie, la faisant sursauter légèrement.
Elle se tourna vers lui, et se retrouva face à un Haniel complètement dénudé. Elle ne put s’empêcher de laisser son regard glisser le long du corps de l’homme, admirant la manière qu’avaient ses muscles de tressaillir, la grâce et la beauté dont il regorgeait lorsqu’il se tenait ainsi nu devant elle.
Un David en chair et en os.

Elle sentit l’inconfort grandir dans la pièce et arracha son regard du corps d’Haniel, surprenant juste le dédain qui se lisait sur son visage, et se tourna légèrement pour venir dézipper sa robe. Ses cheveux cachèrent son visage alors qu’elle s’affairait à se débarrasser du vêtement noir, et elle était reconnaissante pour ce moment de répit où elle n’avait pas besoin de sembler indifférente au dégoût d’Haniel.

Oui, elle savait ce qu’ils devaient faire.

Sa robe tomba à terre, la laissant dans sa guêpière de dentelle. Elle se défit également de ses talons, perdant de sa superbe en un même instant. Elle se sentait… vulnérable, faible, acculée face à Haniel, qui la surplombait d’une tête, et ce n’était pas un sentiment qu’elle aimait ressentir.
En avançant vers lui, elle avait l’impression, comme les huit dernières fois qu’elle était venue dans cette chambre, d’avancer vers une mort certaine ; elle inspirait et ses épaules se tendaient comme si elle avançait sur le champ de bataille avec pour seule armure un bouclier d’enfant.
Au bout de deux semaines, ses forces s’amenuisaient tellement qu’Haniel n’aurait fait qu’une bouchée d’elle si l’envie l’en prenait.

Elle se mit sur la pointe des pieds, glissant son bras droit autour du cou du renard, et il l’embrassa. Sans finesse, sans élégance, sans une once de plaisir. Ses lèvres s’écrasèrent contre celles du succube, avec gaucherie aurait-elle voulu pouvoir dire, mais ce n’était pas le cas : leurs lèvres s’emboîtaient et fusionnaient parfaitement. Ce n’en était que plus agaçant. Ses baisers avaient un goût de whisky.
Elle l’avait sentit se raidir lorsque sa peau était entrée en contact avec la sienne, mais en avait fait abstraction, se contenant de se focaliser sur la tâche à venir : se nourrir.

Peitho le laissa la mener vers son lit, et s’installa à califourchon sur Haniel. Elle le laissa décrocher ses bas, se cambrant légèrement lorsque l’une de ses mains se posa sur le bas de son dos.
Elle se souleva pour le laisser ôter ses sous-vêtements, sa main glissant le long du torse du renard jusqu’à son entrejambe.
Pas le coeur à ça, en effet.

Elle ferma les yeux, se concentrant sur le contact entre ses doigts et la peau du renard, libérant ses phéromones. Ses lèvres trouvèrent le cou d’Haniel, et elle embrassa sa peau, attendant que le désir monte en lui, sa paume toujours en contact avec son entrejambe, tandis qu’elle tenait dans son autre main la mâchoire de l’homme.
Elle l’entendit inspirer bruyamment.

———

Il ne respirait plus.
Peitho était à terre, couverte de sang, et Haniel gisait face à elle, des traînées de sang sur le torse, le cou, la mâchoire et au coin des lèvres.
Le succube était pétrifiée.
Elle entendait la voix d’Anaëlle, qui criait, lui demandait ce qu’il s’était passé, ce qu’il se passait, et elle était incapable de formuler le moindre mot, la moindre pensée cohérente.

« Je l’ai tué… »

La réalisation la prit soudainement, et Peitho se mit à trembler, ne se rendant même pas compte que ses joues étaient humides. Ses mains tremblaient violemment, et elle voulait se jeter sur le corps d’Haniel, influer de la vie dans son corps, comme elle l’avait pour Tara, Tara dont elle se moquait éperdument, mais elle était incapable de bouger. Elle tremblait sur place, pleurant silencieusement, les yeux écarquillés et fixés sur le corps d’Haniel qui ne bougeait plus.
Elle n’entendait même pas Anaëlle qui répétait « non », elle n’entendait pas les « il respire encore ».
Ses prunelles étaient fixées sur le visage d’Haniel, figé dans une extase mortelle.

La dernière fois qu’elle avait vu un corps figé de la sorte, c’était celui de-


———

Peitho arracha ses lèvres de celles d’Haniel, où elles avaient migré quelques instants plus tôt. Elle secoua la tête pour chasser les souvenirs et les pensées qui l’envahissaient.
Contre sa paume, l’entrejambe d’Haniel tressaillit à peine.
Ce fut un tout autre souvenir qui passa devant ses yeux alors, loin de l’appartement des Marshalls, loin de la Californie, à l’arrière d’un club new-yorkais dans les années 50. Le souvenir d’une main qui écartait ses cuisses, du whisky bon marché qui caressait sa peau, et d’une main rugueuse qui la poussait contre le capot d’une voiture.

Elle arracha sa main de l’entrejambe d’Haniel, la bile lui montant à la gorge.

« Je peux pas. » laissa-t-elle échapper dans un souffle. L’atmosphère de la pièce retomba aussitôt sec, comme un robinet que l’on ferme d’un geste sec. « Je peux pas- Je peux plus faire ça. »

Peitho laissa retomber sa tête contre l’épaule d’Haniel, et reprit son souffle, les yeux fermés. Ses poings gisaient contre ses cuisses, l’un de ses bas encore en place et l’autre descendu jusqu’à son genou.
Elle s’autorisa ce contact encore un instant, le temps de se recomposer, puis releva la tête, ouvrant les yeux pour venir poser son regard sur le visage d’Haniel, s’écartant de lui, s’asseyant sur ses talons. « Faut qu’on arrête ça. »
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Mar 13 Déc - 13:29



Without tust...


Parfois Haniel oubliait à quel point Peitho était… petite. Elle ne semblait rien comme ça. N’importe qui se dirait qu’une fille comme elle était sans défense.
S’ils savaient à quel point ils avaient tort.
Elle faisait partie des ombres.
Un monstre.
Comme lui. C’était sans doute pour ça qu’il avait finalement accepté le pacte qui les liait. Il n’était pas mieux qu’elle quoique lui au moins cherchait la rédemption en tuant les autres habitants de la nuit. Tuer pour se faire pardonner. C’était une drôle de façon de voir les choses. Mais c’était le prix à payer pour la paix.

Son corps se tendit au contact de la peau de la femme dont il se méfiait tant. Il devait mobiliser toute sa volonté pour ne pas la repousser contre le mur et simplement en finir. Peut-être aurait-il dû, c’eut été plus facile, moins fatiguant. Moins humiliant pour elle aussi.
Il n’y songeait pas souvent mais parfois il se demandait comment elle faisait.

Une fois sur le lit il la laissa le surplomber. Le drap de coton contrastait avec le satin de la peau des cuisses de Peitho qu’il sentait s’appuyer sur lui. Il l’aida à se défaire du peu de tissu qui parcourait encore le corps de celle qui aurait pu être vénéré par d’autres Hommes et tenta de se détendre.
La tâche n’était pas simple.
Chaque parcelle de son être lui disait de rester éveillé et de ne pas céder à la tentation qui se présentait à lui. C’était ancré dans son être et encore plus que jamais.

***

Il ignorait combien de temps il était resté comme ça, sans vie, sans conscience. C’était reposant quelque part. Verrait-il enfin les portes du Paradis ou serait-il propulsé au fin fond des Enfers pour ce qu’il était ? Il priait pour son repos même s’il savait pertinemment qu’il n’y avait pas le droit. Qu’importait, n’avait-il pas droit à un peu d’égoïsme dans ses derniers instants ?

Pourtant les voix autour de lui n’avaient rien d’angélique et il les connaissait trop bien. L’une apportait un certain soulagement. Elle avait toujours été là, sa sœur. Elle… elle s’était racheté mille et une fois au moins. Et l’autre… il avait presque pensé qu’elle méritait plus que ce qu’il lui offrait.
Il s’était attaché. Quel abruti.

Il entendait la voix d’Anaëlle s’éloigner, essayant de rassurer l’autre mais elle devait partir. Vite. Parce que quand il se réveillerait il ne serait pas qu’un monstre. Il serait le pire des Démons.


***

Ses lèvres contre les siennes avaient un goût amer sans l’être. C’était presque comme s’il pouvait sentir ce qu’elle ressentait aussi sûrement qu’il sentait son corps s’activer au-dessus du sien à la recherche d’une réaction qui venait finalement tardivement.
Il lâcha quelque chose qui ressemblait à un grognement.
Ce n’était pas inhabituel avec l’homme.
En revanche ce qui le fit froncer les sourcils ce fut la réaction de Peitho. Il ignorait que ça ne venait pas de sa vocalisation toutefois.

Il la laissa reposer sa tête contre son épaule alors qu’elle annonçait qu’elle ne pouvait pas. Cela ne fit qu’accentuer la perplexité du renard qui se redressa sur ses coudes lorsqu’elle se redressa finalement. La position était inconfortable et peu propice à la discussion mais apparemment c’était désormais ce qu’ils faisaient alors ce n’était pas comme s’il avait le choix.
Son regard ne dévia pas de celui de la Succube et il comprit que leur session était ajournée.

« Tu peux revenir demain. »
Mais évidemment les choses n’étaient pas si simples. Elles ne l’étaient jamais et il le comprit d’un simple regard, qu’elle appuie qu’elle ne le ferait pas ou non.
Il lâcha un grognement contrarié et se leva pour attraper son caleçon et le passer. Hors de question qu’il discute alors qu’il était nu. Il faisait preuve de pudeur lorsqu’il se trouvait en compagnie de quelqu’un en qui il n’avait aucune confiance.
« Qu’est-ce qu’il se passe encore ? » Sa voix était caverneuse et sa contrariété notable. « C’est la meilleure solution et tu le sais. On l’a établi au moment où on s’est retrouvés. » Ou plutôt Anaëlle l’avait établi. Mais comme souvent sa sœur avait raison, alors quoi ? Il savait que les choses étaient difficiles mais… « On s’en est accommodé pendant les derniers mois. Rien n’a changé. »
Sauf que tout avait changé.




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Succube
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Mar 13 Déc - 15:02

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


———

Elle se se souvenait de la claque, vive, violente, qui l’avait finalement tiré de sa torpeur. Elle se souvenait avoir cligné des yeux, apercevant enfin le visage d’Anaëlle. Comprenant enfin ce qu’elle lui disait : « Il respire encore. » La réalisation qu’elle ne l’avait pas tué lui arracha un sourire, un rire et un sanglot, s’échappant dans un même son. Elle se souvint s’autoriser un instant pour savourer ce sentiment, avant que la réalité de ce qu’elle avait fait ne la rattrape.
« J’ai pas… Je voulais pas… » Comment était-elle supposée justifier ça auprès d’Anaëlle ? Justifier le fait qu’elle avait manqué de tuer son frère, après s’être déjà nourrie quelque heures plus tôt. « J’ai… Tara était… Je devais… Je devais la sauver. Parce qu’Alexis était triste. » Elle n’arrivait plus à formuler sa pensée correctement, et se serait énervée contre elle-même en toute autre occasion. Mais, à vif, elle n’était plus capable de rien. Toute trace de son léger accent espagnol avait disparu. « J’étais… j’étais vide. Il fallait… J’aurais pas survécut longtemps, Anaëlle, crois-moi, je t’en prie ! Je voulais pas lui faire de mal, je voulais pas- » 


———

Et pourtant, ils en étaient là aujourd’hui. Peitho, reprenant son souffle, Haniel, les muscles encore bandés et raides. Et ces mots qui résonnaient encore dans la pièce : « Je peux pas ».
Faut qu’on arrête ça. Peitho n’en était plus capable. Elle ne pourrait pas revenir, pas une fois de plus, pour trouver un Haniel tentant de noyer ses sens à grands coups de whisky, qui répondait à peine aux caresses du succube ; ses partenaires, ses proies, avaient toujours été enthousiastes, disposées à la séduction. Elle n’avait jamais eu l’impression de tricher, de les forcer à quoique ce soit, parce qu’elle les avait toujours laissé faire le premier pas. Peut-être pas dans ses premières années, le demi siècle qu’elle passait sous silence, peut-être pas toujours en compagnie d’Elisabeth - elle ne savait pas… Elle se refusait à penser à ces siècles passés avec l’autre succube : le souvenir du corps d’Adélaïde gisant sur le drap blanc était suffisant.
Mais jamais… Jamais comme ça.

Tu peux revenir demain. Peitho hésita entre un éclat de rire nerveux, ou faire perdurer le silence. Elle se contenta de le fixer droit dans les yeux. Non. Elle ne pouvait pas revenir « demain », et Haniel le savait. Il le comprenait, à la manière qu’avait les épaules de la brune de s’affaisser. A ce regard, qui n’était pas ferme, et dur, mais presque doux, presque… résigné.

Elle le laissa se lever, reculant dans un même mouvement. Elle se sentit étrangement exposée, à genoux dans son lit, tandis qu’il était debout, vêtu d’un caleçon. Elle enfila son sous-vêtement, remontant ses bas le long de ses cuisses.
Peitho n’avait jamais eu de problèmes avec la nudité, sa nature de succube jouant probablement un rôle là dedans… Mais elle croisa tout de même les bras sur son ventre, comme pour se cacher aux yeux d’Haniel.
Elle se sentait diminuée, et elle détestait se sentir comme ça.
Il était temps que cette mascarade s’arrête.

Elle leva les yeux vers lui, toujours assise sur son lit aux draps défaits - pas qu’ils aient eu le temps d’y faire beaucoup de dégâts. La meilleure solution… Elle laissa échapper un pouffement moqueur. C’était faux, ils le savaient l’un comme l’autre. Peitho aurait pu partir. Aussitôt arrivée, aussitôt repartie : l’hospitalité des Hales ne l’aurait jamais contrainte à rester. Ils pouvaient se raconter ce qu’ils voulaient, ils auraient pu trouver une bien meilleure solution que cet… arrangement, s’ils l’avaient voulu.
« Rien n’a changé ? » Elle leva les yeux au ciel, se levant dans un même mouvement. « Por favor, n’insulte pas mon intelligence. » S’il voulait se mentir à lui-même, c’était son problème, mais la prendre pour une conne… Non. « Je n’insulte pas la tienne en prétendant que rien n’a changé entre nous, le moins que tu puisses faire c’est me retourner cette courtoisie. »
Elle sentait le sang battre dans ses veines, et ses joues se réchauffer doucement.
« Ça, entre nous » dit-elle en agitant la main entre leurs deux corps. « C’est plus possible. »
Elle passa une main dans ses cheveux, expirant, regardant fixement le mur sur sa droite. « Tu ne me fais pl- pas confiance. Encore moins qu’avant. J’ai compris. Je respecte ça. Je comprends. » Elle ravala l’amer : « peu importe la raison, peu importe le nombre de fois où je me suis excusée, où j’ai plaidé ta clémence » qui manqua de franchir ses lèvres.
Tout le monde n’avait pas son ouverture d’esprit et était capable de se lier d’amitié avec des chasseurs - notez ici l’ironie, je vous prie.

Peitho traversa la pièce, allant récupérer sa robe, toujours à terre en une petite pile sombre.
« Je ne sais pas à quoi tu jouais, en disant à Anaëlle de me prévenir que l’accord tenait toujours. » Elle se tourna vers lui, le fixant de ses yeux noisettes. « Alors qu’il est plus qu’évident que l’idée même d’être dans la même pièce que moi te donne la chair de poule. Que tu dois finir une bouteille de whisky pour oser me toucher. »
Aurait-elle été une autre, sa fierté et son ego en auraient pris un coup. Mais Peitho… Peitho comprenait.
« J’aurais trouvé une autre solution. Si Anaëlle n’était pas venue me voir, j’aurais trouvé une autre solution plus tôt. » Elle s’efforça de zipper sa robe, ses joues rosies par son emportement. « San Francisco est à quelques heures de routes. Faire l’aller-retour toutes les semaines, c’est un bien maigre prix à payer. »
Elle releva la tête, regardant de nouveau Haniel droit dans les yeux. Elle n’ajouta pas Et tu n’auras plus jamais besoin de me voir, mais le message était clair.
Elle prendrait même soin de l’éviter à Beacon Hill High, si c’était ce qu’il fallait.

Mais le dégoût qui se lisait sur son visage, la manière qu’il avait de se raidir quand elle le touchait, et l’odeur de whisky qui emplissait son nez à chaque fois… Elle ne pouvait plus. C’était plus fort qu’elle. Elle n’était plus capable de le supporter.
© GASMASK
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Ven 23 Déc - 22:33



Without tust...


Avait-il vraiment entendu quand elle s'était excusée ? Quand elle avait supplié qu'il la pardonne ? Peut-être pas tout à fait, mais il avait suivi sa ligne de conduite habituelle et avait tenu parole, fait ce qu'il devait faire depuis quelques semaines. Bien sûr il avait remarqué que chaque fois il ressortait moins fatigué et Peitho moins resplendissante, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu'il devait la croire, si ?
Peut-être qu'il devrait.
Mais il ne se sentait pas prêt.

Il observa longuement Peitho et écouta son discours. Qu'il ne la prenne pas pour une idiote. C'était mignon venant de la part de quelqu'un qui le voyait comme un bout de viande. Il croisa les bras et garda les sourcils froncés. Où est-ce qu'elle voulait en venir ? Il nota qu'elle buta à un moment mais garda ça pour lui, essayant de se convaincre lui-même qu'il ne lui avait jamais fait confiance de toute façon. Heureusement qu'elle s'était corrigée.
Il suivit sa silhouette qui avançait jusqu'à sa pile d'habits. Sa démarche était plus stricte que précédemment, et la façon dont elle se protégeait de ses bras mettait encore plus en avant sa vulnérabilité en cet instant.
Ca aurait dû toucher Haniel sans doute, mais il n'était toujours pas certain de la position à adopter vis-à-vis de la Succube, d'autant qu'il ne se considérait pas comme injuste avec elle. Pas après ce qu'il s'était passé. Toutefois la façon dont leur relation s'était effondrée à cause de ça lui laissait un goût amer dans la bouche.
Enfin, relation, c'était un bien grand mot.

A ses dernières paroles il s'avança de façon à se retrouver ente elle et la porte des fois que l'idée de partir lui prenne. Il ne la laisserait pas quitter la pièce tant que cette discussion ne serait pas finie et il en était le seul juge.
Tout comme d'après ce qu'ils avaient décidé, c'était à lui de choisir comment et où elle se nourrissait. Ou tout du moins c'était ainsi qu'il l'avait interprété jusque là.
« Sauf que tu sembles oublier une chose, Peitho. Tu sais très bien que je refuse que tu te nourrisses sans supervision, et encore moins après ce qu'il s'est passé. » C'était de bonne foi non ? Elle avait failli le tuer après tout. « Tu sais très bien le danger que tu représentes et je ne peux pas te laisser te nourrir dans la nature quand tu n'es pas capable de te contrôler. » Le fait qu'elle ait sauvé une vie comptait-il ? Cela devrait, mais Haniel ne parvenait pas à s'y résoudre. Tout ce dont il se souvenait...

***

A son réveil il s'était redressé. Il se sentait terriblement faible et tenait à peine debout. Il dû s'appuyer contre le mur pour pouvoir avancer. Il pouvait sentir son odeur encore présente tout autour de lui alors qu'il avait l'impression que toute énergie l'avait quitté. Pourtant ce n'était pas quelque chose qui l'arrêterait.
Après tout ce n'était pas la première fois qu'il se retrouvait face à la mort.
La première fois, il s'en souvenait parfaitement. Il se souvenait de l'eau salée qui emplissait son nez et sa bouche, de l'oxygène qui le quittait, puis de son pouvoir qui explosait.
De la rage. De la vengeance.
Il avait frappé le mur. De sa rage ne subsistait plus qu'un trou, un vide.
Pourquoi avait-elle fait ça ?! Pourquoi avait-elle brisé la confiance qui existait entre eux ?!
Il allait la trouver. Il allait lui faire payer.

***

Il se rapprocha d'un pas de Peitho. Il avait les épaules à peine voûtées vers elle, comme s'il était prêt à fondre sur sa proie et possédait une sorte d'aura menaçante. Son torse semblait presque plus large que d'habitude et ses muscles étaient bandés. Il tendit la main pour se saisir de son poignet.
« Un contrat ne se rompt pas aussi facilement pour des créatures comme nous et tu le sais parfaitement. » Quand on avait un demi-millinaire, les promesses qu'on faisait prenaient une autre tournure. « Alors on va tous les deux se comporter en adulte et faire ce qu'on doit faire. »



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Succube
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Sam 24 Déc - 0:14

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


En rester là, non, ça aurait été trop simple. Un signe de tête d’Haniel, qui acceptait la (nouvelle) situation, un grognement, un haussement d’épaule, une lueur dans le regard, Peitho n’en attendait pas plus : même un grand silence et une absence totale de réaction auraient suffit à la brune.
Mais quand Haniel avait-il jamais cherché la solution de la facilité ? Probablement jamais quand il s’agissait de Peitho - et le succube doutait qu’Haniel ait jamais fait quoique ce soit pour se faciliter la vie.
Ils auraient pu en rester là, la porte se refermant derrière Peitho, qui serait montée en voiture en direction de San Francisco, ou la grande ville la plus proche (SF n’était, après tout, pas la porte à côté), afin de se nourrir auprès de quelqu’un qui était capable d’avoir et de maintenir une erection. Qui ne puait pas l’alcool, de préférence.
Mais, c’était mal connaître Haniel, qui préféra visiblement attendre qu’elle ait fini de se rhabiller (ou du moins, de remettre sa robe) pour venir se placer entre elle et la porte, certes ouverte, mais qui n’était soudainement plus du tout accessible.
Elle se retint pour ne pas lever les yeux au ciel et soupirer gravement. Qu’est-ce qu’il pouvait bien avoir à ajouter. Elle lui offrait la solution parfaite sur un plateau d’argent : elle, loin de lui. Elle ne voyait clairement pas ce qu’elle pouvait faire de plus.

Ses sourcils se haussèrent lorsque la voix du renard s’éleva. Pardon ? Ses prunelle s’assombrirent d’un coup d’un seul, et disparu de son visage toute trace des émotions qui l’avaient traversée plus tôt.
Il la surplombait, mâle dominant typique qu’il était, comme penché au dessus d’elle pour tenter de la… quoi, terroriser ? Soumettre ?
Pitié.

Lorsque les doigts du renard se refermèrent autour du poignet du succube, un flash passa dans les yeux de la brune, juste l’espace d’une micro-seconde. Ses traits se durcirent, ses jambes, légèrement écartées, talons enfoncés dans le sol. « Lâche-moi. »
Le ton du succube était posé, calme, glacial.
« Si tu me touches, I’ll bite your head off. » Elle tira d’un coup sec, cherchant à déloger son poignet, une fois, deux fois.
« Je suis parfaitement capable de me contrôler » déclara-t-elle, sa voix montrant de nouveau des traces d’émotion (colère, assurément la colère) « Et je t’interdis de remettre ça en doute. » Elle sentit ses mains tressaillirent. « Je ne sais pas si tu es complètement con ou totalement ignorant mais c’est bien grâce à mon contrôle que je suis arrivée jusqu’à ta porte. »
Elle profita d’une seconde de flottement pour pousser vivement Haniel en arrière, et déloger son poignet. Cette fois, ce fut elle qui avança vers lui, ses yeux flashant une fois encore.
« Est-ce que tu as la moindre idée du contrôle nécessaire pour traverser la ville sans sauter sur le premier venu et le laisser pour mort ? Est-ce que tu as la moindre idée de l’état dans lequel j’étais ?! J’étais pas fatiguée, j’étais pas affamée, j’étais pas affaiblie comme on l’est quand on ne se nourrit pas. »
Du haut de son mètre soixante-six, elle devait lever la tête, nuque brisée pour regarder Haniel droit dans les yeux, mais ses yeux ne quittèrent pas ceux du renard, ses lèvres semblant se retrousser par dessus ses dents en un grognement de loup. « I was fucking feral! »
Elle avait presque rugit le dernier mot.

« Je n’suis même pas sûre de comprendre comment j’ai fait pour arriver jusqu’à ton appart. » avoua-t-elle, plus à elle-même qu’à lui.
La faim qui tiraillait les succubes, c’était une douleur physique. Ça vous laissait plié en deux, incapable de bouger, trop faible pour quoique ce soit. La mère de Peitho était probablement décédée dans d’atroces souffrances, et avait sans doute accueillit sa noyade avec bonheur. Parce qu’avant que les succubes n’en viennent à sombrer, des jours, des semaines pouvaient passer, où elles n’avaient même plus la force de se trainer hors de leur lit. Peitho se souvenait encore de ces sensations.
Et puis, quand elles semblaient à l’article de la mort, rongée par la douleur et la fatigue, à tel point qu’elles ne pouvaient même plus pleurer ou crier, elles s’effaçaient pour laisser place à une bête sauvage dominée seulement par l’instinct de survie.
Peitho aurait probablement dû décimer le pack, ou aurait du moins tué Soledad ou Madison, peut-être même les deux, avant qu’Alexis ou qui que ce soit d’autre ne puisse réagir. Elle n’avait pas mesuré correctement l’énergie que cela lui prendrait. Elle n’avait pas réalisé à quel point Tara était atteinte. C’était bien plus, bien pire que la blessure mortelle d’Alexis, qu’elle avait dû soigner.

Le regard de la succube, qui oscillait entre l’incandescence et sa couleur noisette usuelle, se concentra de nouveau sur le visage du renard, et elle sentit la chaleur de sa colère se répandre dans ses veines. « Mais si tu tiens tellement que ça à me superviser, tu peux toujours rester et regarder si c’est ça qui te branche. » cracha-t-elle, mauvaise. « Qui sait, peut-être que tu seras enfin capable de maintenir une érection plus de trente secondes. » Et encore, c’était généreux (ces derniers mois avaient été réellement pénibles).
« Ou si tu as si peur que ça que je puisse être dangereuse pour mes partenaires, je tâcherai d’en choisir un capable de se défendre. Je suis sûre qu’Ana serait ravie de reprendre là où tu n’es plus capable d’assurer. »
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Mar 10 Jan - 13:14



Without tust...


Le ton montait et il était évident que les choses ne risquaient pas de se calmer considérant la situation. Peitho était – légitimement – en colère et Haniel ne comptait pas en démordre. Il était hors de question qu’il laisse une créature aussi dangereuse rôder n’importe où sans être sûr qu’elle aurait le contrôle de ses pulsions.
Elle avait beau dire qu’elle se contrôler, il ne la croyait pas.
Il ne la croyait plus.
Pourtant…
Il ne bougea pas lorsqu’il vit la couleur de ses yeux changer mais relâcha son attention brièvement lorsqu’elle parla de nouveau des événements qu’il s’était produit. De ce qu’il lui avait fallu pour venir le chercher lui plutôt que quelqu’un d’autre, n’importe qui qui serait certainement mort sans une essence aussi développée que la sienne.
Il la fixait toujours de ses yeux bleu comme une eau calme mais non moins mortelle.
Elle était hors d’elle ce soir là.
Sans rien pour la retenir qu’une morale incroyablement ancrée en elle.
Et ça…
Haniel n’était pas de ces personnes qui pouvaient comprendre et compatir à ce sujet. Non, il était trop rigide, trop fermé d’esprit pour vraiment saisir le fonctionnement de quelqu’un – de quelque chose se corrigea-t-il – comme Peitho.
Elle était au-delà du compréhensible pour lui.

Les mots qu’elle prononça ensuite ne touchèrent pas vraiment le renard. Oh, bien sûr il avait un certain égo mais aucune raison de le protéger face à une créature comme elle dont la luxure était l‘arme principale. Il valait mieux que ça. Sa virilité était loin d’être remise en cause parce qu’il ne pouvait pas la lever pour un monstre pareil.
En revanche lorsqu’elle évoqua Anaëlle…
Les yeux d’Haniel tournèrent immédiatement au orange-doré propre à sa race et une aura glaciale, bleue, encore légère, apparut autour de lui.
« Si tu touches à un cheveux d’Anaëlle, je t’arracherai la tête, » tonna-t-il.
Et ils savaient tous les deux qu’il en était parfaitement capable. Après tout, nul doute que Peitho avait eu vent des exploits divers et variés d’Haniel en tant que chasseur. Il lui était déjà arrivé d’avoir à le faire avec un Alpha particulièrement récalcitrant à son sort.
Mais il devait s’assurer que les mots étaient bien gravés dans son esprit.
D’un geste rapide et calculé il la frappa du plat de la main au niveau du plexus pour la repousser contre le mur du fond de la chambre.
Jamais il ne laisserait quiconque s’approcher de sa sœur. Il avait déjà failli une fois à ses devoirs de frère, plus jamais ça n’arriverait.

Il ne fallut pas bien longtemps au Kitsune pour arriver jusqu’à elle et la saisir par le cou pour la jeter comme une poupée de chiffon sur le lit. Il la maintint là en se plaçant au-dessus d’elle, sa main desserrant sa prise et s’appuyant sur sa clavicule avec force.
« Jure que jamais tu ne la toucheras, que jamais tes mains ne la toucheront et prends ce que tu es venue chercher. »
La haine était une passion dévorante et en cet instant Haniel en avait à revendre. Il vint l’embrasser en relâchant la pression sur son corps.
Loin la froideur et le calme, son contrôle à lui avait volé en éclat en un rien de temps.
Les dés étaient jetés désormais.




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Succube
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Dim 15 Jan - 18:42

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


Peitho était parfaitement consciente d’avoir dépassé les bornes - come on, elle connaissait l’animal - et ne s’étonna donc pas lorsque ce fut les yeux d’Haniel qui ne purent rester impassibles cette fois. Elle avait plus que dépassé les bornes. Elle les avait enfoncées d’un coup de bélier le sourire aux lèvres, parfaitement consciente de ce qu’elle faisait. Elle n’avait pas d’instinct de survie, ce fait ayant déjà été établi lorsqu’elle avait franchi le seuil des Marshalls la première fois, et, vicieuse comme elle pouvait l’être, avait tapé dans le mille.
Poussant l’acte jusqu’au bout, elle se contenta d’un sourire sans humour lorsqu’il dit qu’il lui arracherai la tête. Même pas peur.

Elle ne vit pas le coup venir - bien qu’une part d’elle se doutait qu’ils en viendraient aux mains - et elle sentit juste la main d’Haniel s’écraser lourdement contre sa cage thoracique, coupant d’un coup sec sa respiration. Elle s’écrasa contre le mur avec un bruit sourd, l’impression que sa cage thoracique s’était enfoncée sous le coup, bouche ouverte cherchant à remplir ses poumons d’airs. Elle n’eut pas le temps d’inspirer qu’elle sentit la main d’Haniel se refermer autour de son cou.
Comme par réflexe, ses mains virent agripper la main du Kitsune, ses ongles s’enfonçant dans la peau, cherchant à le faire relâcher son emprise sur elle.
Le tout se déroula très vite, un moment elle était plaquée contre le mur, l’autre elle était sur le lit, Haniel au dessus d’elle, desserrant enfin son emprise sur le cou du succube, mais Peitho savait qu’autour de son cou se trouvait déjà une empreinte rouge, des traces de doigt qui deviendraient violettes dans les prochaines minutes. La peau délicate du succube n’était plus « protégée » contre les attaques maintenant qu’elle se devait d’économiser ses forces.

Elle gémit lorsque la douleur recommença, non plus comprimant sa gorge et l’empêchant de respirer, mais vive et grimaçante, sous le poids du Kitsune appuyé contre sa clavicule. Elle haletait, à la fois cherchant à reprendre son souffle, gorger ses poumons d’airs, et cherchant à combattre la douleur et retenir un cri de douleur. Elle sentit le coude d’Haniel qui semblait s’enfoncer dans sa clavicule, déclenchant une vague aiguë de douleur, et les larmes lui montèrent aux yeux.
L’intérieur de son corps était en feu, la douleur se mêlant à la rage, et les larmes qui s’échappèrent du coin de ses grands yeux noisettes, roulant horizontalement le long de ses tempes, étaient un mix de ces deux sentiments.

Lorsque les lèvres d’Haniel s’écrasèrent contre Peitho, elle aurait juré pouvoir y goûter la haine et la rage qui animaient le renard. Un signal s’alluma dans son esprit un instant, comme un panneau « DANGER » clignotant, qui semblait lui hurler d’arrêter, de le repousser, de se barrer, de trouver quelqu’un, n’importe qui, plutôt qu’Haniel.
Mais les lèvres d’Haniel étaient brûlantes, ses muscles tendus, ses mouvements vifs et bestiaux, et Peitho avait faim.
Ses dents agrippèrent la lèvre inférieur du Kitsune, mordant jusqu’au sang, et elle rendit coup pour coup avec autant de ferveur et de rage. Un champ de bataille, une danse sensuelle, un combat de loups, leurs crocs qui s’entrechoquaient. Parce qu’ils étaient tous deux des créatures surnaturelles, et à cause de cette haine viscérale qu’Haniel semblait éprouver à l’égard du succube, Peitho ne pris pas de gants, se laissant aller à la bestialité de la chose, ses ongles traçant des constellations sur le dos d’Haniel, sentant les muscles bandés et frémissants sous ses doigts qui s’infiltrèrent sous le caleçon du renard. Ses hanches ondulèrent sous lui, son corps suivant le mouvement malgré l’entrave de sa robe, lèvres scellées, baisers mordants et grognements hors d’haleine. Ils semblaient lutter pour la domination de l’autre, bien que Peitho soit à dix milles lieues de chercher à prendre le contrôle de la situation : même l’esprit brouillé par la faim et le désir, elle se rendait parfaitement compte que si Haniel n’avait pas l’impression de contrôler la situation, l’érection qu’elle sentait pressée contre l’intérieur de sa cuisse subirait le même sort qu’un ballon dont on laisse l’air s’échapper.
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Mer 15 Mar - 13:06



Without tust...


Haniel n’avait plus totalement conscience de ce qu’il se passait autour de lui. Il reconnaissait les grognements, sentait les ongles de la Succube tracer dans son dos des sillons profonds qui se refermaient pratiquement instantanément, il sentait la brûlure de ses doigts qui le touchait et l’encourageait dans la bestialité de ses gestes. Il s’engagea alors entièrement dans la voie qu’il avait choisie.
C’était certainement le mieux à faire.
Il n’y avait plus moyen de reculer maintenant.
Il ne se souciait pas des morsures qu’elle lui infligeait quand il se redressa pour déchirer les pauvres morceaux de tissu qui le séparait de ce qu’il cherchait.

Plus rien ne les entravait désormais et il éloigna la main de Peitho de son membre en la bloquant contre le matelas pour entrer en elle sans la moindre délicatesse. Son souffle difficile se fit plus haché encore que précédemment alors qu’il la regarda brièvement pour ensuite détourner le regard.
Avait-il vraiment envie d’observer son visage au cours de cet acte barbare sans affection ? Il ignorait totalement ce qu’il pourrait y lire et ne souhaitait pas s’y attarder.
Il passa son bras sous elle pour la soulever juste de quoi faciliter ses mouvements brutaux. Il ne fallut guère longtemps pour que la chaleur et l’humidité qui l’entouraient fassent effet et que sa main se resserre autour de celle de Peitho qu’il tenait toujours. Bientôt les mouvements cessèrent alors qu’un dernier grognement de plaisir et de soulagement échappait à Haniel.

Il se laissa rouler sur le côté pour éviter plus de contact que nécessaire avec la brune et ferma les yeux le temps de passer une main dans ses cheveux pour les ramener en arrière.
Il était complètement épuisé et il avait parfaitement conscience que ce n’était pas lié qu’à l’acte qu’il venait d’accomplir. Heureusement pour lui la Succube avait plus de contrôle sur la situation qu’elle le laissait paraître. Il resta un instant comme ça avant de se redresser. Son caleçon en miette il dût quitter le lit pour rejoindre sa commode et sortit de quoi se cacher rapidement. Il attrapa également une chemise qu’il lança à Peitho.
Il n’avait pas épargné la robe qu’elle avait fait l’effort de mettre et doutait qu’elle souhaite rester ainsi en sa compagnie, ou même pour repartir par la suite.
Il se retourna ensuite vers elle et croisa les bras en s’appuyant contre le meuble.
« Tu as pu te nourrir comme il le fallait ? »
La question était posée sur un ton plus calme que tout ce qu’il avait plus dire précédemment.

Il n’imaginait pas un instant comment Peitho pouvait se sentir en ce moment même après la façon dont il venait de la traiter, après tous les mots échangés, la lutte menée pour en arriver là.
Il indiqua du menton la porte.
« La douche est au fond du couloir. »
Il était certain qu’elle en aurait besoin, après tout il n’avait pas fait l’effort de se relâcher ailleurs. Il s’assit finalement au bord du lit et attendit qu’elle se décide à quitter la pièce si elle le désirait, ce qu’il venait de se passer tournant encore dans l’esprit du renard.





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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Sam 18 Mar - 14:59

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


Si faim.
Une fois l’acte engagé, il n’y avait plus de retour en arrière imaginable. Même si elle avait eu la force de repousser le Kitsune, elle n’en avait plus la moindre envie.
Ses yeux flashèrent, ses lèvres et ses jambes s’ouvrirent et ses ongles s’enfoncèrent dans le dos d’Haniel. Elle entendit un bruit de tissu déchiré, lointain, comme distendu, le sang battant dans ses oreilles et les battements de son coeur et de celui d’Haniel, frénétiques, couvrant tous les autres bruits environnants.

La douleur mordante dura une demi seconde à peine, son corps s’ouvrant et s’adaptant, comme il le faisait toujours. Elle ferma les yeux et laissa ses sens prendre le contrôle, déconnectant son esprit. En auto-pilote.
Elle se sentit accompagner les mouvements d’Haniel et, le moment venu, sentit la peau du Kitsune sous les doigts de sa main droite alors qu’elle tournait son visage vers elle, redressant la tête pour venir écraser ses lèvres rouges contre les siennes. Elle entendit l’inspiration que son corps prit, et rouvrit les yeux brusquement, prunelles incandescentes, se nourrissant avec ferveur.

L’énergie pure, brute et bestial, lui fit tourner la tête, à tel point qu’elle imagina un instant sentir la main d’Haniel se resserrer autour de la sienne, comme si l’acte l’affectait d’une quelconque façon que ce soit.

Un grognement de jouissance emplit la pièce et Peitho se fit violence pour arracher ses lèvres de celles d’Haniel, retenant un cri silencieux de protestation.
Cet acte était… contre-nature. Rompre la connexion ainsi alors que tout son être hurlait de continuer, encore, encore un peu, juste un peu, si faim, si faim… Un succube qui ne se nourrissait pas jusqu’à l’apaisement. Du jamais vu.

Elle eut peur pendant un instant qu’il l’écrase en se laissant tomber lourdement sur elle, comme cela lui était déjà arrivé maintes fois, mais elle sentit le lit s’enfoncer à côté d’elle, et se trouve étonnement rassurée.

Sa poitrine se soulevait et s’abaissait avec rapidité, et elle entendait son coeur battre. Ses yeux étaient fixés sur le plafond et, lentement, l’image semblait se former dans son esprit.
Doucement, petit à petit, son corps sortait du brouillard dans lequel elle s’était enfermée. De légers picotement dans ses extrémités la tiraient doucement de son engourdissement.

Si ses yeux n’avaient pas été desséchés à force de rester ouverts, elle aurait certainement senti une larme couler le long de sa joue.

Elle entendit le bruit d’un tiroir qui s’ouvrait, et se força à revenir, à se reconnecter, à sortir de cet état végétatif, de cet engourdissement dans lequel elle s’était enfoncée pour ne plus penser, pour n’être plus consciente de la situation.
Elle avait l’impression d’être enfoncée dans un marécage, et de batailler pour en sortir.

La voix d’Haniel acheva de la ramener à la surface, et elle ferma les yeux un instant, prenant une courte inspiration.
Elle avait froid.

Elle se redressa doucement, ses longs cheveux bruns chatouillant sa peau, alors que ses yeux tombèrent sur Haniel, debout à l’autre bout de la pièce, bras croisés, la fixant.
Il lui fallut plus longtemps qu’elle n’aurait souhaité l’admettre pour répondre.

« O..Oui. »

Sa langue était pâteuse, et elle avait la gorge sèche. Elle déglutit, et porta ses doigts à son cou lorsqu’elle se rendit compte que l’acte était douloureux. Ses doigts tressaillirent en entrant en contact avec les traces mauves laissées autour de sa gorge.

Elle hocha la tête, réponse automatique, lorsqu’Haniel parla de la douche, mais elle n’était pas tout à fait encore sortie du brouillard et, si elle comprenait les mots, il lui fallut quelques instants pour comprendre ce qu’il voulait dire par là. Elle hocha de nouveau la tête, les yeux fixés sur ses cuisses nues sur lesquelles Haniel avait lancé une chemise.

Le lit fit un léger bruit, étouffé, lorsqu’Haniel s’assit, et elle releva les yeux, croisant son regard.
Ses doigts froissèrent doucement le tissu, et elle prit une courte inspiration, focalisant son attention sur son cou, sentant la chaleur de son énergie se répandre dans son corps.

Les marques disparurent, progressivement, de son cou, comme effacées à la gomme. Peu à peu, sa peau retrouva sa pureté virginale, et seulement alors elle se leva à son tour, la chemise à la main.

Elle traversa la chambre sans dire un mot, s’étant défait des lambeaux de sa robe et, arrivée sur le seuil, ralentit, hésita un instant, s’arrêta et, tournant légèrement la tête, sans pour autant regarder en arrière, laissa échapper un « Merci » à peine audible.

Elle traversa le couloir jusqu’à la salle de bain et lorsqu’elle sentit l’eau chaude ruisseler sur son corps, elle laissa retomber sa tête contre la paroi de verre de la douche, épaules voûtées, lèvres tremblantes.
Ses gestes furent d’abord mécanique, destinés à se nettoyer, effacer toute trace de l’acte, ses mains et ses doigts presque violents sur sa peau.
Puis ses gestes se firent plus doux, tels une absolution.

Lorsqu’elle sortit de la douche, comme du brouillard, elle enfila la chemise d’Haniel, bien trop grande pour elle, ses longs cheveux encore humides laissant des traces d’eau sur le tissu.
Elle traversa de nouveau le couloir, la tête haute et le dos droit.

« Tu n’as pas de sous-vêtements à ma taille par hasard ? », dit elle en se penchant, ouvrant un à un les tiroirs de la commode.

Elle prit une ceinture dans le dernier tiroir. Si elle pouvait faire passer une chemise trop grande pour une robe, et se passer de soutien-gorge il était plus compliqué de se balader les fesses à l’air.

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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Ven 31 Mar - 12:53



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Oui, elle avait pu se nourrir, oui, c’était fini, et le renard se sentit soulagé, éloignant la pensée qui lui soufflait que le temps où il faudrait recommencer viendrait. Peut-être. Ils pourraient discuter d’un autre arrangement éventuellement, mais comme il l’avait dit plus tôt il n’était pas certain que ce soit la meilleure idée au monde. Il ne faisait pas assez confiance à Peitho pour ça. Peut-être le devrait-il, mais si c’était le cas il ne ressentirait pas d’obligation par rapport à ce qu’il faisait. Ou peut-être moins en tout cas.
Il ne savait pas. Il était quelque peu perdu, pour la première fois depuis des années.
Il ignorait la marche à suivre et ça le perturbait bien trop.
Il remarqua qu’elle se soignait puis la suivit du regard lorsqu’elle quitta la pièce pour aller se doucher. Ca lui laissait un peu de temps pour se remettre de ses émotions.
Il ferma les yeux un instant et réfléchit. Il se perdit dans ses pensées pour refouler ce qu’il venait de se passer quelque part, ne plus y penser, ne pas songer au fait que quelque part il avait la sensation que c’était mal. Tout ça n’aurait sans doute pas dû arriver s’il n’était pas aussi buté.
Pour la première fois depuis longtemps il ressentait le besoin de se remettre en question et de revenir en arrière.

Lorsqu’elle revint il se redressa, se leva même pour lui laisser la voie libre. Il en profita pour ramasser les morceaux de tissu et les poser en tas quelque part. Il pourrait plus facilement s’en débarrasser ensuite. En attendant il l’écouta un instant et cligna des yeux.
Est-ce qu’il avait des sous-vêtements à sa taille… ?
La réponse lui semblait plutôt évidente alors qu’il regardait la silhouette de la Succube. L’ombre de ses cils assombrissait son regard et durant un instant il se demanda ce qu’il faisait.
Il se rapprocha un passa un bras autour de sa taille pour plaquer son dos contre son torse. Son menton trouva le sommet de son crâne et il l’y appuya, attendant sagement qu’elle se détende, qu’elle comprenne ce qu’il faisait.
Non il ne l’attaquait pas.
Il lui témoignait simplement sa culpabilité, des excuses peut-être aussi, difficile à dire, ce n’était qu’une étreinte après tout. Au final l’interprétation était laissée libre et qui croirait pour une seule seconde qu’Haniel pouvait ressentir ça. Qu’il était capable de remord.
L’était-il seulement ou faisait-il ça avant tout pour lui-même, pour se sentir mieux ?

Finalement il se détacha et ramassa ses propres habits pour les mettre.
« Pour répondre à ta question, non, je n’ai rien qui t’irait. Je vais chercher quelque chose dans la chambre d’Anaëlle, je reviens. »
Il quitta la chambre, non sans sentir encore la chaleur du corps de Peitho aux endroits où sa peau l’avait rencontrée, comme imprimée là. Il savait que ça disparaîtrait vite mais en attendant cette sensation le perturbait.
Finalement il arriva dans la chambre de sa sœur et après avoir évité une pile de livres méthodiquement empilés il ouvrir un tiroir et grogna.
Fouiller dans le tiroir à sous-vêtement de sa sœur était la dernière activité qu’il voudrait accomplir. Il prit quelque chose au hasard, sans faire attention et revint dans la chambre pour tendre le morceau de tissu à Peitho.
« Tu t’arrangeras avec elle ensuite. »





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Succube
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MessageSujet: Re: Without trust... || Haniel /!\ contenu sensible   Mer 26 Avr - 16:10

Without Trust...
Peitho Δ HANIEL


Son cou lui faisait toujours mal, quand elle déglutissait, quand elle bougeait la tête trop rapidement. Chez les succubes, la douleur ne disparaissait pas comme chez les loups, ou les autres créatures surnaturelles qui avaient le don de se soigner. Peitho ne se soignait pas. Pas comme les autres créatures. La douleur ne disparaissait pas vraiment. Les choses devenaient… fonctionnelles. C’était un peu comme du fond de teint appliqué autour de son cou : les marques devaient invisibles à l’oeil nu, mais quand elle bougeait la tête sous l’eau, pour que le jet d’eau mouille son visage, elle grimaçait.

Le succube était à peine en train de boucler la ceinture d’Haniel, essayant de limiter les mouvements de tête (de haut en bas particulièrement), quand elle sentit l’air se déplacer derrière elle, et l’ombre d’Haniel grandir sur la commode, la lumière dans le dos.
Elle se sentit soudainement toute petite, minuscule même, frêle créature à la porté d’un prédateur, et se figea.
Ce qui était absolument stupide bien entendu. Dans une situation dangereux, la plupart des animaux avaient l’une de ces deux réactions : s’enfuir ou se battre. Fight-or-flight, comme le voulait l’expression. Et généralement, Peitho avait plutôt tendance à s’enfuir. En effet, on ne reste pas vivant cinq siècles en se lançant à corps perdu dans des situations dangereuses. L’instinct de survie, et tout cela.
Il arrive cependant que parfois, l’animal - ou la personne - réagisse d’une troisième façon : la paralysie.

Elle ferma les yeux en sentant Haniel la frôler et son esprit se trouva… étonnamment vide. Pas de vie qui flashe devant les yeux. Pas de dernière pensée. Juste… le vide.

Elle ne comprit pas tout de suite ce que faisait Haniel. Elle sentit son bras qui effleurer sa taille, et elle se sentit tirer en arrière, quelques millimètres à peine, jusqu’à ce que son dos soit entièrement en contact avec le torse d’Haniel. Elle n’eut même pas le temps de reprendre son souffle que déjà, elle sentait son menton venir se poser au dessus de sa tête.
Il lui fallut plus longtemps qu’elle ne l’admettra jamais pour comprendre ce que faisait Haniel. Pour comprendre qu'il ne cherchait pas à la toucher avec violence mais avec… une sorte de douceur. De révérence, presque.
Son corps lâcha d’un coup, et elle se laissa aller à l’étreinte d’Haniel.
Ses yeux lui brûlaient et elle avait une boule dans la gorge, mais elle se laissa aller, les paupières toujours fermement closes, contre Haniel.

C’était pathétique, vraiment. Elle ne se souvenait pas de la dernière fois que quelqu’un l’avait… enlacée. Qu’on l’avait touché - qu’elle s’était laissée toucher - de la sorte.

Lorsqu’il la lâcha, et recula, elle tomba avec lui, son corps suivant le mouvement, vacillant légèrement.
Elle hocha la tête, un peu bêtement, quand il lui répondit, et ouvrit lentement les yeux alors qu’il quittait la pièce. La lumière l’agressa, et elle battit des paupières pour s’y adapter.
L’étreinte avait été tellement plus intime que ce qu’ils avaient faits quelques minutes plus tôt à peine dans le lit. Peitho était… déroutée. C’était le moins qu’on puisse dire.

Elle ne l’entendit pas revenir, et sursauta légèrement, tirée de sa rêverie par le son de sa voix. Elle hocha la tête, et prit le sous-vêtement qu’il lui tendait, l’enfilant sans perdre de temps - et sans chercher à se cacher non plus.
Il avait arraché ses vêtements. Littéralement. Elle n’allait pas se montrer pudique pour ça.

« Ce n’est que justice, après tout. »

Sa voix était… moins hésitante qu’elle ne l’aurait pensé. Elle ajouta :

« Après tout, elle fouillait bien dans mes tiroirs à sous-vêtements, la première fois que l’on s’est vus. Revus. Ici, je veux dire. »

Ca semblait si lointain. Et pourtant, c’était il y a quelques mois à peine… Felt like a lifetime.
Elle eut un sourire en coin, amusée par le souvenir.

« Tu… enfin, je… » Il y avait une raison pour laquelle elle partait habituellement avant qu’Haniel ne recouvre complètement ses esprits. La plupart des gens sur lesquels elle se nourrissait s’endormaient, après l’orgasme, ce qui lui laissait amplement le temps de filer en douce sans avoir à… se tenir là… maladroitement… sans trop savoir quoi dire. Elle imaginait que c’était ainsi que devaient se sentir les gens après un plan cul.
Elle était venue ici la mort dans l’âme, se sentant… plus bas que terre. Avait prit la décision d’en finir, pour de vrai. Et maintenant…

« J’imagine que… » Quoi ? J’imagine que je devrais partir ? J'imagine que tu veux que je dégage ? J’imagine qu’on en a finit ? J’imagine qu’on se revoit dans deux semaines ?
Elle songea que, peut importe la réponse d’Haniel, elle avait au moins de quoi tenir deux semaines. Plus ou moins convenablement/
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